Four seasons
Tu as posé les pattes sur Four Seasons !

Tu te retrouves dans un monde étrange, peuplé d'animaux désignés comme dangereux... Des loups !
Mais ne t'inquiètes pas : ils sont civilisés et ne te mordront pas au moindre mouvement ! (encore que...)
Viens incarner TON loup ou TON chien et fais le vivre à travers des aventures nommées RP !



Votre devoir sera de rétablir la paix des saisons, mais il y a toujours des trouble-fêtes...

 
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 Ne me mangez pas s'il vous plaids... [Libre]

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Arcknologuïa
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MessageSujet: Ne me mangez pas s'il vous plaids... [Libre]   Ven 5 Jan 2018 - 15:27

« J'ouvre enfin les yeux après ce qui me semble être une éternité, je n'ai pas froid, je n'ai pas faim non plus. Je sens simplement une absence de pression autour de moi et c'est là que je le réalise. Ces ailes qui me paraissent toujours si inutile, j'en connais à présent l'utilité car elle s'étende autour de moi, elle me porte sur le vent que je sens souffler sous moi. Je suis comme ces oiseaux que j'observe d'en bas. Si je baisse le museau, j'apercevrais le sol à des centaines de mètres sous moi. Et je verrais tout une variété de couleurs. Je pourrais continuer ainsi pour toujours, dérivant dans les cieux. Pourtant quelque chose me terrifie, mon poil se hérisse soudain quand une ombre menaçante me domine. Elle cache le soleil lui-même et semble aspirer toute la lumière du monde. Je ne peux pas lutter, ma peur est trop grande, je suis si minuscule à côté de cette ombre gigantesque. Alors je commence à fuir, comme toujours. Et comme toujours, la chose me rattrape pour, en une unique bourrasque, m'arracher au courant qui me portait alors. Je me sens chuter, l'impression de vide se fait plus puissante. Je vois le sol se rapprocher à grande vitesse, mon cœur s'emballe, il m'est impossible de redresser ma trajectoire. »

Un choc sourd, l'air expulsé violemment de mes poumons et je suis vite remmené à la réalité. Ces images provenaient de mon sommeil, elles n'étaient en rien réelles. Lentement je tente de calmer ma respiration, tout en essayant de comprendre où je suis. Sous moi, un sol dur et au-dessus de moi, les branches tordu d'un géant et plus bas l'étrange nid que je me souvient avoir construit pour passer des nuits moins froide. J'avais dégringolé de mon nid douillé. Affalé sur le dos, il fallait que je me remette debout, je refoulais mes larmes, Madame Asha m'aurait dit de ne pas pleurer. J'inspirais à fond avant de plaquer mes ailes contre moi, ses ailes qui redevenaient un fardeau avec la réalité.

-Ouch ! Grognais-je en serrant bien fort les crocs.

Deux essaies me furent nécessaire avant d'être enfin debout, ma queue se balançant lentement tandis que je réfléchissais à comment mettre à profit ce réveil peu orthodoxe. Enfin ça c'était avant de voir qu'il me fallait remettre de l'ordre dans mon nid. Un côté de ce dernier s'était effondré dans ma chute. Branches, brindilles, plumes et touffes de fourrure s'étaient éparpillées au pied du tronc. J'avais mis trop longtemps à trouver un endroit où dormir sans éprouvé le froid, à le voir croître au fil des jours ; que je sentais une étrange chaleur bouillonnante m'envahir. Cela avait été pénible de ramener tout se dont j'avais eu besoin pour créer cette boule ; même si à présent je me rendait bien compte qu'elle n'était qu'éphémère. Le cœur gros, j'entrepris ramasser une branche entre mes crocs. Il fallait une certaine habileté, une certaine technique pour monter jusqu'au nid entre les branche... ou simplement posséder une queue préhensile. Je me plaçais face au tronc, enroulais cet appendice caudale autour de la branche la plus proche avant d'entamer mon escalade habituelle. J'avais trouvé une certaine utilité à ces étranges serres que j'avais au bout des ailes, elles s'agrippaient parfaitement à la matière tendre de mon perchoir. Il me fallait bien sur coordonner chaque mouvement, serres et griffes comprises. Un instant j'eus une pensais pour les minuscules reptiles qui grouillaient en été car je les imitais fort bien à grimper le long du tronc. Je changeais prudemment de branche d’appuis à chaque palier, ceci plus pour éviter une chute douloureuse que pour d'autres raisons. Il me fallut faire plusieurs fois ce trajet mais lorsque ce fut fait et que je regagnais le sol je souriais bêtement. Oubliée la frustration et la tristesse. Cette gymnastique m'avait amusé.

Ce n'est qu'à ce moment que je constatais la couche de neige plus épaisse alentour. Le regard rond et intrigué, j'approchais avec hésitation de la limite entre le vrai sol et cette... chose ? J'approchais prudemment le museau pour renifler. Cela sentait le froid, rien de plus particulier, peut-être la glace aussi. Du bout d'une patte j'en testais la texture, il n'y avait pas la moindre résistance et je la vis disparaître sous la couche immaculée. Quand je l'en retirais pour la secouer, une fine poudre blanche virevolta alentour.

-C'est quoi ça ?!

J'avais pris l'habitude de parler tout seul, il le fallait bien et puis j'avais l'étrange impression de ne pas l'être vraiment quel que soit l'endroit. En tout cas cette chose n'avait pas l'air bien dangereuse. Avec un sourire de vaurien je m'accroupis, les ailes à demi ouverte avant de bondir sur le draps blanc de la plaine. Les premiers sauts de cabri se passèrent très bien, je m'amusais dans de merveilleux tourbillon de blancheur, soulevant des bourrasques à chaque mouvements, coursant les particules de neiges et riant de les voir se soulever ainsi. Quand le calme revint un peu je vis une étrange vague blanche plus haute que le reste. Voilà qui allait être drôle. Je plaquais mes ailes contre mes flancs et bondit sans réfléchir. Je ne m'attendais cependant pas à me m'enfoncer dans l'imposante masse qui, de ce que je pu apercevoir ensuite, m'arrivait bien plus haut que le bout des oreilles. Mon moral n'étant en rien entamé, j'entrepris de creuser dans un sens puis dans un autre... et encore un autre. N'y avait-il pas une sorte de creux ici avant que la chose blanche ne la recouvre ? En comprenant m'a bêtise, j'arrêtais un instant de m'agiter. Peut être quelqu'un se trouvait-il dans les environs ?

-Y a quelqu'un par ici ? M'exclamais-je une fois revenu au trou par lequel j'avais atterris là.

Comme nulle réponse ne me parvenais je décidais de suivre l'un de mes tunnels, avec un peu de chance et de persévérance je parviendrais sans doute à sortir de là... sauf si la chose blanche était vivante et commençait à me dissoudre lentement. Comme les repas que je mangeais parfois tout rond et que je régurgitais en petit bout. Rien qu'à cette pensée mon estomac se retourna. Il n'avait plus qu'une envie, retourner dans son arbre au plus vite pour ne plus en bouger et attendre que la bête ne s'en aille. De l'extérieur, seul mes grattements contre la neige étaient perceptible.
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Damoclès
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MessageSujet: Re: Ne me mangez pas s'il vous plaids... [Libre]   Sam 27 Jan 2018 - 18:19



Tu ne m'as pas l'air bien comestible...
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Un long bâillement, suivi d'un gargouillement sonore et impétueux de la part de son estomac : une nouvelle journée à affronter pour Damoclès. La solitaire se rappelait de son premier hiver, qu'elle avait passé avec sa famille - ses deux mamans. C'était pas la joie tous les jours, mais elles étaient ensemble, toutes les trois, elles se soutenaient, et c'était plus simple d'affronter les frimas. Maintenant, la jeune louve était seule et affamée, et ça n'allait pas fort. De base, son caractère ne prêtait pas vraiment à la vie en communauté, et elle se sentait très bien toute seule. Mais là, on était dans un hiver sacrément rude - foutu pays qu'elle avait déniché là - et pour le moment, elle ne croisait pas grand-monde. De ce qu'elle savait de ces terres, elles abritaient plusieurs clans, aussi supposa-t-elle qu'ils étaient tous bien au chaud chez eux. Ensemble, à manger, rigoler, se réchauffer.

La louve crème poussa un soupir exaspéré. Pourquoi n'avait-elle pas fait comme les oies, et migré vers un pays plus chaud, sous un ciel plus clément ?? Au moins, aujourd'hui il ne neigeait pas, mais l'endroit où elle se trouvait - une grande plaine, pas très loin de l'endroit par lequel elle était arrivée - était recouvert d'une large couche de neige, résultat des derniers jours, et la température n'était pas très élevée. Heureusement pour elle, depuis qu'elle était arrivée, son corps avait enregistré l'information de la température, et son poil avait presque doublé de volume, ce qui la maintenait un peu plus au chaud pendant la nuit. Par contre, ses cheveux et sa queue poussaient bien trop vite à son goût, et à l'heure actuelle, la solitaire craignait presque de se voir dans une flaque ou une surface lisse et gelée. Mais ce n'était pas le plus grave ; ce qu'il lui fallait, là, tout de suite, c'était quelque chose à manger.

