Four seasons
Tu as posé les pattes sur Four Seasons !

Tu te retrouves dans un monde étrange, peuplé d'animaux désignés comme dangereux... Des loups !
Mais ne t'inquiètes pas : ils sont civilisés et ne te mordront pas au moindre mouvement ! (encore que...)
Viens incarner TON loup ou TON chien et fais le vivre à travers des aventures nommées RP !



Tous les yeux semblent tournés vers l'Archipel Mystérieux et le pouvoir de la Chimère... mais qui la trouvera en premier ?


 

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So now that you know my truth, let's talk about yours — ft. Daeron
V'hallys
Codeuse
V'hallys
Race : Loup/louve
PUF * : Myosotis
Féminin
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Date d'inscription : 09/11/2018
Âge : 19
Ta localisation réelle : Rennes

Identité du loup/chien
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En couple ?: Non
Mar 19 Mar 2019 - 11:21


“So now that you know my truth,
let's talk about yours.”
V'hallys x Daeron
La chape de brume qui enveloppait les arbres de sa rondeur donnait un aspect éthéré au territoire. V'hallys était subjugué par le côté onirique de ces terres pourtant on ne peut plus palpables. Voilà quelques semaines qu'il était revenu sur Four Seasons, après ses années d'exil, et il avait longuement hésité sur sa destination. Le Printemps lui était apparu comme une évidence au départ mais, du temps désastreux et de sa rencontre avec Mahuna, il avait déduit être arrivé sur Four Seasons à travers les terres hivernales. Il avait ensuite cherché à gagner ses terres natales mais, heureux hasard ou non, avait croisé le chemin d'Herrade. Cette rencontre avait chamboulé ses plans, autant par les informations qu'elle lui avait livrées que par le choc émotionnel que ç'avait été. Ils ne s'étaient pas quittés en bons termes et c'était un poids que V'hallys portait sur ses épaules. En temps normal, il ne se serait pas laissé atteindre si facilement par la première venue : tout au plus aurait-il été heurté dans son ego qu'on résiste à ses charmes et son charisme. Mais cette rencontre avait ouvert des barrages de souvenirs construits depuis son enfance et il se sentait mystérieusement coupable de ne pas avoir agi différemment. Il espérait revoir la petite araignée, il sentait confusément avoir des choses à lui dire.

Le petit prince, même s'il n'était plus si petit que ça, avait donc détourné son itinéraire initial suite à cette rencontre fortuite. Il avait toujours su ne pas être le bienvenu au Printemps, ce qu'il considérait d'ailleurs comme une injustice outrancière, mais Herrade l'avait convaincu — sans doute à son insu — qu'il ne pouvait espérer revenir sans une aide interne. Et son amie d'enfance ne semblait pas prête à lui accorder cette aide, du moins pas pour l'instant, et pour la première fois de sa vie sans doute, V'hallys avait choisi de respecter les sentiments blessés d'une amie. Une partie plus inconsciente en lui avait en outre fait la balance des avantages et inconvénients, et avait trouvé compensation dans une visite en Automne. Les bruits courraient en effet que Seira et l'Alpha automnal — Daeron ? — étaient en forts mauvais termes, et le côté calculateur du fils de Myosotis voyait là de quoi tirer son épingle du jeu. Il n'avait pas eu trop de mal à trouver la route vers les terres automnales, toutes bordées qu'elles étaient de végétation brune et champignons aux couleurs vives ; c'était comme si la voie était toute tracée pour accueillir le neveu de l'Alpha — quoique V'hallys n'ait aucune idée de ce lien de parenté. À dire vrai, il n'espérait pas particulièrement tomber sur Daeron, craignant qu'une rencontre avec l'Alpha ne desserve directement sa cause si Seira venait à en avoir vent ; il espérait simplement tomber sur quelque Automnal assez bienveillant pour lui parler de leurs relations avec les printaniers, et éventuellement avoir déjà une patte posée en Automne, au cas où les choses tourneraient mal pour lui avec le Printemps.

Il avait erré quelques jours dans une belle forêt aux couleurs vives, à peine entachées de quelques traces de neiges hivernales ; il n'avait eu aucun mal à se nourrir et se reposer, une rivière scintillante coulant entre les arbres aux hautes frondaisons. Il n'était pas tombé sur grand monde, tout au plus avait-il senti des effluves automnales, probablement de veilleurs ou de soldats ; il avait été surpris de ce manque de surveillance, mais pas mécontent d'être tranquille quelques jours, le temps de s'acclimater et de reconnaître le terrain. C'était finalement la lassitude qui l'avait poussé à déguerpir de ce bois pourtant accueillant, et la curiosité l'avait amené à se diriger vers un horizon d'où émanaient des fumées. Il avait craint des feux de forêts au départ, dissimulés derrière quelques reliefs, mais une fois les collines gravies, le spectacle avait été tout autre : c'était en réalité une plaine recouverte de petits cratères, probablement des volcans miniatures. V'hallys n'en avait jamais vu de sa vie, il avait dévalé la pente avec enthousiasme avant de freiner des quatre fers en se rappelant des conseils de sa mère. Même s'ils ne fumaient pas pour l'instant, rien n'empêchait une explosion impromptue ; il se mit à progresser avec méfiance dans la plaine, le museau froncé à cause de l'odeur désagréable qui émanait des cratères.

Une subite détonation, sur sa droite, le fit sursauter et il stoppa net son avancée ; toussotant à cause des émanations, il tourna brièvement les yeux en direction de l'origine de bruit, plus dans un réflexe que pour vérifier de quoi il retournait, se doutant que ce n'était qu'une petite éruption. Mais une ombre difforme se détachait au milieu des fumerolles, et elle grandissait à vue d'œil. Plissant les yeux qu'il avait douloureux à cause des émanations peut-être toxiques, V'hallys s'avança prudemment. Il ne servait à rien de fuir, de toutes façons il ne pourrait pas courir à travers la plaine sans risquer de passer au dessus d'un cratère et de finir rôti comme un oiseau sans cervelle.

“Qui va là ?”
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