Four seasons
Tu as posé les pattes sur Four Seasons !

Tu te retrouves dans un monde étrange, peuplé d'animaux désignés comme dangereux... Des loups !
Mais ne t'inquiètes pas : ils sont civilisés et ne te mordront pas au moindre mouvement ! (encore que...)
Viens incarner TON loup ou TON chien et fais le vivre à travers des aventures nommées RP !



Votre devoir sera de rétablir la paix des saisons, mais il y a toujours des trouble-fêtes...

 

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 It takes crazy people to be serene in the realm of insanity ~ {Vierhs & Galadriel}

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Galadriel
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MessageSujet: It takes crazy people to be serene in the realm of insanity ~ {Vierhs & Galadriel}   Jeu 8 Fév 2018 - 1:27

Galadriel cherchait la paix sans sortir de son chez-elle, du territoire automnal.

Donc, comme toute personne non-sensée, elle a décidé que le labyrinthe criant serait l'endroit parfait pour se poser et passer du temps sans que personne ne la dérange quand à ses nouvelles responsabilités. Et elle y était allée ! Elle avait réussi à quitter les enfants et les nourrices sans que personne ne s'en rende compte avant qu'il ne soit déjà trop tard - qu'elle soit déjà rendue dans l'immense champ de ronces de l'automne depuis bien trop longtemps pour que toute personne sensée veuille s'y aventurer seule. Mais heureusement, Galadriel n'était pas une personne sensée normale - c'était une personne sensée pouvant se transformer en faucon - donc voler par-dessus les haies en cas de danger et trouver la sortie aussi vite qu'elle était venue. Elle avait beau ne pas toujours être à l'ordre et désobéir lorsque cela lui chantait, elle n'était définitivement pas stupide - loin de là, elle ne se serait jamais aventurée dans un tel endroit sans aucune précaution.

Mais heureusement, elle était désormais seule. Seule avec ses pensées, ses soucis, ses tracas et ses espoirs, à marcher calmement parmi les murs épineux, espérant trouver une paix qu'elle ne ressentait plus bien souvent. Elle s'était déjà perdue dans ses peurs - mais elle avait trouvé moyen de les faire disparaître pendant sa vie de jour, ne se manifestant que sous forme de cauchemars. Après son premier, elle était partie au saule pleureur - là où elle put se faire entendre par un membre de son clan. Mais même si elle se portait mieux depuis ce jour, tout ne s'était pas réglé immédiatement. L'adolescente automnale avait officiellement commencé à aider ses anciennes nourrices - pas en tant qu'apprentie, mais n'ayant rien à faire la majorité du temps, cela l'occupait. Le reste de son temps, elle explorait Four Seasons. Pour le moment, elle n'avait jamais dépassé les frontières de l'été, de l'hiver ou du printemps et avait rarement croisé un membre d'un de ces clans. Une fois, lorsqu'elle était très jeune et malade peut-être ; et son frère, qu'elle avait rencontré alors qu'il était encore membre du clan hivernal.

Mais était-ce vraiment son problème ? D'être incapable d'admirer les paysages de toute sa contrée, ou de posséder des responsabilités qui contrastaient beaucoup avec qui elle était ? Ou n'était-ce pas plutôt ce qu'elle faisait de ces tracas et de ses peurs, de la façon dont elle gérait ses troubles ?

Galadriel n'eut pas le temps de continuer sa réflexion, car elle sentit le bout de son museau piquer. Ses yeux se concentrèrent sur ses alentours, finalement. Elle avait foncé sur un mur, trop déconcentrée pour le voir arriver. En fonçant dessus, elle avait fait tomber la neige qui y était par-terre, avec les autres couches de poudreuse qui étaient tombées en automne au cours de cet hiver. C'était assez frisquet en automne. Heureusement, le Soleil semblait être au rendez-vous aujourd'hui. Ce sentiment désagréable de froid était donc diminué, remplacé par une chaleur rassurante.

