Four seasons
Tu as posé les pattes sur Four Seasons !

Tu te retrouves dans un monde étrange, peuplé d'animaux désignés comme dangereux... Des loups !
Mais ne t'inquiètes pas : ils sont civilisés et ne te mordront pas au moindre mouvement ! (encore que...)
Viens incarner TON loup ou TON chien et fais le vivre à travers des aventures nommées RP !



Votre devoir sera de rétablir la paix des saisons, mais il y a toujours des trouble-fêtes...

 

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 The North was mad and blind, and so the war came. — ft. Sullivan

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Orion
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MessageSujet: The North was mad and blind, and so the war came. — ft. Sullivan   Lun 24 Sep 2018 - 21:45


 

We don't even know how strong we are until we are forced to bring that hidden strength forward. In times of tragedy, of war, of necessity, people do amazing things.


 
“I worked night and day for twelve years to prevent the war, but I could not. The North was mad and blind, would not let us govern ourselves, and so the war came.”

Les légendes avaient, il y a longtemps, fasciné le jeune Orion. Comme tous les louveteaux du clan, il avait participé à ces réunions autour d'un feu, où leur Instructeur, en ces jours bienheureux, laissait aller le sérieux de sa façade de maître pour se transformer en un fantastique conteur. À la faveur d'une nuit éclairée par une lune pleine, une ribambelle d'esprits jeunes se délectait de ces mythes qui donnaient à leur monde un sens que rien d'autre n'aurait pu apporter. Le relief des plaines et des montagnes, la verdure des forêts et la force du vent s'expliquaient et l'unité de leur monde tombait sous le sens. “Tous les pays du monde qui n'ont plus de légendes seront condamnés à mourir de froid”, et les cœurs des jeunes printaniers battait alors avec une force et une chaleur qui faisait du bien à voir. Chacun des petits avait sa légende favorite, celle qu'il allait réclamer inlassablement à l'Instructeur jusqu'à ce que celui-ci cède et repousse une nouvelle fois l'heure du coucher, le temps de raconter cette nouvelle histoire. Certains aimaient les histoires mystérieuses, celles qui faisaient peur et qui invoquaient des forces occultes ou glorifiaient un guerrier ou un Alpha pour sa force et sa noblesse. Mais celle qu'Orion préférait était celle du lac de Sherkaan. Nul force, nul fait d'arme en cette légende, au contraire — on versait des larmes de tristesse en l'écoutant, et non d'admiration. Sherkaan, figure profondément pacifiste du monde ancien, avait offert sa vie à la cause en laquelle il avait foi, en tentant de stopper un conflit meurtrier. Sa noblesse avait toutefois permis à son âme de demeurer sur terre. Vint alors le jour qui fit entrer Sherkaan dans la postérité, le point d'orgue de la légende : témoin impuissant d'une guerre sanglante entre deux peuples oubliés, il avait pleuré toutes les larmes de son corps astral, et ainsi était né le Lac de Sherkaan.

Orion aimait à venir méditer en ce lieu. Enfant, il croyait dur comme fer à la légende, et malgré son esprit cartésien, il ne pouvait aujourd'hui se défaire de l'espoir — d'aucun aurait dit croyance — que ce mythe était en fait vérité et que, quelque part, l'esprit de Sherkaan veillait sur lui et sur son clan. Le sentiment de sacralité qui l'imprégnait à chaque fois qu'il venait ici l'apaisait et lui faisait espéré qu'une force supérieure œuvrait, discrètement mais activement, à une pacification de leur monde. L'Ambassadeur aimait aussi l'idée selon laquelle tout conflit était ici nul, et que nulle rivalité ne subsistait en ce lieu : même les plus puissants antagonismes s'éteignaient comme une vive flamme sous une vague plus puissante encore. Alors, à l'aube, au crépuscule ou au milieu de la nuit, durant ses moments d'insomnie ou de temps libre, il venait se recueillir au Lac, appréciant la quiétude du lieu et la beauté des terres de son clan.

