Four seasons
Tu as posé les pattes sur Four Seasons !

Tu te retrouves dans un monde étrange, peuplé d'animaux désignés comme dangereux... Des loups !
Mais ne t'inquiètes pas : ils sont civilisés et ne te mordront pas au moindre mouvement ! (encore que...)
Viens incarner TON loup ou TON chien et fais le vivre à travers des aventures nommées RP !



Votre devoir sera de rétablir la paix des saisons, mais il y a toujours des trouble-fêtes...

 

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 Le calme avant la tempête. [Libre]

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NuitsTernes
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MessageSujet: Le calme avant la tempête. [Libre]   Jeu 4 Jan 2018 - 10:00

Drei-Augen
Il s'était éclipsé avec le groupe une fois la réunion des Nuits Ternes et des Libres Lune achevée, il avait senti l'excitation l'envahir, avait même hésité à passer à l'action lorsque les ténèbres s'était abattu sur le groupe. Cela aurait était irréfléchi, il le savait alors une autre idée lui était venu, plus jubilatoire encore. Il marchait sur le feuillage pourrissant de la forêt dont les odeurs lui faisaient presque remonter le bile dans la gorge. Il dû s'arrêter un instant, ce qui fut suffisant pour que quelque chose lui soit rappelé de force. Et que la rage envahisse son être dans chaque recoin. Ainsi donc, s'il croyait les propos de leur leader, ces individus avaient du sang d'innocent sur les pattes. Nul n'avait le droit de supprimer une vie tout juste entamée. La rage et l'envie de rendre justice brouillait sans doute son raisonnement mais qui pouvait-il croire ? Il n'en savait plus rien. Et ce silence qui lui tapait sur les nerfs !

-Arrête donc de penser, il y a une chose que tu peux faire alors vas-y ! Il marqua une pause avant de sourire comme un dément. J'espère que vous ne teniez pas trop à votre calme mes chères petits.

Le masqué prit un instant pour passer une patte sur son museau, voilà qui serait bien plus simple pour ce qu'il avait en tête. A présent il pouvait les voir, les fragrances vastes et variés des pistes qui s'offraient à lui. Il détestait cet endroit alors c'était parfait. Le loup au masque vert s'élança vers la première cible, il ne ralentit même pas en arrivant sur le jeune cerf qu'un éclair rougeoyant estropia net avant que ce dernier ne parte en bramant à tue-tête. Voilà qui mettrait un peu de confusion sur le chemin de la bête apeurée. Il poursuivit ainsi, maltraitant les êtres vivants qu'il trouvait sur sa route, tant et si bien que lorsqu'il fit une pause, son pelage avait d'avantage la couleur du sang que celle qui lui était propre. Satisfait de lui, il s'accorda un regard pour le marcassin qui couinait sous sa patte. Ses babines s'étirèrent en un sourire cruel alors qu'il prenait le temps d'agir, vidant lentement la pauvre petite chose de son fluide vital, ses cris de détresse étaient une douce musique à ses oreilles. Personne ne viendrait le sauver, la laie gisait à quelques pas de là, l'abdomen ouvert de manière immonde pour en révéler les entrailles encore chaude. Et un vide béant. Son regard trouva ensuite se qu'il cherchait, une petite branche basse à laquelle il cloua son trophé couinant. Il n'allait pas mourir de si-tôt, ce qui lui donnerait le temps nécessaire pour accueillir ses invités.

-Voyons voyons.

Son regard s'illumina et en un claquement de griffes il était confortablement installé dans l'arbre où couinait sa dernière prise. Un recoin assez sombre pour que les nouveaux arrivants ne le voient pas directement. Sa patte revint frôler son museau avant d'entrée en contact avec le médaillon. Son attitude se fit plus lucide et sombre. Il faisait ce qu'il devait faire, il n'avait pas le choix s'il voulait que la douleur cesse même si... Ce sentiment fut balayé par la rage au souvenir des dire de Nacht'. Un rire écœurant lui échappa avant que le silence ne reprenne ses droits, tout se passait au mieux même s'il aurait préféré tomber sur le jeune idiot trop fougueux de cette guilde ridicule.
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Arwen
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MessageSujet: Re: Le calme avant la tempête. [Libre]   Sam 6 Jan 2018 - 20:30