Pour le coup, elle avait déjà connu pire, une période de disette compliquée qui lui avait beaucoup coûté sur le plan physique, à peine quelques mois avant d'arriver ici. Elle en était ressortie aussi épaisse qu'un squelette, et la santé bien entamée. Mais elle avait survécu, et comptait bien survivre à cet hiver-là aussi ! Tout en se laissant aller à ces divagations, la belle errait sans but, pataugeant dans la neige. Par endroits, cette traîtresse cachait quelques profondeurs mesquines et la solitaire plongeait le nez dans la poudreuse, fort contrariée. Mais elle reprenait ensuite sa route, reniflant et chassant les flocons de sa tignasse hirsute. Au bout d'un moment, elle s'arrêta, soufflant un peu. Un coup d’œil dans les alentours ne lui révéla rien de très intéressant, si ce n'est un grand arbre, un peu plus loin, avec ce qui ressemblait à... un énorme nid dans ses branches ?? Damoclès inclina la tête sur le côté, sourcils froncés, sceptique. Était-ce une hallucination de son cerveau affamé ? L'installation de branchages semblait vide... Vide des parents, mais peut-être pas des œufs ?? Pour un nid de cette taille, ils devaient être immenses ! La salive aux babines, l'estomac grondant de nouveau, la solitaire se releva et se dirigea vers un possible festin. Elle s'imaginait déjà avalant le doux trésor caché dans les coquilles, appréciant le tendre met sous ses crocs...

Mais une énième chute vint troubler son rêve éveillé, et en s'enfoncant dans la matière blanche et froide, Damoclès étouffa un juron. Et s'apprêtait à se redresser et à pester avec virulence, lorsqu'elle perçut un léger bruit... Un grattement ? Un terrier ? Des lapins, des lièvres ?? De la nourriture ?? Ni une ni deux, la neutre fut sur ses pattes et guetta l'origine du bruit. Sans même prendre de précautions, elle fonça tête baissée, grattant la neige dans tous les sens, découvrant un tunnel, puis un autre, suivant le bruit, et lorsqu'elle le sentit tout près, elle bondit de toutes ses forces, pour s'enfoncer loin, profondément dans la poudreuse... Est-ce que quelque chose venait de lui filer entre les pattes ? C'était un peu volumineux pour un simple lapin... Mais quoi d'autre alors ?

Museau froncé, enfoncée jusqu'au milieu du ventre dans de la neige complètement retournée, Damoclès haletait, hésitant sur la marche à suivre. Son instinct la poussa à ne pas se jeter tête la première dans le trou, et à observer un peu plus de civilités. De toute façon, elle était trop grande pour entrer là-dedans. Baissant un peu la tête pour être entendue dans les conduits de poudreuse - hem, ce qui en restait en tout cas - la solitaire appela, essayant de moduler sa voix grave pour ne pas paraître trop agressive.
« Y'a quelqu'un là-d'dans ? »

Elle attendit un peu, avant de se redresser, secouer ses mèches rouges en tout sens, puis reprendre.
« Faut pas avoir peur, j'vais pas te manger. »

Enfin, elle comptait là-dessus à la base, mais seuls les imbéciles ne changent pas d'avis, pas vrai... Et puis, si c'était vraiment un gros lièvre, elle pourrait toujours à nouveau changer d'avis.
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MessageSujet: Re: Ne me mangez pas s'il vous plaids... [Libre]   Sam 31 Mar 2018 - 22:20

Trop occupé à creuser et gratter à tout va j'en avais oublié ma panique et me prenais au jeu qu'été devenu mes galeries. Le danger de cette prison ne m'était plus présent à l'esprit. Et puis, il ne faisait pas froid ici, je m'activais sans relâche, ceci serait ma forteresse. Ici une salle au trésor, là un nouveau nid douillet qui ne n’effondrerais pas et...

VROUCH …..

Je sursautais violemment, me cognant au passage la tête au plafond blanc, récoltant une fine poudre blanche sur le sommet du crâne. Oreilles dressées à m'en faire mal je cherchais la provenance du bruit. Mes pattes me faisaient mal, je m'aperçus que j'étais crispé de manière désagréable. La peur au ventre j'osais néanmoins un pas hésitant, erreur fatale. Le vacarme se reproduisit, plus proche. Je détalais dans mes tunnels sans attendre mon reste... et sans choisir le bon chemin. Le mur blanc me trouva avant que je le vois et le temps que je mis à m'apercevoir que le-dit chemin était un cul de sac s'était trop tard. Game Over. Le fragile toit s'effondra sur ma tête en même temps que quelque chose me frôler. Comme monté sur des ressorts, je filais en arrière sous une pluie de blancheur avant de m'arrêter en dérapant au son d'une voix. C'était quoi ça ?

Prudemment, je revins vers le cul de sac à présent inexistant, m'arrêtant au tournant du couloir. De là où j'étais je pouvais apercevoir deux pattes, une partie du destructeur de ma base. Je m’aplatis prêt à fuir à nouveau en voyant l'autre bouger et faire choir la chose blanche couvrant son pelage. Mais la voix revint.

« Faut pas avoir peur, j'vais pas te manger. »

Mes ailes frissonnèrent, j'eus du mal à avaler ma salive tant la boule qui c'était formé dans ma gorge me faisait mal. Mes yeux me piquèrent et un voile brouilla momentanément ma vue, cause de ma peur extrême et du soulagement d'entendre une voix amicale plutôt que celle d'un monstre. Cela me décida à bouger précautionneusement vers les menbres beige qui avaient fait s'effondrer le tunnel. La lumière du jour me parut soudain vive quand je pointais mon museau au-dehors, mes yeux clignèrent, éblouis. Quand je pu à nouveau voir, j'eus une vue très rapproché du loup devant qui je me tenais. Yeux jaunes, fourrure beige et tignasse rouge ; sans même savoir pourquoi, je ne la trouvais plus du tout terrifiante maintenant.

-T'es sûre que tu voulais vraiment pas ? Un sourire idiot apparut sur mon visage. Parce que j'crois que t'y étais presque.

Toute trace de l'arme avait disparut de mon visage alors que je sortais de ma galerie sous la lumière du jour. Mes ailes frissonnèrent et s'ébrouèrent d'elles même pour se débarrasser du surplus de poids qu'étais devenu la poudreuse. Cette action me fit tanguer sous la puissant de l'action. Quand elles furent à nouveau plaquées contre moi je pu observer l'attaquante de mon réseau souterrain de plus près.

-T'es marrante, t'es pas comme les autres Dame que j'ai vue avant. Mais la prochaine fois je pense que je vais éviter les tunnels, c'est trop dangereux quand les gens vous tombent dessus ; déclarais-je avec le plus grand sérieux du monde. Tu cherchais quoi au faite ?

J'avais posé la question avec le plus grand sérieux, la fixant de mes grands yeux humide encore légèrement larmoyant.
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Damoclès
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MessageSujet: Re: Ne me mangez pas s'il vous plaids... [Libre]   Mar 3 Avr 2018 - 15:55



Tu ne m'as pas l'air bien comestible...
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Si au début, la solitaire pensait faire chou blanc avec son appel, elle ne tarda pas à percevoir de nouveau des bruits sous la surface de la neige, témoins d'un mouvement approchant. Intriguée, elle porta son regard et toute son attention sur le débouché du tunnel, pour finalement voir émerger la petite tête ronde et enneigée d'un très jeune loup. Les deux se dévisagèrent un instant, mais la plus surprise était certainement Damoclès. Elle finissait par croire à la possibilité du lièvre - quoi qu'en y réfléchissant vraiment, il était improbable que la nourriture accepte de revenir à son appel pour être croquée - et ne s'attendait pas vraiment à tomber museau à museau avec un galopin de cette espèce.

-T'es sûre que tu voulais vraiment pas ? Parce que j'crois que t'y étais presque.

La louve crème esquissa une grimace amusée. C'qui était sûr, c'est que maintenant elle voulait plus du tout. Avant ça, elle ne jurait de rien...

« Ah, j'y étais presque ? Rassure-toi, je me serais arrêtée rapidem- »

Elle regardait le loupiot émerger de la poudreuse sans trop y faire attention, mais lorsque celui-ci déploya ses ailes - des ailes - elle marqua un temps d'arrêt, ouvrant de grands yeux interloqués. A bien y regarder, y avait plusieurs détails plutôt inhabituels chez ce jeune loup, notamment sa queue... Dans quel genre d'endroit avait-elle atterri pour rencontrer des phénomènes pareils ?? Avec un haussement d'épaules, elle décida de passer outre, reportant son attention sur la parlote du jeune brun. Elle verrait bien ce que l'avenir lui réservait.