La nuit tombait peu à peu, les criquets s'éveillaient et l'atmosphère se chargeait des effluves du soir — les piaillements des louveteaux au loin, qui s'excitaient avant que leurs mères ne les forcent à s'apaiser pour la nuit ; les proies nocturnes qui remuaient les feuilles mortes que l'automne avaient fait tomber au sol ; le vent qui se levait. Allongé sur son rocher plat, légèrement en hauteur et surplombant l'étendue paisible du lac, Orion, les yeux fermés, respirait profondément. Ce soir, une odeur peu commune accompagnait celle à laquelle il était habituée. C'était une odeur froide et sèche, celle que seul un Hivernal pourrait porter. Ses sens aux aguets, il ouvrit brusquement les yeux, cherchant des yeux celui qui avait bien pu amener ces odeurs jusqu'au cœur du territoire printanier. Les vents, qui soufflaient dans tous les sens ce soir, déboussolaient l'odorat d'Orion. Incapable de déterminer la position de l'Hivernal, il bondit avec agilité de son rocher pour gagner une position un peu plus élevée. Une fois qu'il eut en visu le lac et les portions de terres qui n'étaient pas recouvertes d'arbre, il s'assit tranquillement. Qui que soit l'intrus, Orion avait bonne foi qu'il n'avait pas d'intentions belliqueuses, sans quoi il aurait pris des précautions pour ne pas être si facilement repérable. Il n'était pas du genre à sous-estimer l'ennemi, mais en ces temps compliqués et tendus, ce n'était pas une invasion hivernale qui était à craindre.

 
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Dernière édition par Orion le Ven 9 Nov 2018 - 18:21, édité 1 fois
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Sullivan
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MessageSujet: Re: The North was mad and blind, and so the war came. — ft. Sullivan   Mar 6 Nov 2018 - 22:13




he knew nothing of the ways of war, for all his life he stayed protected from harm and blind to the real world - ft. Orion

En cette douce nuit d'automne bercée par l'odeur des fleurs du territoire printanier, le grand loup aux allures de cervidés se dit, et cela le surprit, que quelque chose clochait chez lui. Pas de manière générale, car il était aussi aveugle au monde qu'il l'était au caractère étrange de ses vices. Non, simplement aujourd'hui, alors que le soleil se couchait à l'horizon, laissant la nuit s'installer avec une baisse progressive de toute température; quelque chose ne tournait pas parfaitement rond chez lui. Pour une raison que son esprit ignorait, Sullivan ne cessait de tiquer depuis qu'il avait posé les pattes sur le territoire du printemps. Lui qui était si avide de nouvelles odeurs complétant la palette sensorielle de son esprit, semblait très mal supporter le parfum de fleurs en tout genre qui embaumait constamment l'air printanier. Il se doutait que dans une telle saison, la végétation devait être luxuriante, néanmoins il se trouvait là un concentré de différentes odeurs toutes plus puissantes et entêtantes les unes que les autres, qui avaient vite fait de le rendre confus et même presque nauséeux. Voilà qui n'était guère digne d'un prince tenu de toujours bien se présenter et de ne jamais se laisser dépasser par ses émotions. A l'accoutumée, Sullivan était ainsi capable de retenir la plupart de ses tics, sauf ce soir. De ce fait, chaque fois qu'il levait sa patte mauvaise, il ne parvenait à empêcher celle-ci de tressaillir dans tous les sens, rendant sa marche bancale, pénible. Il n'en s'en plaignait pas, car cela était interdit. Seulement, il était essoufflé et devait se concentrer sur son corps tout entier pour ne pas chuter.

Il ne comprenait pas pourquoi l'environnement l'affectait ainsi. Lui qui, pourtant, n'avait de préjugés qu'en matière de confiance et arpentait le monde sans aucune appréhension quant à sa beauté certaine. Peut-être était-ce la lune qui était pleine et l'affectait ainsi; il avait en effet toujours été sensible à sa puissance, à sa mysticité. Même avec les yeux couverts, Sullivan se persuadait qu'il pouvait voir la lune, au milieu d'un ciel noir et sans étoile, mais la lune bien présente qui illuminait ses pas.