I'm just an angel that's fallen from grace


Un lac, pour apaiser leur soif et un lac intarissable pour les servir à jamais. Une surface cristalline, une profondeur infinie, une corne d’abondance pour tout être qui venait à se servir. Réceptacle de la misère, il accueillait les plus assoiffés, feignant de ne pas remarquer les remous agités qu’ils produisaient, venant briser l’harmonie de sa façade. Tel était sa fonction, celle que la nature lui avait attribué ; il ne pouvait s’en défaire. Satisfaire la soif insatiable des âmes qui venaient à sa rencontre, donnant sans limite, se remplissant encore et encore, refusant avec douceur l’aide de la pluie. Un lac qui, de par les bienfaits inépuisables qu'il prodiguait, perdit de sa pureté, pour progressivement prendre un goût amer. Si sa surface était toujours aussi transparente, sa saveur quant à elle perdait de sa douceur, sans qu’il ne put y faire quoi que ce soit. Les âmes qui s’étaient abreuvées avaient profané le lieu, abandonnant à l’eau les sentiments à l’origine de leur soif . Le lac était pollué, souffrait du traitement de ceux à qui il avait passé son existence à nourrir lui infligeait. Des ignominies en tout genre avaient été déposées, mais sa façade restait toujours aussi pure. Quel genre d’être vivant oserait boire l’eau d’un lieu aussi laid ? Après tout, il ne fallait pas oublier l’objectif propre de son existence ; servir la Vie.

Ainsi, il continua à attirer les âmes, tel un morceau de fer au milieu des aimants. Toutefois, le plus de monde qui venait s’abreuver il y avait et le plus infect devenait l’eau. Une saveur des plus écœurantes se faisaient sentir après quelques gorgées et chaque affront qui était fait appuyait encore plus ce goût.

Donner, donner de sa richesse, car tel était ce pourquoi il avait été fait. Accumuler les déchets, et éventuellement souffrir de sa pollution, cela n’avait pas été un problème pour les âmes qui étaient venues se satisfaire. Enfin, n’était-ce pas donc le rôle de la nature, que d’encaisser les immondices des Hommes silencieusement, jusqu’à ce que ces derniers s’empoisonnent d’eux-mêmes ? Ils s’étaient servis sans vergogne, l’avaient souillé de toute les façons possibles et se plaignaient désormais du gout qu’il avait ; écœurant, car malgré les misères il s’était efforcé de paraître aussi limpide qu’il l’avait été auparavant. Écœurant, parce qu’il persistait à refuser l’aide de la pluie . Écœurant parce que son fonctionnement était incompréhensible et invivable pour nous. Écœurant car on se demandait encore comment la nature avait pu donner naissance à une chose pareille.

Fort heureusement pour lui, un corbeau aux orbites lumineuses avait un jour décidé de lui asséner le coup de grâce ; une charogne qui empestait la vérité, larguée en plein centre, se frayant un passage vers ses profondeurs aussi facilement qu’une étincelle face à un chemin de paille. Il ne fallut pas attendre longtemps avant de voir apparaître les premiers signes de moisissure qui remontait à la surface sous forme de bulles ignobles. Ce n’était plus qu’une eau croupie et infectée, opaque de tous le mal qui se formait en elle, arrachée à sa fragile transparence. Le lac n’était plus que le reflet des âmes qu’il avait servi, empoisonné par leurs actions, contaminé par son mensonge.

Arwen ouvrit ses yeux encore emplis de sommeil sur les ruines qui lui faisaient face. Nichée entre deux murailles affaissées du Temple Bandi, elle fut réveillée par les premiers rayons du soleil, perçants timidement les nuages pour venir s’échouer sur son museau. La louve s’étira de tout son long, laissant le roi des astres illuminer les quelques arabesques dorées de son pelage que sa cape laissait entrevoir. Elle s’assit et profita du calme des Ruines pendant quelques instants, avant de se remettre à bouger. S’il y avait bien une chose qu’elle peinait à supporter désormais, c’était le silence. Il n’y avait rien de pire que de s’entendre penser, de parler avec soi-même, de faire bouillir l’eau croupie de ses pensées en espérant de tout son cœur que le mal s’évapore. Etre témoin de ses propres erreurs et incohérences la rendait malade. Un jour peut-être, elle arriverait à balayer ces eaux troubles pour retrouver sa véritable saveur. Mais ce ne serait sûrement pas aujourd’hui.