-T'es marrante, t'es pas comme les autres Dame que j'ai vue avant. A ces mots, la rouge arqua un sourcil ; ça voulait dire quoi ça ? Il lui fut cependant impossible de répliquer que l'autre poursuivait : Mais la prochaine fois je pense que je vais éviter les tunnels, c'est trop dangereux quand les gens vous tombent dessus. Ah ça, effectivement c'était plus sage, mais la solitaire perdit une fois de plus l'occasion d'en placer une. Tu cherchais quoi au faite ?

La bouche entrouverte, la grande gigue attendit quelques secondes, histoire de s'assurer que le morveux avait fini de parler. Il la fixait avec de grands yeux humides, soudain très sérieux, et attendant sa réponse. Ruminant un court instant dans sa barbe, la solitaire posa ensuite son fessier dans la neige avant de répondre.

« Je cherchais... euh, je veux dire j'explorais le coin. Je suis arrivée y'a peu sur ces terres, alors j'me promène... » Un fort gargouillement conclut sa tirade, et elle jeta un regard contrarié vers son estomac, avant de soupirer et relever le museau vers le jeune loup. « Bon, et puis au passage j'étais aussi en quête de nourriture, ça fait un moment que j'ai rien avalé. Mais promis, t'étais pas inscrit au menu ! »

Jetant à nouveau un coup d’œil aux ailes qui paraît son vis-à-vis, la solitaire regarda ensuite vers l'arbre plus loin, et le drôle de nid vers lequel elle se dirigeait. Elle fit plusieurs allers-retours de ses yeux de lave, avant de se concentrer à nouveau sur le brun, pensive.

« C'est ta maison, là-bas, euuh... C'est quoi ton nom au fait ? »
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MessageSujet: Re: Ne me mangez pas s'il vous plaids... [Libre]   Jeu 5 Avr 2018 - 11:18

Je l'observais de mes grands yeux pétillants de curiosité, un sourire tout innocent plaqué sur mon visage. Sa façon de parler, elle aussi, était marrante, rien à voir avec les belles phrases de Madame Asha. En y réfléchissant bien, cette Dame si ne se rapprochait pas du tout de l'image que j'avais eu avec la Dame Blanche. Je m'étais dis que toutes les louves lui ressemblaient, je m'étais bien trompé on dirait. Décidément, tout les jours étaient source de surprise dans cet endroit où personne ne vivait du matin au soir dans une grotte.

Un grognement que je connaissais bien retentit, cependant il ne venait pas de moi. Un rire amusé m'échappa avant que mon ventre ne réponde en protestant à son tour, coupant court mon propre rire. Le souvenir de mon dernier casse-croûte était déjà loin on dirait. Pourtant cela faisait longtemps que j'avais mangé, peut-être deux bonnes heures, bon la bestiole que j'avais avalé n'était pas bien grosse. Mais c'était pas de ma faute si je n'arrivais pas à attraper grand chose, elles étaient si drôle ces petites bêtes.

-Je suis pas sûre d'avoir très bon goût, en plus les plumes c'est pénible et ça colle à la langue. Mais ; et mes oreilles s'abaissèrent à cette pensée, je crois que la chose blanche a mangé tous ce qui était vivant ici.

Qu'allaient-ils faire s'il n'y avait plus rien à manger ? Faites que je me trompais juste et que la chose immaculée n'avait fais que les faire disparaître. Mais alors, mes oreilles se redressèrent d'un seul coups, cela voulait dire qu'il y aurait sûrement d'autres tunnels, beaucoup d'autres ! Mon regard s'était déjà tourné vers l'étendu froide. Il suffisait d'aller voir pour en avoir le cœur net. Une chose m'arrêta, je sentais le regard de la Dame revenir sans cesse sur moi, j'observais son drôle de manège quelques secondes sans comprendre ses mimiques.

« C'est ta maison, là-bas, euuh... C'est quoi ton nom au fait ? »

Bah quoi ?! Ils faisaient pas comme ça ici ? C'était pourtant mieux d'avoir un toit sur la tête que de sentir le ciel vous faire tomber ce qui lui chantait sur le crâne. Je fronçais les sourcils sans comprendre que cette chose dans l'arbre n'était réellement pas commune pour un loups. Du moins au début, jusqu'à ce que mon incompréhension soit éclairé par un vague souvenir. C'était donc comme ça que les vrais loups vivaient, sans avoir besoin de tanière pour les jours qui défilaient. Les avertissements dont m'avait couvert ma famille flottaient au loin, disant que tout n'avait jamais était ainsi, que la vie dans les grottes était pour eux une obligation. Mais pourquoi ? Vraiment aucune idée.

-Bah oui, j'aime pas finir par me réveiller mouillé et gelé. Bon c'est le premier que je fais et il tient pas vraiment, j'en ai même dégringolé avant de me retrouver sous ce truc blanc. Tu veux visiter ?

J'entrepris gaiement le chemin menant à l'arbre et au nid douillet qui était temporairement le mien. J'avais à peine fais un pas que le sol blanc cédait sous mon poids dans un bruit étouffé, plutôt que de poursuivre ainsi, je fis un bond maladroit, mes ailes s'agitant maladroitement, avant de m'arrêter, couvert de poudreuse. Ces ailes, jamais elle ne me faciliterait la vie ! Je marquais une pause pour jeter un coups d’œil appuyé à l'adulte restée derrière.

-Quoi que... t'est peut-être trop grande, pas sûre que tu rentres dedans. Oh.. hum.. Pardon, ma maman m'a appelé Arcknologuïa mais comme je t'aime bien, tu peux m'appeler Arck tout cours si tu veux.

A l'évocation de ce mot, « maman », quelque chose se pinça en moi, ma gorge se serra et je levais le museau vers le ciel qui s'était bien dégagé depuis mon réveil, est-ce qu'il y avait quelque chose derrière ce plafond étrange et, pourrais-je seulement l'atteindre un jour ? Mes ailes frémirent, la poussière blanche tomba à nouveau. Mon ventre protesta une nouvelle fois. Est-ce qu'il ne me restait pas quelque chose à grignoter dans le trou au bas de l'arbre d'ailleurs ? Mon regard s'illumina et je repris mon avancée pénible vers le nid ; non sans avoir jeté par dessus mon épaule avec enthousiasme :

-Tu viens ?
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Damoclès
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MessageSujet: Re: Ne me mangez pas s'il vous plaids... [Libre]   Jeu 5 Avr 2018 - 12:18



Tu ne m'as pas l'air bien comestible...
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Avec leurs estomacs combinés, les deux protagonistes auraient pu monter un orchestre de borborygmes, à en faire fuir les animaux sur des lieues à la ronde. La situation amusa Damoclès, qui esquissa un sourire, alimenté en sus par la réponse du gamin. C'est vrai que quand elle croquait des oiseaux, les plumes l'agaçaient toujours tout au long du repas, voire même après... Sa tirade était mignonne, mais la solitaire tiqua à l'évocation de "la chose blanche", et regarda autour d'elle avec suspicion.

« La chose blanche ? » Elle marmonna entre ses dents, regardant autour d'eux. Évoquait-il une grosse bête blanche ? Un prédateur ? Elle y réfléchissait sérieusement lorsque son regard tomba à ses pattes, enfoncées dans... « Aaaaah, la neige tu veux dire ? Ouais elle a tout recouvert, mais la végétation reviendra au printemps. Et les animaux, faut juste les débusquer. »

La gaillarde reporta son regard sur son petit vis-à-vis, tombant sur sa mine interloquée. Il la fixait comme si elle venait de sortir une énormité, ou bien une évidence. Un sourcil arqué, elle l'observa en retour, attendant de voir face à quel étrange énergumène elle se trouvait. En même temps, c'est vrai qu'elle non plus n'aimait pas se réveiller le poil encroûté de neige et les pattes gelées, c'est pas pour autant qu'elle serait allée se construire un nid !

« Hmmm c'est pas faux c'que tu dis. » Elle pouvait au moins lui concéder ça. « Allons donc voir ça de plus près ! »

La solitaire leva haut les pattes pour franchir le magma de neige qu'elle avait créé en farfouillant dedans, emboîtant le pas du brun, mais celui-ci disparut rapidement dans un trou, occasionnant un nouveau sourire de la part de Damoclès. Le pauvre se débattait comme il pouvait dans la poudreuse avec ses encombrants attributs, et s'extirpa enfin avant de se tourner à nouveau vers elle.

-Quoi que... t'est peut-être trop grande, pas sûre que tu rentres dedans. Ce qui était surtout peu probable, c'est qu'elle arrive à grimper jusque là-haut, mais pour l'heure elle se contenta d'un haussement d'épaules. Elle verrait tout aussi bien d'en bas. Oh.. hum.. Pardon, ma maman m'a appelé Arcknologuïa mais comme je t'aime bien, tu peux m'appeler Arck tout cours si tu veux.

Cette fois, le sourire de la rouge se fit plus franc. Elle commençait à bien apprécier la compagnie du loupiot ailé, même s'il n'était pas mangeable il était fort distrayant. Elle était même curieuse de savoir d'où il venait, pouvant expliquer son physique mais également... Comment dire, les lacunes sur les connaissances basique de ce monde ? Genre la neige ou les grottes pour s'abriter. Et où était cette maman à qui il faisait allusion ?

