Four seasons
Tu as posé les pattes sur Four Seasons !

Tu te retrouves dans un monde étrange, peuplé d'animaux désignés comme dangereux... Des loups !
Mais ne t'inquiètes pas :petitcoeuur: ils sont civilisés et ne te mordront pas au moindre mouvement ! (encore que...)
Viens incarner TON loup ou TON chien et fais le vivre à travers des aventures nommées RP !



Votre devoir sera de rétablir la paix des saisons, mais il y a toujours des trouble-fêtes...

 

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L'avenir gris comme une aube incertaine — ft. Kérès
Orion
Codeuse
Orion
Race : Loup/louve
PUF * : Myosotis
Féminin
Messages : 52
Date d'inscription : 02/04/2018
Âge : 19
Ta localisation réelle : Rennes

Identité du loup/chien
Rang: Ambassadeur
Notoriété:
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En couple ?: Non
Lun 18 Mar 2019 - 17:23


L'air dans tout son azur n'a qu'un nuage blanc,
Et la mer a le pouls régulier d'une artère.
Les embruns marins fouettaient le visage d'Orion, ses longs poils blancs se prenant au vent et s'emmêlant au contact du sel. Il ne s'entendait pratiquement plus penser tant le vent tempêtait avec puissance au bord des falaises de Sérégon ; il avait rarement vu pareilles bourrasques, dignes des plus vives tempêtes hivernales. Le paysage, toutefois, lui rappelait une partie de sa vie qu'il avait mise de côté après son retour sur Four Seasons. Il avait vécu de longs mois loin de ces terres, il y avait les vagues et le soleil et la mer. Où qu'il regardât autour de lui, des flashbacks revenaient, toujours plus nombreux. Ici, un rocher lui rappelait ces après-midis passés au soleil, à se rire des mouettes et à embêter les goélands ; là, une vague fendant l'horizon lui rappelait ces bains interminables. C'était un temps lointain, heureux et sans questions, mais Orion en était plus nostalgique que mélancolique. Ce temps s'était terminé dans le sang et les larmes, dans la pluie et la boue, et il s'était résolu à le laisser derrière lui.

Ces dernières semaines avaient été riches en rebondissements. Après le calme latent qui avait suivi les attaques de Nachtgewalt et les tensions avec l'Automne, il s'était senti plonger dans une sorte de léthargie peu bénéfique, comme s'il se contentait d'errer sans réel but. Mais par une heureuse accumulation d'événements, il se sentait redevenir peu à peu maître de son destin ; cet éveil, qui se faisait peu ou prou au même moment que la nature s'éveille avec le printemps et le chant des oiseaux, s'accompagnait de multiples interrogations pour Orion. Son appartenance au clan, sa fidélité et sa capacité à s'engager aveuglément pour une Alpha étaient notamment des sujets qu'il questionnait plus que jamais. Il aurait auparavant paniqué à l'idée de se poser pareilles questions, mais les rencontres et aventures récentes avaient apaisé son esprit. Il se sentait plus apaisé à l'idée même de douter, les remords et la culpabilité s'éloignaient peu à peu, pour laisser place à des réflexions rationnelles. Il en avait parlé avec un LibreLune, Hjalmar, et cela lui avait fait du bien d'entendre un point de vue extérieur. Viendrait bientôt le temps de se confronter à ses pairs, d'entendre leurs avis. Il n'était pas certain de vouloir émettre ces doutes publiquement, mais savait qu'il devrait bien, un jour où l'autre, en parler avec un Printanier — que ce fût un semblable ou son Alpha.

Pour l'heure, Orion était toujours assis au bord de la falaise, contemplant calmement l'océan. Le soleil était presque à son point le plus haut maintenant, quelques mouettes criaient dans le ciel. Sentant son ventre gargouiller, il s'ébroua, son poil moite étant alourdi par le sel marin qui s'était déposé dessus. Balayant du regard l'horizon, il aperçu un étroit chemin qui semblait permettre de descendre la falaise. S'y aventurant précautionneusement, Orion plantait fermement ses griffes dans le sol mi-sableux, mi-terreux, craignant de basculer à la moindre bourrasque. Il atteint la plage en contrebas sans trop de mal ; là il se mit en quête d'un repas. Le nombre de mouettes présentes rendit sa chasse assez aisée ; leur cervelle n'était pas plus grosse qu'une noix et elles revenaient sans cesse à l'affut des poissons et crustacés. Il en attrapa deux au lieu d'une, sur un coup de chance, et, son butin dans la gueule, trottina en direction de rochers plats surplombant les embruns. Une fois installé au soleil, appréciant la chaleur des rayons séchant son pelage encore humide, il se mit à mastiquer l'une de ses proies. Un bruit de griffes raclant contre les galets de la plage, interrompant son repas, lui fit relever les oreilles puis la tête. Une silhouette familière se profilait non loin.



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