L’enfant s’était mise en marche vers la Forêt Orientale dans le but de se trouver quelque chose à manger. Elle ne comptait pas rester longtemps, l’Alpha de l’Automne envoyait ses soldats plus tôt que les autres Clans et Arwen avait guère envie d’en croiser un. Elle ne savait même pas pourquoi elle avait décidé de se rendre sur les terres d’un Clan, alors que ces dernières lui sont interdites. Un pressentiment, peut être ? Il fallait qu’elle se dépêche, enfreindre les règles la mettait mal à l’aise. Elle accéléra le pas, les sens aux aguets, ses prunelles bleues détaillaient rapidement le paysage en quête de nourriture. Elle jetait de temps à autres quelques coups d’œil nerveux autour d’elle lorsqu’elle arrachait quelques baies à un buisson . Elle regrettait tellement de ne pas avoir appris à chasser, quand bien même retirer une vie était un acte qu’elle ne pouvait concevoir, elle ne pouvait nier l'intérêt énergétique que de la viande fraîche pouvait apporter.

Alors qu’elle avalait rapidement les quelques fruits qu’elle venait de trouver, un bruit de plus en plus sourd venant de la forêt  se faisait entendre. Arwen s’arrêta de manger, et s’immobilisa, les oreilles bien droites sur son crâne avant d’effectuer le bond le plus rapide qu’elle avait fait en une année d’existence. Un jeune cerf était brusquement sorti de nulle part, une plaie béante et fraichement infligée sur son flanc droit. Fou de douleur et probablement terrorisé, l’animal avait foncé droit sur la jeune louve qui avait réussi à échapper  in-extremis à la collision. Un véritable loup aurait sûrement réagi avant elle, mais n’étant pas encore pleinement consciente de toutes les fonctions que lui permettaient d’effectuer son corps lupin, la femelle n’avait vu le danger qu’au dernier moment.

Heureusement son saut de cabris n’avait pas été effectué face à un arbre, Arwen s’était réceptionnée sur un autre buisson et tentait tant bien que mal de se remettre de la frayeur qu’elle avait eu. Elle s'extirpa de son pseudo-sauveur, non sans y laisser quelques poils avant de se remettre en marche vers la frontière automnale. L’enfant ne comprenait toujours pas ce qu’il venait de se passer. Une tentative ratée d’un chasseur ? Non, ce n’était pas possible, les chasseurs chassaient en groupe, un autre lupin aurait du être à la poursuite du cervidé. Toutefois, un loup était forcément derrière cela, à en juger par le diamètre de la plaie et les 4 marques distinctes qu’elle avait pu apercevoir…. Qui aurait tout intérêt à faire ce genre d’action ? Arwen accéléra le pas, flanquée d’un air méfiant, elle détaillait les alentours, redoutant l’arrivée d’une autre bête blessée à tout moment.

Une brise fraîche fit frémir les végétaux de la Forêt Orientale et ne manqua pas de faire frissonner la jeune solitaire. Son attention était tant focalisée sur les bruits environnants qu’elle failli rater le spectacle macabre qui semblait avoir été disposé à son attention juste en face d’elle. L’enfant s’immobilisa sur le champ, toisant de ses grands yeux bleus innocents les quelques entrailles rougeoyantes qui luisaient doucement sous les rayons du soleil . Comme désireuses de s’arracher à leur propriétaire, elles gisaient là, étalées, fières de leur liberté nouvellement acquise, tandis que l’enfant les observaient, une lueur indéfinissable dans le regard.