« Moi c'est Damo- »
-Tu viens ?

Arck s'était retourné, plein de vivacité et d'impatience. Haussant une fois de plus les épaules avec l'air de dire "bah, ça fait rien", la solitaire le suivit docilement, avançant avec moins de peine que lui. Le trajet jusqu'à l'arbre fut assez rapide malgré les difficultés du petit, et une fois au pied, le museau en l'air, Damoclès laissa échapper un sifflement admiratif.

« Waow, c'est qu'il est haut de près ! Et ton nid est aussi pas mal haut, ça doit pas être agréable de tomber au réveil... » Tournant autour du tronc, elle aperçut les traces de la chute qu'il avait évoquée, et secoua la tête. Heureusement qu'il avait l'air souple... « Et comment tu fais pour arriver tout là-haut ? »

La nuque endolorie, la solitaire reporta son attention sur son hôte, plus du tout enjouée à l'idée de tenter une escalade. Et comme il l'avait soulevé un peu plus tôt, il était fort peu probable qu'elle puisse tenir là-dedans, alors autant éviter des risques inutiles. Ce qui l'intéressait surtout, c'est de dégoter quelque chose à se mettre sous la dent, le reste viendrait plus tard...
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MessageSujet: Re: Ne me mangez pas s'il vous plaids... [Libre]   Sam 7 Avr 2018 - 12:31

Chaque parcelle de mon être montrait mon enthousiasme de faire visiter mon petit coin de paradis, je n'avais pas souvent de visite alors il fallait que je fasse bonne impression. Tiens d'ailleurs, un truc me chiffonnait. Arrivé au pieds de l'arbre, je dû me résoudre à voir l'évidence en face, l'adulte ne pourrait monter jusque là-haut. L'admiration était flatteuse pour moi et elle agrandissait mon sourire. Quand j'avais une idée en tête, je ne faisais pas les choses à moitiés. Je m'assis sagement, il n'aurait pas était très poli de filer escalader le tronc en la laissant là. Toute cette excitation m'avait un peu fatigué alors cette petite pause m'allait très bien.

« Waow, c'est qu'il est haut de près ! Et ton nid est aussi pas mal haut, ça doit pas être agréable de tomber au réveil... » Amusé, je l'observais tourner autour du pied du géant, l'appendice reptilien qui me servait de queue s'agitant à la mesure de ma bonne humeur. « Et comment tu fais pour arriver tout là-haut ? »

Ma queue cessa ses agitations, se figeant dans le vide, mes ailes frémissant face à mon énergie retrouvée. Mais je croisais le regard de la Dame, elle n'avait plus du tout l'air emballée. Et en la regardant plus attentivement je compris. Elle n'avait pas de serres pour s'agripper au tronc rugueux, ni de queue suffisamment longue pour s'enrouler autour des branches. Tant pis, j'allais quand même lui montrer, sans monter trop haut bien sûre.

-C'est pas vraiment compliqué avec ces deux trucs ; dis-je en agitant queue et ailes en même temps (ce qui me valut d'être quelque peu déséquilibré). C'est encombrant quand je marche mais là, pour grimper c'est bien.

Je m'étais approché du tronc, là où se trouvait la branche la plus basse, soit cinquante centimètre au-dessus du sol. En sautant je ne l'aurais pas atteinte, un sourire amusé n’acquit à nouveau sur mes lèvres. Cette escalade m'amusait toujours. Avec la plus grande concentration, j'enroulais ma queue autour de la branche, mes pattes antérieures se posèrent sur le tronc tandis que les serres de mes ailes entraient en action. Je n'avais pas conscience que mon squelette, plus léger, me permettait ce genre d'actes casse-cou. Les griffes de mes pattes éraflait l'écorces tandis qu'une serre après l'autre mon ascension débutait. L'appendice enroulait plus bas donnait un peu plus de mou alors que j’atteignais la branche suivante. Une fois à sa hauteur je vérifiais mes prises, il serait bête de chuter en bas. Je déroulais ma queue pour la remmener à ce nouveau perchoir puis je me hissait sur la branche. Je baissais la tête pour fixer l'adulte avec un sourire fier.

-Voilà, et je fais ça jusqu'en haut. Monter c'est facile, c'est descendre qui est plus embêtant. Ce qui est marrant, c'est qu'une fois en haut tout à l'air petit. Je marquais une pose avant de lancer ; attention, je redescend !

Un regard à l'appendice reptilien enroulé au plus proche me rassura, je n'avais plus qu'une chose à faire. Avec précaution, je me penchais vers le vide jusqu'à ce que celui-ci me happe. Pendu part la queue, la tête en bas, je fixais la branche qui m'avais servit à grimper. Desserrant progressivement l'emprise de l'appendice sur la branche, je me donnais la longueur nécessaire pour être au niveau de la première branche. Une fois à son niveau je me balançais jusqu'à accrocher une serre. Alors je donnais le mou nécessaire pour me permettre de grimper sur celle-ci. L'entreprise était risquée et il m'arrivait souvent de tomber. Je réitérais l'opération pour atteindre le sol. Chose bien plus aisée que de vouloir gagner une branche.

-Après l'avoir fais je me rend compte que pas grand monde va pouvoir monter là haut ; déclarais-je avec un air pensif. Bah, de toute façon il tient pas vraiment. Au fait, je crois que j'ai peut-être un truc ou deux pour nos estomacs grondant. Bon c'est pas de toute fraîcheur mais ça se mange bien !

D'un pas sautillant je partis à droite de la louve, là où un amas de feuilles se trouvait. Je fouillais le tas, ma cachette se trouvant au-dessous. J'avais déjà l'eau à la bouche, pour moi c'était déjà beaucoup même si Madame Asha aurait grimaçée en voyant l'une des deux choses. Mes oreilles se baissèrent un peu, ennuyé car l'autre Dame allait certainnement faire la même grimace. La première chose que je sortis du trous était un mulot, pour moi un drôle de truc couinant, dont l'odeur faisandée aurait sûrement retournée des estomacs. La seconde, que je déposais avec précaution, se trouvait être une feuille... avec un amas informe duquel dépassait quelques pattes de ses petites sauteuses (nommées grillons et sauterelles), une ou deux antennes étaient aussi visible.

-Voilà ! Tu veux lequel des deux ? Demandais-je avec un regard brillant et un sourire plein de joie. Mais au fait ; je penchais la tête en baissant les oreilles en une attitude ennuyée, pardon si je ne te laisse pas parler, faut pas hésiter à m'arrêter, Pa'Nibal disait toujours que je parlais trop. Comment tu t'appelles ?

J'avais posé cette dernière question avec un sourire innocent, assis devant les deux trésors de mon garde mangé.
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MessageSujet: Re: Ne me mangez pas s'il vous plaids... [Libre]   Dim 8 Avr 2018 - 22:46



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« C'est pas vraiment compliqué avec ces deux trucs. C'est encombrant quand je marche mais là, pour grimper c'est bien. »

Circonspecte, Damoclès le regarda agiter ses deux ailes, manquant de sa casser la figure au passage. Sourcils levés, elle tenta un petit sourire, mais n'était pas vraiment sûre de la réussite de cette entreprise. Quoi que le gosse avait l'air de savoir ce qu'il faisait... Avec beaucoup d'attention, la solitaire le regarda procéder, admirant son petit manège. C'est vrai qu'il avait l'air pataud et encombré au sol avec ces membres démesurés, mais pour grimper à l'arbre, il savait y faire ! La rouge laissa échapper un petit sifflement d'admiration, et s'assit pour mieux le voir à l’œuvre. Il évoluait avec précaution, mesurant chaque mouvement, et finit par se hisser sur une branche avant de la regarder, triomphant. Sa fierté était tellement évidente qu'elle amusa beaucoup la neutre.

« Voilà, et je fais ça jusqu'en haut. Monter c'est facile, c'est descendre qui est plus embêtant. Ce qui est marrant, c'est qu'une fois en haut tout à l'air petit. Attention, je redescend ! »

La gaillarde changea vivement de place, restant sur le qui-vive au cas où le petit dégringole. Si au moins elle pouvait tenter de le rattraper ce serait pas mal, mais comme pour la montée, il prenait bien garde à ses gestes et semblait tout contrôler. Damoclès le regarda descendre, assez fascinée. Il utilisait à merveille ses particularités pour s'adapter à son environnement, même si elle doutait que tout ça soit le fruit d'une grande réflexion.

« Bravo pour ton habileté. On voit que tu t'es entraîné à faire ça ! »

Arck finit par atteindre le sol, visiblement ravi de sa démonstration, puis se tourna vers son arbre, pensif. Damoclès suivit son regard, scrutant la branche qu'il avait atteinte, qui lui semblait déjà hors de portée, puis le nid, encore plus haut. Vraiment, jamais elle n'y mettrait les pattes.