Finalement, elle tourna à gauche. Elle ne savait pas du tout où elle allait, mais c'était une balade agréable. Même si le vue était pas mal toujours identique - des murs de ronces - c'était un des endroits automnaux où elle n'avait mis les pieds qu'une ou deux fois lors de sa petite enfance. Après qu'elle se soit perdue ici une fois pendant plusieurs heures, elle avait eu peur d'y retourner jusqu'à son adolescence, jusqu'à ce qu'elle soit devenue plus responsable qu'avant. Heureusement, les histoires qu'on racontait sur cet endroit lui semblaient infondées. Il n'y avait rien ni personne à part ces petits bruits de fond qu'elle ne distinguait pas bien - le son était couvert par le vent. Mais elle était sereine, ne se sentant pas menacée comme beaucoup se sentaient dans cet endroit reclus.
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MessageSujet: Re: It takes crazy people to be serene in the realm of insanity ~ {Vierhs & Galadriel}   Sam 10 Fév 2018 - 0:11

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Le souci des loups un peu trop fiers, c'est qu'il leur faut un temps considérable pour bien vouloir admettre qu'ils sont dans une situation dont ils ne sauraient se tirer seuls, si bien qu'une fois qu'ils sont capables de mettre leur ego de côté, ils sont déjà enfoncés dans la neige jusqu'au museau. Et c'était totalement le cas du Conseiller du printemps, qui n'abandonnait son assurance pour rien au monde...Même si là, il commençait quelque peu à désespérer.

Mais reprenons depuis le début. Viehrs, dont on sait qu'il se baladait un peu partout, avait voulu fuir le temps d'un instant l'agitation printanière que de récents événements n'arrangeait en rien. Pour des raisons qu'il trouvait parfaitement légitimes, l'albinos n'avait pas envie de se confronter à Seira, dont l'humeur n'allait définitivement pas en s'arrangeant. Et quoi de mieux pour se divertir, que de taquiner quelque peu les automnaux en rentrant sur leur terres sous leur nez, en inventant d'extravagantes excuses pour justifier sa présence. Le fallacieux hermaphrodite se délectait des visages confus des veilleurs automnaux qui le laissaient circuler avec réluctance, répondant à son large sourire moqueur par des grondements menaçant. Oh, comme il avait toujours eu le sens de la diplomatie!

Viehrs s'enfonça profondément dans le territoire automnale, qui ne lui était pas du tout familier. Ce n'est pas vraiment volontairement qu'il s'enfonça dans le Labyrinthe automnal. Ses prunelles rouges, perçant à travers sa chevelure blanche qui lui barrait une partie du visage, scrutaient les hauts murs du dédale bordés de ronces acérés. Malgré toute l'intelligence dont il était capable, l'albinos se retrouva progressivement complètement perdu dans les couloirs interminables. Sa truffe ne reconnaissait aucune des odeurs alentours, l'empêchant de se repérer dans le labyrinthe. Même s'il faisait un peu moins froid en hiver, la brise automnale lui glaçait les os et il regrettait de ne pas avoir un pelage un peu plus fourni. Il pensa, avec une ironie empreinte de tristesse, que les territoires colorées ainsi recouvertes de neige et impitoyablement glaciales lui rappelaient sa terre natale. C'était parce que l'hiver lui rappelait tant la famille qu'il avait fui que Viehrs l'appréciait si peu. Mais enfin, les deux étaient difficilement comparables.

Un grondement au fond d'un des couloirs du labyrinthe sortirent Viehrs de ses pensées. Il remarqua soudainement que le vent était chargé de tension et qu'une aura de danger pesait sur lui. Le loup blanc baissa instinctivement la queue et ralentit le pas, veillant à se faire silencieux. Y avait-il un monstre dans ce labyrinthe ? Etait-ce un loup qui avait fait ce bruit ? Dans les deux cas, Viehrs ne se sentait pas particulièrement rassuré. La brise soufflait dans ses longues boucles blanches, dans le dos, portant son odeur. Un nouveau grondement se fit-entendre, beaucoup plus proche cette fois-ci. Le pelage du loup albinos se hérissa autour de son cou et il se mit à chercher une issue. Il lui faudrait soit faire demi-tour...Soit grimper à l'un des murs de ronces. Le bruit se rapprocha encore et il n'eût plus le temps de tergiverser.