Arwen n’aurait su dire ce qu’elle avait ressenti à ce moment là. Un mélange de surprise, d’horreur suivi d’un vide saisissant. Le néant complet, impossible à expliquer. Elle fit quelques pas en arrière, et avec sa douceur qui lui était propre, contourna lentement la victime pour venir s’approcher de son visage. Les deux grandes orbites vides ne la lâchait pas du regard, la mort dans toute sa splendeur, exprimant le tout et à la fois le rien. Une pichenette de la Faucheuse pour retirer un insecte insignifiant. Le visage fermé, le regard sinistre, elle fit lentement glisser sa patte sur les paupières de l’animal. Elle n’avait plus à regarder le ciel en attendant son salut.

La solitaire à la cape pervenche continua alors son chemin, cette fois-ci plus lentement. Elle ne voulait pas penser à ce qu’elle venait de voir, elle ne voulait pas imaginer la suite de cette journée, elle ne voulait plus rien savoir. Les baies qu’elle venait d’ingérer commençaient à lui peser lourd sur l’estomac, mais ça non plus, elle ne voulait pas le savoir. Et comme pour venir lui rappeler que se gaver de belles illusions était inutile une fois que l’on connaissait la vérité, un cri déchirant  vint alors percer le silence de la forêt.

Peu importe combien de temps on cherchera à feindre l’ignorance, une fois acquise nul ne peut se défaire de la connaissance.

Arwen ne s’immobilisa pas cette fois-ci et continua sa marche, sentant cette fois-ci la peur monter doucement en elle. Son rythme cardiaque accéléra, ses pensées s’activèrent sans qu’elle ne leur ait donné son autorisation. Plus elle progressait, plus les cris de ce qui semblait être un marcassin se faisaient faibles. La respiration de la louve commençait à être légèrement sifflante, et malgré la saison froide qui battait son plein, elle se sentait étouffer sous sa longue cape lavande. Pourquoi n’avait-elle pas pris ses jambes à son cou ? Rien ne l’empêchait de prendre sa forme humaine et de détaler de ce territoire infernal. L’enfant se pinça la lèvre ; elle refusait de croire qu’elle faisait preuve d’une curiosité malsaine. Aussi mauvaise que sa condition humaine la rendait, elle s’accrochait encore à cet infime espoir qu’elle avait que de se connaître. Peut être que tout avait été forcé chez elle, mais elle était au moins certaine d’une chose : l’horreur que lui inspirait la mort était bien réelle. Si elle ne partait pas, c’était pour comprendre ce qu’il se passait, et éventuellement venir en aide à la créature dont les cris devenaient de plus en plus agonisants...n’est-ce pas ?

Et ce qu’elle découvrit était bien encore plus terrifiant que ce qu’elle aurait pu imaginer.

Les yeux écarquillés, elle sentit son visage se décomposer, et le peu d’énergie en elle se volatiliser. Immobile, en véritable statue de sel, ses deux grandes prunelles vidées de toute émotion fixaient la pauvre bête dont le corps planté à un bâton évoquait à Arwen un certain souvenir  qui à ce jour encore ne cessait de la faire cauchemarder et de la perturber au plus haut point. Cependant, cette fois-ci aucun hurlement ne franchit ses lèvres et ses yeux restèrent étrangement secs. Son sang semblait s’être glacé, ses pattes étaient lourdes, sa gorge sèche. Toute peur avait disparue, il ne restait plus rien, absolument rien à ressentir. Arwen semblait incapable de détacher ses yeux de la scène et resta un long moment à observer silencieusement. Au bout de quelques minutes, elle finit par tourner lentement la tête vers la cime d’un arbre qui la surplombait. Une forme floue et indistincte ne la quittait pas du regard. Il ne faisait nul doute que l’être qui l’observait était l’auteur de ces crimes.