« Après l'avoir fais je me rend compte que pas grand monde va pouvoir monter là haut. » La rouge pensait la même chose, et était contente qu'il en reste là. Elle se voyait mal tenter l'acrobatie. « Bah, de toute façon il tient pas vraiment. Au fait, je crois que j'ai peut-être un truc ou deux pour nos estomacs grondant. Bon c'est pas de toute fraîcheur mais ça se mange bien ! »

Intéressée, la grande louve suivit son jeune acolyte du regard lorsqu'il passa près d'elle, le suivant jusqu'à sa cachette secrète. Son estomac tenta une manifestation bruyante mais elle parvint à limiter les émanations sonores en contractant son ventre, ce qui n'était pas des plus agréables quand celui-ci était aussi creux. Se pourléchant les babines sans vraiment s'en rendre compte, elle attendit de voir ce qu'Arck allait sortir de son petit garde-manger.

Elle sentit comme une pierre lui tomber dans l'estomac lorsqu'il exhiba le premier met, et le second fut presque pire. L'odeur n'était déjà pas terrible, mais la vue était repoussante. Une carcasse de mulot certainement pas de la dernière fraîcheur, et une sorte de gloubi d'insectes peu ragoûtant ; la solitaire avait l'impression de devoir choisir entre une mort par noyade ou par empoisonnement. Elle comprenait mieux pourquoi il avait mentionné le "pas de toute fraîcheur". Sa gueule était soudainement devenue sèche, et elle n'osa pas déglutir, de peur que le terrible fumet n'atteigne sa gorge. Elle était incapable de détacher son regard des réserves du brun, dubitative.

« Voilà ! Tu veux lequel des deux ? » Damoclès était bien en peine de répondre à cette question, et accueillit comme une bénédiction la diversion que lui offrit son jeune interlocuteur. « Mais au fait, pardon si je ne te laisse pas parler, faut pas hésiter à m'arrêter, Pa'Nibal disait toujours que je parlais trop. Comment tu t'appelles ? »

Désireuse d'oublier ce qui se trouvait sous son museau, la rouge offrit un petit sourire au loupiot, comme pour lui signifier que ce n'était pas important qu'il parle pour deux. Elle était étonnée de la mention du "Pa'Nibal" - un nom ? Un surnom ? - mais ne préférait pas poser de question qui pourrait ennuyer ou faire de la peine au petit. Il avait l'air si jeune... Ce n'était pas normal qu'il soit tout seul. Autant le ménager pour le moment.

« Je m'appelle Damoclès. Mais je t'aime bien, alors tu peux m'appeler Damo. »

Elle lui fit un clin d'oeil complice. Le gamin avait beau sortir d'un autre monde, il lui était sympathique, même s'il risquait de la tuer avec sa bouffe moisie. Jetant un nouveau regard perplexe sur ce qu'il lui proposait, la solitaire le regarda plus sérieusement.

« Pour en revenir à... ça. Je suis vraiment touchée que tu me proposes de partager tes réserves. Par contre... » Par acquis de conscience, elle se pencha et huma les denrées, regrettant immédiatement ce geste quand une forte odeur lui vrilla les narines, occasionnant une grimace furtive et involontaire sur son visage. Elle ne tarda pas à se redresser. « Je veux pas te vexer ou faire la fine bouche, mais je suis pas sûre que ça se mange encore... On risque de tomber malade et c'est pas la saison idéale pour être patraque. »

La grande louve leva les yeux vers le ciel, estimant le temps qu'il leur restait avant la nuit. Y aurait peut-être moyen de trouver autre chose pour les sustenter tout deux sans les livrer aux crampes d'estomac. Pour sa part, elle avait déjà tenté de grignoter des vieilles carcasses ou des grosses larves, et ça s'était plus ou moins bien passé, mais ça, c'était au-delà de ses forces. Reportant ses yeux de feu sur le petit, elle désigna les environs de sa patte.

« Que dirais-tu d'aller chercher quelque chose de plus frais à se mettre sous le croc ? J'suis sûre qu'on peut trouver des racines, des insectes ou p'tête un peu de viande. »
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MessageSujet: Re: Ne me mangez pas s'il vous plaids... [Libre]   Ven 13 Avr 2018 - 16:58

Je n'étais pas dupe, elle non plus ne semblait pas trouver mes réserves à son goût. Pourquoi tout le monde faisait-il la même tête quand il s'agissait de quelque chose de nourrissant ? Enfin, tout le monde, cela comprenait simplement Madame Asha et ma toute nouvelle amie. Mes yeux se reposèrent sur les deux mets, avant de revenir sur la Dame ; je revis à la baisse ce que je considérais comme nourriture mangeable. J'aurais bien voulu avoir autre chose sous la patte, malheureusement mon histoire avec tout ce qui bougeait ne serait-ce qu'un peu était des plus chaotique. La louve trouva néanmoins un manière fort simple de détourner mon attention de la nourriture que je lui proposais.

« Je m'appelle Damoclès. Mais je t'aime bien, alors tu peux m'appeler Damo. »

Je fis rouler le nom plusieurs fois sur ma langue, ne pouvant m'empêcher de sourire face à l'étrange mimique de Damoclès... Non, Damo c'était clairement mieux ! Les trois petits mots qui suivirent firent briller des étoiles au fond de mes yeux et je serais repartis à parler si son regard n'avait pas soudain changé, devenant un peu plus... sérieux, comme la vieille image d'un loup avec une patte de bois qui me revint en mémoire. Étrange comme une expression pouvait être identique d'un visage à un autre. A ce souvenir, je sus qu'il fallait que je me taise pour laisser parler l'adulte ; elle n'aurait pas aimé que je l'interrompe.


« Pour en revenir à... ça. Je suis vraiment touchée que tu me proposes de partager tes réserves. Par contre... »

Je la vis approcher le museau de mes denrées pour les flairer avec prudence, comme si les choses allaient lui bondir dessus. Devant la grimace qui suivit, et que je ne pu rater, un gloussement amusé m'échappa avant que je n'accepte que les deux choses ne sentaient pas vraiment la fraîcheur. La bestiole poilue avait bien gonflée depuis que je l'avais mise là, quant à la bouilli, elle avait soudain quelque chose d'immonde elle aussi. Nouvelle note à ajouter à la longue liste que j'avais en tête : ne plus essayer de garder de la nourriture sur une longue période.

« Je veux pas te vexer ou faire la fine bouche, mais je suis pas sûre que ça se mange encore... On risque de tomber malade et c'est pas la saison idéale pour être patraque. »


Je hochais la tête, lui accordant volontiers ce point car mon ventre ne rêvait plus que d'une chose, un repas frais et consistant. Une même pensée devait tourner dans la tête de la louve qui tourna son attention... en haut ? J'étais curieux et je levais les yeux pour chercher ce qu'elle fixait là-haut, ne voyant rien je me bornais tout de même à plisser les yeux. Rien. Pas de chose volante, pas de papillon, rien que cette drôle de boule jaune -non, le soleil, comme je m'en souvint- qui avançait lentement dans la voûte sans fin. Peut être qu'elle voulait vérifier que l'obscurité était encore loin ? Cette idée me semblait plus probable, attisant ma curiosité. Je pouvais presque la voir réfléchir, elle avait quelque chose en tête et j'avais hâte de savoir de quoi il s'agissait. J'observais la direction indiquée, ne voyant rien qu'une étendu déserte jusqu'à ce qu'elle poursuive.


« Que dirais-tu d'aller chercher quelque chose de plus frais à se mettre sous le croc ? J'suis sûre qu'on peut trouver des racines, des insectes ou p'tête un peu de viande. »

-Pour de vrai ?! Demandais-je avec un enthousiasme non dissimulé. Mais, Damo, comment tu comptes trouver quelque chose là dedans, on ne voit même plus le sol.. Un instant dépité, je me repris et déclarais avec énergie. Bah, si tu penses y arriver alors je suis partant, tu peux me montrer comment on s'en sort avec ça ?

Je grattais la surface blanche qui ne montre aucune résistance. J'étais prêt à apprendre ce que Damo voudrait bien me montrer, comme trouver à manger avec cette chose blanche. J'étais aussi intrigué par ce à quoi pouvait ressembler ces fameuses racines dont elle parlait. Je ne savais pas vraiment de quoi il s'agissait mais j'étais tout ouïe à la proposition. Je me contraignis à ne pas bouger, je voulais savoir comment il fallait procéder pour trouver ces choses ; et pour cela il valait mieux que j'évite d'être dans les pattes de l'adulte, j'aurais tout le temps de l'imiter ensuite.
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MessageSujet: Re: Ne me mangez pas s'il vous plaids... [Libre]   Lun 16 Avr 2018 - 12:08



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Damoclès étudia son jeune acolyte tandis qu'elle lui faisait part de ses doutes, et si sa grimace écœurée lui avait d'abord arraché un gloussement, il sembla réaliser par la suite que ses réserves étaient bonnes à l'empoisonner. Bien, il aurait appris au moins ça aujourd'hui ! Non pas que lui faire la leçon soit très plaisant - dans le sens où elle ne voulait pas le mettre au piquet, instruire quelqu'un n'était pas dérangeant - mais elle espérait que ça lui serait utile à l'avenir. Bien qu'elle ne soit pas une professionnelle de la réserve, du fait de son statut de nomade, elle se débrouillait bien pour dénicher des choses comestibles, et ne pensait pas s'en sortir trop mal pour trouver comment les stocker. Quoiqu'il en soit, l'enthousiasme d'Arck ne se fit pas attendre lorsqu'elle lui proposa une petite virée gastronomique.