C'est ici que notre aventure devient sinon intéressante, au moins cocasse. Le souple hermaphrodite croyait parfaitement en ses capacités, et il s'accrocha au ronces aiguës qu'il utilisa pour escalader le haut mur. Il n'était pas trouillard, voyons, mais se retrouver encore nez à nez avec une bête féroce, très peu pour notre délicat printanier. Sauf que ! Une fois arrivé en haut du mur du labyrinthe, notre prodige s'appuya sur une branche un peu trop fragile et un peu trop pointue. Elle craqua sous le poids de ses pattes et Viehrs chuta le long de l'autre côté du mur, les ronces éraflant quelque peu son dos. Mais avant qu'il n'ait pu toucher le sol, son harnais se prit solidement dans les ronces et le pauvre loup se retrouva suspendu à plusieurs longueurs de queue du sol, avec la grâce d'un vêtement jeté sur un porte-manteau. Viehrs eût beau se débattre comme un beau diable, rien n'y fit, notre si bel hermaphrodite était piégé contre le mur.

Au bout d'à peine quelques minutes, le printanier avait complètement cédé à la panique et se dit qu'il mourrait là, bêtement, et ne serait jamais retrouvé! Aussi dramatique q'un acteur de théâtre, Viehrs balança la tête en arrière et s'apprêtait à chanter ( enfin, hurler en fait.) son désespoir; quand une masse de fourrure attira son regard et son cri se mua en un glapissement étouffé de surprise. L'hermaphrodite toisa la nouvelle venue, une louve au pelage gris et à la longue chevelure noire, qui sentait les feuilles mouillées et les épices; l'odeur caractéristique des automnaux. Viehrs leva les yeux au ciel; et décida finalement qu'il était moins humiliant de mourir seul accroché à des ronces, que d'être retrouvé, prit en flagrant délit d'intrusion, par une automnale.

Enfin, dans un tel cas, il n'avait guère trop le choix. Il s'agita en vain, avec l'espoir de se décrocher tout seul, mais rien n'y fit. Il lui fallait de l'aide et pour cela, il fallait se faire bien voir aux yeux de cette jeune automnale. Le Conseiller du printemps poussa un long, très long soupir; puis il s'exclama avec un large sourire d'apparat, comme s'il n'était pas suspendu au mur :

« Mes plus amicales salutations, demoiselle automnale. »  


 


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MessageSujet: Re: It takes crazy people to be serene in the realm of insanity ~ {Vierhs & Galadriel}   Sam 10 Fév 2018 - 4:37

Alors que Galadriel avança encore parmi les grands murs de ronces aux allures infinies, elle se voyait de plus en plus distraite. La preuve - la température de son sang devenait de plus en plus hors de contrôle à chaque seconde qui s'écoulait. Sa concentration était définitivement autre part, voguant avec le flot de ses pensées incessantes.

La seule chose qui sut la ramener à la réalité fut une moindre odeur étrangère, un parfum de fleurs et d'herbe qui n'était définitivement pas supposé être là. Ses pas se firent plus doux, moins paisibles et plus gardés. Sa vitesse déjà lente baissa au profit de sa subtilité - mais même si elle avançait, personne ne semblait se présenter devant elle. Ses yeux décolorés scrutaient leurs alentours, mais ils ne réussirent pas à trouver l'intrus - dit intrus qui la salua comme si tout allait bien dans le meilleur des mondes.

« Mes plus amicales salutations, demoiselle automnale. », prononça une voix qui semblait bien trop éloignée pour venir du sol. La tête de Galadriel se tourna et elle vit enfin ce loup aux odeurs florales et qui venait d'en haut.