S'il avait pu se concentrer sur autre chose que sur son corps qui refusait de lui obéir, le prince aux bois de cerfs aurait probablement remarqué qu'à quelques mètres de là, une présence semblait chercher la sienne. Et il se rapprochait de cette présence, toujours ignorant de son existence. Elle se mêlait à toutes les odeurs qui vrillaient son pauvre crâne. Il était si gêné que pour une fois, même si toute expression de son visage était invisible, l'une de ses oreilles était basse, pendant bêtement sur le côté et entachant sa démarche inexpressive.  En réalité, donc, ce ne fut que lorsqu'il fut près de l'eau, laissant enfin sa patte se dérober sous lui et s'allongeant au bord de la berge, qu'il remarqua que quelque part dans son dos, deux yeux le dardaient. L'hivernal aurait pu l'ignorer, mais on ne l'avait guère élevé ainsi. La présence, qu'il détectait, désormais, n'était qu'à quelques pas de lui et Sullivan était probablement passé juste à ses côtés sans même le remarquer. Il se força à se relever, s'appuyant volontairement fermement sur chacune de ses quatre pattes, laissant son poids dissimuler le tic de sa patte qui semblait ne pas désirer se calmer de lui-même. Qu'importe, Sullivan n'était pas tourné sur sa propre souffrance, cela l'indifférait.

Le bourreau se tourna vers le mâle, dont l'odeur était toute aussi fleurie que le reste du paysage. Il était un intrus, mais l'aura qui se dégageait de ce printanier était aussi calme que la sienne et Sullivan, s'il pouvait se confondre en excuse, ne pouvait se forcer à craindre. Une situation inattendue ne peut être appréhendée avec des préjugés pleins le coeur, l'hivernal croyait en cela. Par respect, le sage Sullivan laissa légèrement tomber l'attitude de dominance qui l'habitait constamment, ne souhaitant en rien défier le printanier qui l'avait trouvé là chez lui et qu'il devinait, toujours à son odeur, d'un rang plus haut que le sien dans la hiérarchie Fourseasionnienne que le Logarius se tenait à respecter. Même, l'héritier baissa la tête un moment, en signe de révérence, avant de s'annoncer avec solennité :


« Bonsoir, sire. Nous savons violer présentement vos terres , néanmoins sachez que nous ne voulons en rien vous porter offense, ni à vous ni à votre clan. Nous accorderiez vous de nous reposer quelque peu, avant de repartir ?»






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Orion
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MessageSujet: Re: The North was mad and blind, and so the war came. — ft. Sullivan   Ven 9 Nov 2018 - 18:32

We don't even know how strong we are until we are forced to bring that hidden strength forward. In times of tragedy, of war, of necessity, people do amazing things.


 
“I worked night and day for twelve years to prevent the war, but I could not. The North was mad and blind, would not let us govern ourselves, and so the war came.”

Le regard d'Orion se posait, calme et pénétrant, sur la silhouette svelte qui se déplaçait avec une certaine peine. Du mâle émanait des effluves froides et presque ankylosantes pour l'ambassadeur si habitué à des odeurs fleuries et riches. Si la présence d'un Hivernal en terres printanières aurait dû surprendre Orion, surtout en ces temps troublés, l'apparence physique de l'étranger lui fit pratiquement oublier le reste. Presque émerveillé, toujours dans un état de flottement du fait de cet être qui ignorait encore sa présence, Orion vit pour la première fois un loup autre que lui-même arborant des bois de cerfs sur son crâne. Il n'était pas du genre à se laisser impressionner par un physique, même si ce qu'un loup laissait voir de lui-même était souvent révélateur de certains aspects de sa personnalité et même de son histoire. Le cornu avait pour coutume de poser sur ses vis-à-vis des regards neutres et analytiques, ce qui participait sans doute à faire de lui un bon diplomate ; mais ce loup-là était d'un autre genre. D'un genre qui déstabilisait Orion : les bois de cervidés le faisaient se sentir immédiatement et tout à fait irrationnellement plus conciliant avec l'hivernal.