L’être masqué se délectait-il de la réaction d’Arwen ? On aurait dit un enfant qui avait préparé une farce aux adultes et qui se cachait en gloussant, ne pouvant attendre de voir leurs réactions. L’enfant cligna doucement des yeux, avant de prendre la parole de sa habituellement douce, quoique légèrement absente


Bien le bonjour, Monsieur.
. Elle marqua une pause :”
Pardonnez mon manque d’enthousiasme devant ce qui semblerait être….votre surprise. A vrai dire, je ne pense pas avoir le vocabulaire requis pour réussir à qualifier ce que vous avez fait. Voyez-vous, il y a parfois des actions qui sont innommables, tant elles sont inenvisageable pour le commun des mortels.
“ Elle ne s’était pas attendue à prononcer de tels mots. Elle ne s’était pas habituée à parler de la sorte. Si Hippolyte l’entendait, il se retournerait probablement dans sa tombe. Arwen décida de ne pas s’attarder dessus. Sarcasmes ou bien véritable naïveté ? Au loup masqué de l’interpréter comme il le voulait. Arwen affichait un visage neutre.


Permettez moi de vous demander quel intérêt un auteur de tels massacres aurait à rester sur les lieux de son crime, à attendre qu’une simple solitaire tombe par hasard sur les ignominies dont il est le responsable ? Ne craint-il pas qu’on le démasque ?.
” . Elle ne faisait que de dire la vérité. Il n’était pas question de blesser ou pas la personne, d’éviter de faire le plus de mal possible aux individus. Ce n’était pas un jugement, mais un constat. Elle ne le considérait pas comme un monstre, elle n'avait aucun droit de faire des conclusions hâtives sur ce qu'il était vraiment. Elle n'était pas la mieux placée pour clamer que cet étrange individu masqué était un "démon". Seules ses actions, dont elle avait été témoin étaient critiquables, selon elle.


Car si jusqu’à présent votre odeur et votre apparence est invisible, moi je ne le suis pas.
” Un avertissement ? Non, un autre constat. Arwen faisait taire sa conscience, elle ne voulait plus l’entendre lui hurler que l’orgueil dont elle paraissait faire preuve à ce moment là était un vice grave qu’elle n’aurait jamais du connaître. Sa condition ne faisait que de la ramener vers le bas, elle ne voulait plus y penser.

Si elle n’était pas invisible, cela voulait dire que des automnaux pourraient très facilement remonter sa piste, découvrir les monstruosités jusqu’à suivre l’effluve de la louve jusqu’à l’arbre ou la bête se trouvait. Peut être que face à ses paroles, l’autre cherchera à disparaître immédiatement ? Après tout, les Soldats automnaux ne vont pas tarder. Mais Arwen savait qu’il ne le fera pas. Pour prendre le temps d’empaler un marcassin vivant sur un bâton et s’installer confortablement en haut d’un arbre pour observer la réaction du monde….seul un être fier et perverti en était capable, et c’était pour ces raisons même qu’il allait rester et  répondre à ses questions.  Sa fierté le poussera à soit se justifier, soit effrayer l’enfant avant qu’elle ne l’effraie.

Bye Funkimina
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NuitsTernes
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MessageSujet: Re: Le calme avant la tempête. [Libre]   Mar 9 Jan 2018 - 10:43

Drei-Augen
Enfin ! Enfin son ballet rugissant et rougeoyant semblait avoir attiré un nouveau danseur au sein même de cette irrésistible valse. La masqué fut assaillit de regrets qu'il balaya bien vite, c'était le prix à payer pour la liberté. Drei-Augen, car tel était son nom d'emprunt, se mit à nettoyer patiemment la fourrure tachetée de sang de ses pattes. Son ouïe pouvait aisément percevoir le bruit de ce petit papillon attiré malgré lui par la lumière qu'il avait allumé.

-Ce monde d'immobilité va bientôt se mettre en mouvement au rythme de la tempête qui s'annonce, ainsi le veut le noir corbeau ; murmura le lupin berçait par l’anonymat.

Son souffle se bloqua néanmoins dans sa gorge, comme il ne l'avait pas fait depuis longtemps. Devant son regard il ne voyait pas un adulte mais une enfant, une âme jeune qui n'aurait pas dû tomber sur cette scène. Quelque chose se fit violence en lui, renâclant avec tant de force qu'il crispa les mâchoire sur un grognement sourd. Un acte de folie, voilà ce qu'ils avaient commis. Il fixa la petite approcher du corps, un autre jeune se serait sans doute sauvé mais il y avait une chose étrange chez elle. Elle alla même jusqu'à toucher le cadavre de la bête avant de se figer devant l'autre atrocité qu'il avait commise. Un rictus furieux s'empara des traits du lupin, mais heureusement pour lui, l'ombre de l'arbre masqua le tout à la vue de cette jeune âme.