Littéralement. Un loup albinos à la longue chevelure était accroché par le harnais au mur de ronces, semblant être incapable de se détacher - mais parlait comme s'il était complètement à l'aise, comme s'il n'était pas à un fil de se planter lamentablement sur le sol ou qu'il n'était pas sur le territoire ennemi. La jeune adolescente se racla la gorge et regarda le lamentable printanier se balancer sur les branches quelques secondes, arrêtant soudainement sa marche.

Elle aimait la nouveauté. Si l'automnale se baladait autant sur tous les territoires où elle parvenait à fouler les pattes, ce n'était pas par amour envers la géographie ou la conquête des terres de leurs ennemis, mais pour découvrir, pour apprendre. Cependant, s'il y avait bien une chose nouvelle qu'elle aurait préféré ne jamais avoir à regarder, c'était bien un printanier binoclard accroché sur un des murs du labyrinthe criant. Était-il devenu fou et avait grimpé là ? Elle se posait beaucoup de questions sur la façon dont il était monté jusqu'en haut de cette haie  - et encore plus sur comment son harnais s'y était pris.

« Recevez, cher printanier, l'expression de mes meilleurs sentiments. », répliqua-t-elle avec sang-froid. Finalement, elle décida d'arrêter de la regarder bêtement comme elle le faisait depuis presque une minute, bouche-bée, avant de décider de lui répondre avec autant de panache qu'il l'avait saluée - les mots ne lui manquaient pas, après tout. Même enfant, elle savait discuter avec plus de prestance que n'importe quel autre loupiot de son âge, et avec l'âge, elle manipulait bien son vocabulaire. Cependant, une telle politesse n'était pas de mise avec beaucoup d'automnaux - donc elle ne voyait pas le but de faire des efforts. Mais elle avait tout sorti pour cette réplique ! Malgré sa légère exaspération et panique, elle ressentait une petite pointe de fierté de ses salutations.

Elle souffla. Toute surprise ou légère arrogance qu'elle avait pu ressentir s'était évaporée, laissant place à une tentative de concentration assez ratée. Ses paupières se fermèrent et elle écouta le vent, la brise qui traversait sa fourrure et qui faisait voler sa chevelure noir de jais. Les secondes passaient sans que rien ne se produise, avant que finalement quelques plumes apparaissent parmi le pelage gris de la jeune automnale grise. Après quelques secondes, son corps monochrome était empli de plumes; puis le même laps de temps plus tard, deux ailes avaient commencé à pousser dans son dos. Après tout cela, son corps finit par véritablement prendre la forme d'un faucon. La sensation de la métamorphose n'était pas aussi douloureuse que pour certain des autres loups métamorphes, qui sentaient chaque os de leur corps changer de forme avec violence - mais c'était assez désagréable. Surtout, elle avait du mal à contrôler ses deux pouvoirs en même temps. Son sang avait donc repris son cycle infernal, lui affligeant une douleur terrible au crâne. Elle se força tout de même à battre des ailes, forçant son corps de volatile à quitter la terre et à s'approcher du printanier piégé dans les murs du labyrinthe. Quelqu'un aurait dû le prévenir que cet endroit était dangereux - mais personne ne se serait attendu à ce qu'un printanier y aille, et encore moins qu'il trouve une façon de se rendre aussi misérable.

Finalement, elle arriva en face de lui, ses deux yeux clairs l'observant le mieux possible et ses serres vers l'avant. Elle essaya de le tirer, mais sans succès - toucher seulement son harnais ne fonctionnait pas. Elle posa sa patte sur son pelage, et, soudainement, quelque chose d'inattendu se produisit. Son corps de faucon, jusque là toujours très aviaire, repris sa forme de loup aussi soudainement qu'il s'était transformé la première fois.

Elle tenta de s'accrocher à lui, ses yeux ronds comme des soucoupes, mais la branche céda et les deux tombèrent au sol.