Ses yeux, et en fait tout son visage, étaient cachés derrière un masque doré. Penchant la tête sur le côté et haussant un sourcil, Orion se surprit à penser que cela ajoutait du charme à cet être déjà au demeurant très étonnant. Et pourtant, Orion ne ressentait pas d'attirance particulière pour les individus de genre masculin ; mais là encore, son regard très analytique et froid savait reconnaître la beauté où qu'elle soit. L'hivernal se déplaçait avec difficulté, mais cela ne semblait pas être dû à ce masque qui lui obstruait la vue. Le handicap était plus probablement moteur, et Orion en eût la confirmation lorsque l'intrus s'affala sur la berge, une patte assez clairement affaiblie. Au vu de l'application avec laquelle il avait tenté de dissimuler ce boitement, alors que personne n'était là, a priori, pour en être témoin, ce devait être une source de honte ou du moins d'agacement pour lui.

Comme si son esprit avait enfin pu s'écarter de cette douleur physique, le boiteux tourna sa tête masquée en direction d'Orion. Celui-ci apprécia la posture un temps soumise de cet étranger qui avait osé pénétrer les terres de Seira sans autorisation. Orion ne se serait pas formalisé du contraire, mais il estimait à leur juste valeur les marques de respect qu'il estimait indispensables à des relations cordiales, mais dont bien des loups semblaient aujourd'hui incapables de faire montre.

« Bonsoir, sire. Nous savons violer présentement vos terres, néanmoins sachez que nous ne voulons en rien vous porter offense, ni à vous ni à votre clan. Nous accorderiez vous de nous reposer quelque peu, avant de repartir ? »

Inclinant sa tête sur le côté, Orion ne répondit pas immédiatement. Ce phrasé presque archaïque avait de quoi en surprendre plus d'un mais lui-même s'exprimant souvent de manière un peu ampoulée, il ne s'en formalisa pas outre-mesure ; en revanche, l'emploi d'un pluriel pour se désigner était définitivement quelque chose qu'il n'avait jamais entendu auparavant. Cet hivernal semblait de plus en plus atypique, au cas où le port d'un masque et de bois ne le désignait pas immédiatement comme singulier.

« Bonsoir à vous. Je ne suis ni veilleur, ni soldat ; je ne suis que l'humble ambassadeur du clan et ce n'est pas à moi qu'il appartient d'ouvrir les hostilités avec un étranger, au contraire. D'autant qu'en ce lieu, le Lac de Sherkaan, nous nous devons de respecter une trêve absolue. Ce ne serait pas lui faire honneur que de vous refuser un temps de repos. »

Orion sauta de son promontoire avec souplesse, son lourd médaillon venant taper contre sa poitrine dans le mouvement. Il ne se sentait pas à l'aise à l'idée de converser avec une position de hauteur, d'autant que l'hivernal lui attirait une sympathie peut-être un peu pathétique et mal placée, à cause de sa mauvaise patte et de sa vision masquée.

« Toutefois, mes pairs ne sont pas tous si tolérants ni respectueux des traditions. Veillez à ne pas vous éloigner d'ici, le Printemps est à cran avec les récents évènements. » S'asseyant à quelques mètres du loup blanc, Orion but quelques instants dans le lac. Une fois désaltéré, il reprit : « Comment se nomme celui qui a osé franchir nos frontières en ces temps troublés ? »

La question n'appelait pas obligatoirement à une réponse en soi, mais l'ambassadeur estimait que pouvoir identifier celui qui avait outrepassé les lois de Seira n'était pas un prix très élevé en échange de sa discrétion.

 
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