« Pour de vrai ?! Mais, Damo, comment tu comptes trouver quelque chose là dedans, on ne voit même plus le sol.. Bah, si tu penses y arriver alors je suis partant, tu peux me montrer comment on s'en sort avec ça ? »

La gaillarde émit un rire bref après la participation du loupiot. Elle avait affaire à une vraie girouette, les émotions s'enchaînaient sur son visage à toute vitesse et sans transition ! Il avait l'air inquiet du succès de leur entreprise à cause de la neige, mais avait finalement reprit contenance avec l'enthousiasme habituel de la jeunesse, prêt à en découdre pour se remplir l'estomac. Hochant la tête, satisfaite, la solitaire se redressa devant lui.

« Bien sûr que je vais te montrer, c'est quelque chose dont t'auras besoin toute ta vie ! Enfin, à chaque hiver, si ta situation ne change pas d'ici là. »

Qui sait ce que le sort réservait à deux loups comme eux ? Solitaires maintenant, personne ne pouvait prédire ce qu'ils seraient l'an prochain. La grande louve était souvent en mouvement, donc peut-être ne serait-elle même plus sur ces terres... Quant à Arck, elle ne savait pas trop de quoi était fait son passé, donc que dire de son avenir... Tout ce qu'elle souhaitait, c'est qu'il soit heureux. Un sourire aux babines, elle se détourna pour se mettre en route, regardant le petit brun par-dessus son épaule.

« En route pour la nourriture ! Faut pas traîner si on veut festoyer comme des rois avant que le soleil se couche. »

Au final, elle retournait à la case départ, la voilà qui était à nouveau en quête de nourriture, mais elle avait gagné un compagnon d'aventure. Un disciple, même, et elle espérait qu'il se montrerait aussi adroit dans la tâche qui les attendait que dans son escalade du tronc...

La neutre avisa les environs, son regard d'analyste gastronomique enclenché. Elle n'était pas du coin, mais son expérience du voyage et de la restauration nomade lui permettaient d'étudier le terrain pour déterminer leurs chances de trouver tel ou tel type de nourriture, en fonction des besoins. Là, ils avaient deux estomacs grondants à nourrir, il fallait donc trouver de quoi les sustenter tous deux. Au milieu de la plaine, c'était pas évident, mais plus loin se dressaient quelques bosquets, leur meilleure chance pour le moment. La solitaire fit halte, montrant l'étendue enneigée devant eux à son petit camarade.

« La règle numéro 1 quand tu cherches à manger : étudier le terrain. On trouve pas la bouffe n'importe où, il faut savoir où chercher. Là-bas, par exemple, » dit-elle en désignant le bosquet le plus important du bout de la patte, « on aura plus de chances de trouver des plantes comestibles ou des rochers avec quelques insectes. Capturés frais, c'est bien meilleur qu'en bouillie, tu peux m'croire. » Taquine, elle refit un clin d’œil au jeune brun avant de montrer la vaste étendue blanche d'un autre côté. « Par contre, dans les grands espaces comme ça, tu trouveras p'tête des rongeurs qui ont fait leurs terriers sous terre et passent l'hiver à dormir. Et si tu trouves la bonne sortie de leurs tunnels, tu pourras te mettre un peu de viande sous la dent ! »

Elle en salivait presque, mais il valait mieux commencer par fouiller le bosquet. En carence de nourriture, leurs réflexes seraient moins bons, et il était déjà compliqué en temps normal de débusquer les petites proies, alors autant mettre toutes les chances de leur côté.

« On va commencer par les bois, là-bas. »

Ce qui faisait une petite trotte, surtout pour les courtes pattes d'Arck, mais la rouge espérait y être rapidement tout de même. Tandis qu'elle se remettait en marche, elle jeta un regard interrogateur aux grandes ailes du loupiot.

« Au fait, tu te sers de tes ailes pour grimper à l'arbre, mais tu sais voler aussi ? Comme les oiseaux, ou les papillons ? »
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MessageSujet: Re: Ne me mangez pas s'il vous plaids... [Libre]   Jeu 26 Avr 2018 - 20:33

Le changement d'attitude de la Dame ne m'échappa pas, elle s'était redressée, prenant le rôle d’instructrice avec un sérieux qui étira mon sourire. Cela faisais longtemps que personne ne m'avait enseigné, c'était très étrange, et agréable aussi car elle n'en avait pas perdu son sourire. Malgré toutes mes questions et toute mon agitation. J'avais conscience que croiser ma route était une épreuve pour les nerfs des adultes mais cela me permettait au moins de voir lesquels parvenaient à me supporter. Je voulais donc être digne des enseignements de Damo. Il était certain que cela m'aiderais à l'avenir, surtout avec ce qu'elle me disait être l’hiver, avec cette couche blanche. Je ne pris pas plus attention aux dernières paroles qui, pour moi, en l'instant, n'avaient pas grand sens. Ma vie d'aujourd'hui ne me semblait pas vraiment pouvoir changer. J'étais seul, sans perspective de retour possible pour l'instant. La Dame Blanche m'avait dis de chercher pour trouver d'autre loups alors c'est ce qu'il faudrait que je fasse.

Je la vis se détourner pour aller vers la plaine blanche avant que son regard ne se reporte sur moi, sa bonne humeur se communiquant à mon jeune corps emplit d'une énergie qui n'attendait que d'être utilisé. Je lui emboîtais le pas avec entrain, tâchant de faire attention à chacune de mes enjambées. La perspective d'un repas et d'un apprentissage nouveau exacerbant mes sens ainsi que mon envie de réussir. Borné, je fis en sorte, malgré ma taille moins grande que celle de l'adulte, de rester à sa hauteur ; je ne souhaitais vraiment pas la ralentir. Et même si l'effort pour traverser la couche blanche était énorme, je persévérais avant de trouver un moyen moins difficile de la suivre. Je me calais dans le sillon créé par la louve et ainsi, mon avancée se fit moins pénible. Damo finit par s'arrêter, m'obligeant à faire de même, et à me placer à côté d'elle pour observer les zones qu'elle me désignait.


« La règle numéro 1 quand tu cherches à manger : étudier le terrain. On trouve pas la bouffe n'importe où, il faut savoir où chercher. Là-bas, par exemple, » elle désigna le bosquet le plus important, « on aura plus de chances de trouver des plantes comestibles ou des rochers avec quelques insectes. Capturés frais, c'est bien meilleur qu'en bouillie, tu peux m'croire. » 

Je ne pus m'empêcher de rire et de me sentir un peu ennuyé de lui avoir proposé une mixture datant de plusieurs jours. Il était vrai que ses bestioles étaient bien meilleurs vivante et attrapées fraîche. Je pris note de ce détail. Mais toutes les plantes dont elle parlait se mangeaient-elles ? D'un seul coups je pris conscience de tout ce qu'il me manquait pour pleinement comprendre le monde hors d'une grotte, je n'avais pas eu le temps d'apprendre tout cela. La crainte me traversa comme un souffle de vent glacial alors que je faisais un pas en arrière, peinant à avaler ma salive. Mes oreilles s'étaient rabaissé avec incertitude mais la louve poursuivit sa description du lieu suivant et de ce qu'ils pourraient y trouver.

 « Par contre, dans les grands espaces comme ça, tu trouveras p'tête des rongeurs qui ont fait leurs terriers sous terre et passent l'hiver à dormir. Et si tu trouves la bonne sortie de leurs tunnels, tu pourras te mettre un peu de viande sous la dent ! »

J'avais peur qu'elle n'est remarquée mon soudain changement émotionnel, et n'entendis pas ce qu'elle disait ensuite. Malgré tout, quand elle bougea, je fis de même comme si ce choix n'était pas le mien. Quelque chose me disait d'avancer, de ne pas regarder en arrière. Car il aurait été bien simple de regagner la sûreté de l'arbre pour oublier ce que je n'avais jamais appris, pour oublier que je me trouvais là par ma faute. Mon premier pas trébuchant me remmena au présent, à cet instant où je m'étais dis que j'allais me montrer digne de l'enseignement d'autrui. Personne d'autre ne m'apprendrait cela, du moins pas les personnes que j'avais à l'esprit. Je pris plusieurs inspirations, d'abord tremblantes puis plus naturelles. Sa question me fit quelque peu sursauter.