Galadriel pensait qu'il allait se planter par terre au début - mais elle ne s'attendait pas à se planter par terre avec lui. Les ronces avaient laissé plusieurs marques dans son pelage, des épines étant prises dedans et des coupures variant en profondeur un peu partout sur son corps. Son sang coulait de ses plaies et elle ne put retenir un petit gémissement de douleur. Non pas que ces égratignures étaient très sérieuses, mais cet événement inattendu avait rendu le contrôle de son second pouvoir absolument impossible. Au contraire, il devenait plus fou que jamais.

« Qu'est-ce qui vient de se passer ? », demanda-t-elle avec un peu plus d'agressivité que dans sa tête, sans pour autant être menaçante.
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Viehrs
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MessageSujet: Re: It takes crazy people to be serene in the realm of insanity ~ {Vierhs & Galadriel}   Dim 18 Fév 2018 - 13:37

Viehrs ft. Galadriel

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Déjà, la jeune automnale n'exprima pas immédiatement de l'agressivité ou de la colère à son égard, ce que Viehrs considérait, sûrement un peu hâtivement, comme un point positif pour lui. Il avait cessé de gigoter afin de ne pas se rendre plus ridicule qu'il ne l'était déjà, mais aussi pour ne pas enfoncer plus les ronces qui étaient plantées dans son dos. L'albinos était tenté de presser un peu la louve argentée qui n'avait pipé mot depuis qu'elle avait posé les yeux sur lui et continuait de le fixer avec une grimace incrédule sur le visage. Oh! Viehrs se doutait que ce n'était pas son incroyable beauté qui la rendait muette. Cependant, il ne pouvait que lui être reconnaissant de ne pas avoir tracé sa route après cette vision tout droit sorti d'une illusion; car à sa place lui aurait été tenté de le faire, ne serait-ce que pour rigoler un peu. Viehrs ne que soupirer doucement et s'armer de patience...Ou au moins essayer. Il fallut quelques instants de plus avant que la printanière à la longue chevelure noire ne sorte de sa stupeur, pour lui répondre avec tout autant de politesse et de mesure :

« Recevez, cher printanier, l'expression de mes meilleurs sentiments. »

De la part d'une louve qui devait être en pleine adolescence, cette réplique surprit agréablement le printanier blanc qui élargit son charmant sourire. Il était tout de suite plus enclin à négocier patiemment avec quelqu'un qui parlait avec charme et élégance. Ce qui était assez rare, chez les loups si jeunes. ( Quoique lui n'était pas si vieux, à vrai dire.).

L'hermaphrodite ne cessait de lui sourire, comme s'il espérait qu'elle finirai par être touchée par son charme et se déciderait à le descendre de son perchoir. Ca n'est pas qu'il n'appréciait pas être en hauteur, néanmoins son poids pesant sur le harnais amenait les lanières de cuir à lacérer sa peau encore plus douloureusement que ne le faisait les ronces dans sa fourrure. Il grinçait des crocs en imaginant déjà à quel point il n'aurait pas fier allure en descendant finalement de là. Son regard attentif était rivé sur l'automnale, scrutant ses gestes avec attention. On remarquera que notre printanier ne faisait ici preuve d'aucune méfiance, sa situation ne lui permettait pas de se préoccuper d'un quelconque danger ou d'une quelconque menace : tout ce qu'il désirait c'était qu'on abrège son spectacle ridicule. Ensuite seulement pourrait-il s'inquiéter que l'automnale veuille potentiellement lui faire la peau.

Un frisson fit s'hérisser les poils autour de son cou lorsqu'il vit des plumes apparaître sur le pelage de la louve, perçant sa fourrure grise. Pour une raison qui lui était toute personnelle, la vue de plumes sur un pelage lupin mettait immédiatement tous ses sens en éveil. Il ne put détacher son regard de la transformation progressive de la louve en rapace, se demandant avec une curiosité dépourvue d'inquiétude si cela était douloureux pour son corps de se métamorphoser ainsi. Viehrs se dit alors qu'il avait rarement eut l'occasion de voir des loups capables de prendre la forme d'autres animaux et cela l'intrigua. Une adolescente automnale plus que polie et capable de se changer en faucon, voilà qui le rendait plus stupéfait encore que le fait d'être suspendu à plusieurs longueurs du sol. Mais toute interrogation disparaissait derrière le soulagement qui le gagnait à l'idée d'enfin se défaire de ce piège. Avec sa jovialité naturelle, l'hermaphrodite s'exclama :


« Vraiment, c'est bien aimable ! »


Derrière la surprise de la métamorphose et l'enthousiasme de la libération, Viehrs avait évidemment oublié que lui même pouvait se révéler être un piège pour la louve. Si il pensa à la prévenir que le toucher n'était pas une idée judicieuse, il y pensa bien trop tard et le mal était déjà fait. L'albinos sentit son pouvoir qui ne lui obéissait pas se déclencher à l'instant même où la louve changée en oiseau voulut saisir son pelage entre ses serres. Imitant l'expression de surprise de l'oiseau redevenue louve, les yeux de Viehrs s'écarquillèrent et il n'eut le temps que de pousser un glapissement surprise avant que les deux loups chutent au sol. Instinctivement, Viehrs se mit en boule pour atténuer le choc mais cela ne l'empêcha pas de heurter violemment le sol. Le loup blanc émit un sifflement de douleur et resta un moment couché sur le dos, les pattes en l'air, complètement sonné. Il pouvait sentir les épines qui s'étaient mêlées à sa fourrure et plantées dans sa peau délicate. Il pouvait aussi sentir les petites gouttes de sang qui mouchetaient son pelage albâtre. Voyons le bon côté des choses : au moins, il était descendu !

Maudit pouvoir inutile, pestiféra intérieurement l'hermaphrodite. Viehrs ne s'était toujours pas relevé lorsqu'il entendit sa sauveuse lui lancer avec la colère de celui qui ne l'a pas vu venir :

« Qu'est-ce qui vient de se passer ? »


Viehrs coula un regard exagérément penaud vers elle. En observant la louve, il se dit qu'elle non plus n'avait plus très fière allure. C'était au moins une petite consolation pour notre fier printanier. Avec prudence, il décida enfin d'essayer de se mettre debout...Et abandonna bien vite. Il n'avait pas encore appuyé deux pattes sur le sol qu'il sentit l'une de ses pattes arrière se dérober sous lui. Sa longue queue fouetta l'air avec agacement et il grogna de douleur avant de s'étaler de nouveau au sol avec la grâce et le dramatisme absolu d'une diva à qui on aurait demandé de faire la morte. Bon, il ne risquait pas de mourir. En réalité aucune de ses pattes n'était cassée ni même foulée, seulement éprouvées par le choc. Quelques instants de repos l'aurait vite remit sur pattes. Mais c'était mal connaître Viehrs de croire qu'il n'utiliserait pas la moindre blessure pour se dédouaner de toute responsabilité envers leur douloureuse chute !

Il resta donc étendu sur l'herbe douce, sa longue chevelure toute autour, ses oreilles couchées en arrière et s'expliqua :

« Je te prie de croire que ce n'était pas mon intention de nous faire tomber tous les deux, je n'ai nul attrait pour les attaques suicidaires... » Il étira douloureusement ses pattes en sifflant toujours de douleur, avant de continuer. « Ce qui vient de se passer, chère automnale, c'est qu'en me touchant avec tes serres tu as malencontreusement déclenché mon "pouvoir". »

Le mot "pouvoir" lui laissait toujours un goût amère sur le bout des babines et le loup blanc rechignait à considérer sa capacité comme un véritable pouvoir. Du coin de l'oeil, il regardait le sang de la louve grise qui s'écoulait hors de ses plaies de manière pour le moins singulière. Prudent, il se décida à ne pas trop se questionner sur cela mais resta attentif. Il continua sa tirade, toujours couché avec dramatisme :