« Au fait, tu te sers de tes ailes pour grimper à l'arbre, mais tu sais voler aussi ? Comme les oiseaux, ou les papillons ? »

Cela fit ressurgir des souvenirs à la surface de ma mémoire. Il faisait sombre alors tandis que j'avais une vague vue de silhouettes virevoltant dans les airs tels ses énormes choses à plume qui fondaient sur de petites proies depuis les airs. Je n'étais pas seul dans ce flot d'image, il y avait toujours cette même présence rassurante, cette forme blanche qui me gardait toujours sous son aile. Je savais que j'en étais capable, mais je ne savais pas comment. Ma famille relatait sans cesse leurs vols nocturne, mais très rarement ceux qu'ils effectuaient de jour. C'était vague mais les grandes lignes était toujours là. Le souvenir de cette vue m'emplissait encore d’émerveillement. Je devais avoir pris une mine absente car la louve me fixait étrangement, interrogatrice. Je m'étais encore perdu dans mes souvenirs.

-Je ne sais pas voler ; répondis-je avec le cœur gros en baissant tête et oreilles. Ma famille... ils savent tous mais personne n'a pu me montrer, je devais être trop jeune et maintenant, je doute de pouvoir apprendre ça un jour.

Le souvenir de mon rêve revint à mon esprit, traînant avec lui les sensations que j'avais ressentis avant la chute brutale de mon arbre. Une liberté nouvelle, un paysage à couper le souffle ainsi qu'une grande liberté de mouvement. J'enviais les papillons avec leur vol élégant, je les admirais toujours. Les oiseaux aussi me fascinaient.

-Mais je rêve à chaque fois, je sens l'air qui file sous moi, cela n'a plus rien à voir avec le reste du moins jusqu'à ce que quelque chose me fasse tomber. Je voudrais savoir voler Damo, mais j'ai l'impression que cela n'arrivera jamais.
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MessageSujet: Re: Ne me mangez pas s'il vous plaids... [Libre]   Ven 27 Avr 2018 - 10:40



Tu ne m'as pas l'air bien comestible...
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Prenant son rôle d'enseignante très au sérieux - et pressée de trouver quelque chose à se mettre sous la dent - Damoclès ne se rendit pas compte tout de suite qu'Arck ne suivait plus trop le rythme. En lui jetant un regard par-dessus son épaule, la neutre remarqua que ce n'était même pas dû à une baisse d'attention, typique chez les loupiots de son âge, mais qu'il semblait plutôt apeuré, moins sûr de lui... Il mit un instant à répondre à sa question, visiblement perdu dans ses souvenirs, qui intriguaient de plus en plus la solitaire.

« Je ne sais pas voler. Ma famille... ils savent tous mais personne n'a pu me montrer, je devais être trop jeune et maintenant, je doute de pouvoir apprendre ça un jour. »

Oups, elle avait un peu gaffé. Enfin, ce n'était pas vraiment une gaffe, bien que le p'tit bout soit tout seul, elle ne pensait pas que... Bon d'accord, si, évidemment que puisqu'il était seul, il devait avoir un contexte familial difficile... Et elle aurait pu deviner par conséquent que le sujet du vol n'était pas la meilleure chose à aborder avec lui. Peinée par la tristesse que cette petite tête brune affichait, la rouge se sentit soudain très émue.

« Mais je rêve à chaque fois, je sens l'air qui file sous moi, cela n'a plus rien à voir avec le reste du moins jusqu'à ce que quelque chose me fasse tomber. Je voudrais savoir voler Damo, mais j'ai l'impression que cela n'arrivera jamais. »

C'était trop d'émotion pour la solitaire, même si elle ne comprenait pas vraiment pourquoi la situation du petit la touchait autant. Faut croire qu'en l'espace de quelques instants en sa compagnie, elle s'y était bien plus attachée que ce qu'elle pensait... Il était rigolo avec sa dégaine un peu pataude et vulnérable, et pourtant tellement enthousiaste et plein de vie ! Ça lui brisait le cœur de le voir si abattu, et elle sentait qu'il serait difficile de lui enseigner l'art de trouver de la nourriture dans ces conditions. Elle-même ne se sentait plus trop la tête à manger. S'arrêtant au milieu de la plaine, les pattes bien enfoncées dans la neige, elle se retourna vers Arck, affichant une mine un peu désolée.

« D'accord, je comprends... »

Elle n'osait pas en rajouter ou poser des questions, même si sa curiosité la démangeait. Beaucoup de souvenirs douloureux devaient déjà hanter la tête du loupiot, il valait mieux qu'elle cherche à le divertir. Et puis, après tout, elle était quelqu'un d'obstiné, alors s'il y avait un défi à relever, elle serait la première à intervenir pour remotiver les troupes et se lancer dans le challenge ! Se redressant, elle retrouva un brin de sourire, et s'approcha du petit pour poser gentiment sa patte sur son épaule.

« Tu sais c'que je vois, là ? »

Observant attentivement le jeune loup de ses yeux de lave, elle lui sourit avec plus de franchise, penchant la tête sur le côté.

« Je vois un gamin plein de vie, d'optimisme et d'astuce, qui m'épate depuis que je l'ai rencontré ; un minot qui mène sa vie comme un grand en se débrouillant déjà très bien, qui s'adapte à son environnement et qu'est toujours prêt à apprendre de nouvelles choses avec grand plaisir. »

Dans un élan de tendresse, assez inhabituel mais impossible à réprimer, elle tendit la patte et ébouriffa la tête brune d'Arck, sans brusquerie. Elle voulait vraiment que ce p'tit gars retrouve son sourire et sa joie de vivre, qu'il mette toutes ses forces à persévérer et à survivre, parce qu'elle était sûr qu'il serait un loup formidable plus tard !

« C'est un battant que j'vois, moi j'te l'dis ! Je sais que même si tu doutes ou tu t'sens abattu, tu peux te relever et continuer d'avancer. T'as encore le temps de découvrir plein d'choses de ce monde, alors faut pas s'arrêter maint'nant ! T'en dis quoi ? »

Son sourire était bien plus épanoui, et invitait le brun à y croire lui aussi. Elle ne doutait absolument pas de ce gosse, avec ces ailes trop grandes et encombrantes pour son petit corps. Elle savait qu'il pouvait s'en sortir ! Et elle y veillerait même, tiens, il était hors de question qu'elle le laisse tout seul. Fièrement dressée sur ses hautes guibolles, elle posa sa patte sur son poitrail, affichant un air solennel.

« Et même si j'ai zéro expérience en vol, j'te jure qu'on essaiera tout c'qu'on pourra pour que t'apprennes quand même à voler ; ça doit pas être bien sorcier, après tout ! Et puis ça coûte rien d'essayer, pas vrai ? » La rouge glissa un clin d’œil complice vers Arck, espérant de tout son cœur voir un beau sourire revenir sur ce petit minois d'ange.
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MessageSujet: Re: Ne me mangez pas s'il vous plaids... [Libre]   Mar 8 Mai 2018 - 12:55

Un instant surpris, je me figeais en voyant la louve s'arrêter soudain devant moi suite à mes paroles, j'étais tellement immergé dans mes souvenir de la vie que j'avais eu, dans ses émotions qui ne me laissaient jamais en paix. J'avais oubliais que cela avait pour conséquence d'inquiéter les adultes. Je laissais un soupir m'échapper alors que je posais mon derrière sur le sol froid, les ailes plus basse qu'à l'accoutumé. Tout mon corps trahissait mon état d'âme ; mon regard soudain moins brillant se leva vers les yeux rougeoyant de Damo. Je me forçais à hocher la tête devant son air désolé et ses paroles. Comment aurait-elle pu savoir que sa question me toucherait ainsi ? Personne ne le savait, enfin presque personne. Les larmes n'étaient pas loin, je pouvais sentir mes yeux me piquer. Pourquoi fallait-il toujours que je finisse par craquer lorsque les questions des autres remmenaient les souvenirs de cette vie que j'avais perdu. Je sentais que tout en moi était chamboulé, et que cela n'avait jamais vraiment disparut. Toutes ces émotions, je les avais simplement mise dans un coin de ma tête et elles avaient grossit au file du temps. Je pouvais sentir qu'elles ne partiraient pas, qu'elle seraient toujours là à attendre que quelque chose les fasse ressurgir. Je fermais fort les yeux pour tenter de chasser les larmes quand le contact d'une patte sur mon épaule me fit regarder en sursaut Damoclès.

« Tu sais c'que je vois, là ? »

Voir le sourire qu'elle affichait fit ralentir la tempête qui s'était emparée de mes émotions, les larmes qui avaient menacé de jaillirent en un torrent furieux ne furent que deux simples larmes qui dévalèrent mes joues. Il y avait quelque chose de bon dans ce sourire, un truc qui chassa le froid de la tristesse, le remplaçant lentement par une douce chaleur qui sembla se propager depuis la zone qu'elle touchait vers l'intérieur. Je clignais des yeux avant de me racler la gorge.

-Non, qu'est-ce que c'est ?