« Je tends à oublier que ma "magie" absorbe sans distinction celle des autres. »


Le printanier marmonna enfin, avec un sarcasme qu'il ne put dissimuler tant son sourire seul traduisait son ironie :

« Mais tout de même, merci de m'avoir aidé à descendre ! »


 


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MessageSujet: Re: It takes crazy people to be serene in the realm of insanity ~ {Vierhs & Galadriel}   Lun 19 Fév 2018 - 1:47

Finalement, le printanier albinos lui expliqua que ce n'était que les effets de son pouvoir. À ces mots, la jeune adolescente soupira. Il n'y pouvait rien - même si la prévenir aurait été une idée brillante. Cependant, quelque chose fit tiquer Galadriel - sa façon de la remercier. Il avait un des sourires les plus ironiques qu'elle n'ait jamais vus et son ton de voix ne faisait passer comme message que de l'ingratitude et du mépris. Son oreille eut un léger spasme et sa frustration revint en force. Il osait vraiment se comporter comme cela en face de celle qui l'avait sauvé du funeste destin qui l'aurait attendu autrement ? Son problème était pourtant complètement sérieux ! Il semblait posséder un grand ego et cette situation était assez embarrassante, surtout pour un loup aussi théâtral et volontairement aristocrate que lui.

« Ce n'est pas une façon de remercier la personne qui vient de t'empêcher de pendouiller en haut des ronces éternellement. Si je n'avais pas été là, un automnal plus méfiant ou dangereux aurait pu te trouver et te laisser pourrir là pendant des jours entiers. », répliqua-t-elle, un air qui penchait entre indécis et agacé collé au visage. Ce printanier devait être incroyablement stupide pour croire que n'importe qui aurait pu bien réagir à ça. Même elle, qui ne prenait pas ce genre de chose personnellement, l'avait trouvé incroyablement impoli. Les pires des louveteaux de l'automne étaient de moins grandes drama queens ! (Et puis, malgré ça, ils étaient beaucoup moins hypocrites. « Oh, merci, tu m'as sauvé, maintenant je vais être ironique alors que je suis un intrus » ?)

Elle sentit son contrôle sur son second pouvoir baisser encore plus. Son sang alternait de plus en plus contre une chaleur de plus en plus grande et un froid de plus en plus court. Inconsciemment, le liquide se mit à bouillir dans ses veines, se déversant un peu plus rapidement sur son pelage gris et noir. Ses yeux vairons se déposèrent sur son interlocuteur, d'une lassitude plus grande que son énervement.

« Maintenant que cet imprévu est derrière nous, puis-je savoir ce qu'un membre du printemps comme toi vient faire ici en automne ? Oh, mais quelle ingrate je suis. Commençons par les formalités. », décida-t-elle, un grain d'énervement toujours présent au fond d'elle, laissant place à une sorte de léger dédain dans sa voix. « Galadriel. Puis-je savoir ton nom ? », dit-elle de façon claire. Ce n'était pas une question : c'était un ordre. Oui, un ordre la part d'une petite adolescente au corps assez frêle à un grand albinos adulte. Mais elle avait beau être assez calme et posée, Galadriel ne manquait pas de cran ni de courage. Faire face à ses aînés ? Ah ! Aucun problème si la cause en valait la peine. Heureusement, elle avait réussi à reprendre le contrôle de ses émotions ; elle ne céderait pas à la colère face à une menace aussi ridicule. La température de son sang baissa, puis remonta plusieurs fois avant que les vacillements ne deviennent que rares. Cependant, la vitesse à laquelle il coulait sur son pelage n'arrêtait pas de changer - et, pour un observateur extérieur, cela pouvait paraître bien étrange.
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MessageSujet: Re: It takes crazy people to be serene in the realm of insanity ~ {Vierhs & Galadriel}   

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