Moi ? Étais-je vraiment toute ces choses là ? Sûrement, car sans tout ce que j'avais accomplit depuis, je ne serait sans doute plus depuis longtemps. C'était aussi et surtout car je ne voulais pas abandonné et me laisser mourir avant d'avoir pu tenter de retourner chez moi. Quand j'avais une idée en tête je ne lâchais rien, même si pour le coups, nombre de chose n'avaient pas été comme je l'aurais souhaité. Le chemin que j'avais cru simple ressemblait en fait à un vrai labyrinthe de tunnels. Cela me semblait parfois même plus un cauchemars dans lequel je me sentais plus seul que je ne l'étais en réalité. Mais cette réalité se rappela à moi lorsqu'une patte vint ébouriffer mon pelage, un geste anodin mais qui me rappela que tous les chemins que j'avais pris jusque là ne m'avaient pas apporté que de la tristesse. Je me redressais, mon regard devenant moins incertains et retrouvant l'éclat de détermination qu'il avait perdu quelques instants plus tôt. Je reniflais avant de frotter mon museau d'un patte et de rendre son sourire à Damo.

« C'est un battant que j'vois, moi j'te l'dis ! Je sais que même si tu doutes ou tu t'sens abattu, tu peux te relever et continuer d'avancer. T'as encore le temps de découvrir plein d'choses de ce monde, alors faut pas s'arrêter maint'nant ! T'en dis quoi ? »

-J'en dis que j'veux continuer à me battre, j'veux voir toutes ces choses que je ne connais pas encore et essayer de voir comment je peux retrouver ma famille. J'vais pas m'arrêter maintenant promis !

Je voulais croire à ce que ses yeux aussi rougeoyant que les miens me laissaient apercevoir ! Je ne me laisserais pas abattre, non ! Je ne m'enfermerais plus avec mes émotions, il fallait que j'apprenne à vivre avec. Je surmonterais ce défis comme j'avais surmonté le froid et l'eau tombant du ciel, la pluie, comme je m'en souvint. Mes ailes frémirent sous ce surplus d'énergie, mais je ne pouvais l'évacuer ainsi pour l'instant, c'était un peu frustrant d'ailleurs mais tant pis. Je me redressais, tout abattement disparut de mon être ; pour observer curieusement les mimiques de Damo qui, une patte sur la poitrine, poursuivit.


« Et même si j'ai zéro expérience en vol, j'te jure qu'on essaiera tout c'qu'on pourra pour que t'apprennes quand même à voler ; ça doit pas être bien sorcier, après tout ! Et puis ça coûte rien d'essayer, pas vrai ? » 

La louve avait trouvé comment ranimer toute l'excitation que mon jeune corps avait soudainement oublié et j'en trépignais sur place, dansant d'une patte sur l'autre sans pouvoir m'en empêcher. Mon sourire qui c'était fané précédemment revint encore plus fleurie que les secondes précédente, s'étirant d'une oreille à l'autre. Étais-je encore en train de rêver ou avait-elle vraiment l'intention de m'aider à trouver comment me servir de cette paire d'aile encombrante ? Elle avait l'air si sérieuse que je la cru sans une once d'hésitation.

-Tu... tu veux vraiment m'aider pour ça ? Vrai de vrai ?! J'sais pas si c'est simple ou pas, j'sais pas trop comment on fait non plus mais je veux essayer, c'est certain.

Face à l'émotion soudaine qui me traversa alors, je perdit un instant la voix, déglutissant avec difficulté. Mes yeux s’embuèrent sous l'effet de ce bonheur soudain, j'étais trop ému, je crois, pour dire quoi que ce soit ; je fis la seule chose que je pouvais faire. Je fis un pas vers elle et vint poser mon front contre sa patte antérieur. Cela faisait si longtemps que personne n'avait proposé de m'aider ainsi, pour quelque chose d'aussi vital que d'apprendre à marcher. Apprendre à trouver de quoi manger n'était rien en comparaison de cela. Elle n'avait peut-être pas d'ailes mais elle avait proposé de me venir en aide pour une chose qu'elle ne connaissait pas ; depuis longtemps, personne n'avait agit ainsi avec moi. J'avais besoin du contact avec les autres, cela me permettais souvent de me calmer, et de mieux exprimer ce que je ressentais tant mon débordement d'énergie m'en empêchait parfois. Mais il me revint que certains adultes n'aimaient pas tous ça, l'idée me traversa que peut-être s'était le cas pour Damo aussi reculais-je de quelques pas. Les quelques larmes qui coulèrent furent des larmes de joie, mon sourire en rien entaché par ce trop plein d'émotions positives.

-Merci Damo...

Je reniflais, mais lorsque je regardais alentour, ce fut avec une détermination nouvelle. Je me remémorais une phrase que me répétait souvent mère lorsque je m'emportais à faire plus d'une chose à la fois. Comment disait-elle cela déjà ? Oh est-ce que c'était pas : Une chose à la fois ? Si, ça devait être ça. Que faisions nous déjà ? Notre premier objectif me revint en tête... Ou du moins ce rappela-t-il à moi dans un grondement. Je séchais mes larme d'une patte en ne pouvant m'empêcher de rire.

-Je crois qu'il faut d'abord que l'on achève les leçons de survie que tu voulais m'enseigner Damo, sinon je vais être quitte à manger de la bouillie jusqu'à ce que toute cette « neige » disparaisse.
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MessageSujet: Re: Ne me mangez pas s'il vous plaids... [Libre]   Mer 16 Mai 2018 - 12:20



Quoi que tu es plutôt à croquer
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« J'en dis que j'veux continuer à me battre, j'veux voir toutes ces choses que je ne connais pas encore et essayer de voir comment je peux retrouver ma famille. J'vais pas m'arrêter maintenant promis ! »

Oui, voilà ce qu'elle voulait entendre, ce qu'elle voulait voir !! Auparavant abattu et au bord des larmes, Arck reprenait du poil de la bête, déjà transformé. Tout droit et souriant, il avait une toute autre allure, et ça faisait vraiment plaisir à la solitaire ! Également ragaillardie, elle couvait presque du regard le petit loup, sans trop se rendre compte de cette espèce d'affection quasi maternelle qu'elle développait pour le gamin. Effectivement, il parlait de retrouver sa famille... de quel genre de malheur son histoire pouvait bien être faite ? En tout cas, si besoin, il pourrait compter sur la louve dans cette quête également. Elle le lâcherait pas de sitôt.

« Tu... tu veux vraiment m'aider pour ça ? Vrai de vrai ?! J'sais pas si c'est simple ou pas, j'sais pas trop comment on fait non plus mais je veux essayer, c'est certain. »

Avec un sourire, la solitaire hocha la tête, confirmant l'interrogation du petit. Pour sûr qu'elle l'aiderait, vu comme cette idée l'enchantait, elle n'allait pas le laisser tomber ! Et qui sait, ça promettait aussi d'être intéressant comme expérience... Elle n'avait jamais réfléchi au processus de vol et d'apprentissage chez les oiseaux, mais cette idée d'occupation lui plaisait bien ! Au printemps, ils auraient sûrement de quoi faire quelques observations dans le coin.

Lancée dans ses réflexions, Damoclès ne revint sur Arck que lorsqu'elle sentit une légère pression sur sa patte, découvrant le loupiot en baissant les yeux. C'était un contact tout simple, mais qui en disait tant... Une vraie marque de confiance et d'affection. Pourtant peu sensible à ce genre d'effusions en temps normal, la rouge sentit son cœur se serrer et sa gorge se nouer. Bah mince alors, pour un peu il allait la faire chialer... Maladroitement, mais avec un sourire, elle lui tapota la tête lorsqu'il recula. Bon sang, comme ce môme était attachant.

« Merci Damo... »

Le petit bout en pleurait tellement il était content, et si elle ne faisait pas attention, la gaillarde allait bientôt sentir ses yeux s'humidifier aussi... Avec un brusque rire, elle haussa les épaules, se redressant tout en s'ébrouant. Aller, un peu d'action, assez de sensibleries !

« Bah, c'est normal. Si j'étais comme toi, j'voudrais que quelqu'un puisse s'occuper de moi aussi. Et puis, on aime tous les deux l'aventure, alors faut se serrer les coudes, tu vois ? »

Elle cligna de l’œil vers le brun, une nouvelle fois - il faudrait songer à arrêter cette manie aussi, ça devenait lourd. Mais la discussion retrouva bien vite son sujet principal lorsque l'estomac du gamin lança un rappel sonore, lui arrachant un éclat de rire. Effectivement, fallait se remettre au boulot !

« J'te le souhaite pas, vraiment ! » La simple notion de bouillie la fit presque frissonner d'horreur. « Bien, en route vers le bosquet donc ! On va aller débusquer un bon p'tit repas pour commencer les choses sérieuses... »

Damoclès glissa un regard complice vers son apprenti chasseur-cueilleur du jour, puis se remit en marche vers le bosquet. Une toute autre aventure les attendait là, elle avait hâte de voir ce que vaudraient la souplesse et la rapidité de son élève sur le terrain !
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