Fait plus étonnant encore, elle avait remarqué sa présence comme il put le constater une fois ses émotions remises à plat. Non, il ne se délectait plus de cela car un parasite l'en empêchait. Cette voix qui ne le quittait pas ne cessait de hurler à ses oreilles tant et si bien qu'il sentit la colère le gagner. Plissant son œil, le lupin se leva et prit soigneusement le temps de s'étirer sans pour autant quitter son perchoir.

« Bien le bonjour, Monsieur. Pardonnez mon manque d’enthousiasme devant ce qui semblerait être….votre surprise. A vrai dire, je ne pense pas avoir le vocabulaire requis pour réussir à qualifier ce que vous avez fait. Voyez-vous, il y a parfois des actions qui sont innommables, tant elles sont inenvisageable pour le commun des mortels. »

Bonjour... bonjour ?! Bon sang ! Elle venait de tomber au beau milieu des résultats d'un coups de sang et c'est tout ce qu'elle trouver à dire ?! Et avec un calme des plus anormal pour une enfant. Elle aurait dû être terrifiée, se mettre à bafouiller à tout va, mais non ! Non, il fallait qu'elle se mette à bavarder calmement comme s'il n'y avait pas un amas d'organes étalé au vue et au sus de tous, ni les couinements de plus en plus agaçant de la créature fiché à l'arbre. N'allait elle pas mourir à la fin ?! Peut-être aurait-il dû la faire taire avant de la mettre là. Un rire amusé fusa tout de même de la gueule du masqué devant tant d'assurance. Quand il eut retrouvé un peu son calme il patienta avec amusement, sachant qu'elle n'en avait sûrement pas terminée. Les couinements de la pauvre bête semblait s'amenuiser lentement avec les secondes qui défilaient.

« Permettez moi de vous demander quel intérêt un auteur de tels massacres aurait à rester sur les lieux de son crime, à attendre qu’une simple solitaire tombe par hasard sur les ignominies dont il est le responsable ? Ne craint-il pas qu’on le démasque ?. »

Ces paroles eurent pour effet de créer un léger changement chez le loup planté entre les branches de son perchoir. Le seul intérêt de rester aurait était pour lui de pouvoir évacuer toute cette tension, il ne s'était pas attendu à tomber sur un solitaire, qui plus est une enfant. Cela il n'avait pu le prévoir. Le regard au sein du masque vert se fit plus sombre, plus fatigué alors qu'il observait le visage de l'enfant. Sa fourrure se mit à frissonner tandis que lentement, un étrange appendice descendait le long du tronc tel une liane sanglante. La chose s'enroula autour du petit corps que la mort refusait d’emmener et resserra son étreinte. Les cris s'évanouir bientôt pour laisser le silence revenir enfin alors que la chose se rétractait lentement. Des cadavres et un cerf aux abois suffiraient amplement à faire circuler son message. Avec un soupir, le loup sauta à bas de son perchoir.

-Ceci n'était en rien destiné à une toute jeune louve, ni même à un quelconque solitaire. J'applique les ordres car je n'ai d'autre choix que de les suivre. Et aussi que je cherche à obtenir une certaine réaction de la part de mes charmants hôtes du jour ; ajouta-t-il avec un sourire inquiétant.

Seul un éclat bleu était visible au sein de l'orbite gauche du masque, le lupin prenait tout de même garde à ne pas montrer trop de sa personne, même s'il n'avait devant lui qu'un individu solitaire. Il se déplaçant pour rester à demi dans l'ombre.

-Tu es des plus perspicace petite, les murs ont des oreilles comme ont le dit si souvent, surtout lorsque l'on se trouve au milieu d'un territoire hostile. Il m'étonnerait même que la cavalerie arrive avec le sourire. Déclara-t-il, souriant lui-même durant un cours instant avant de redevenir sombre. Je n'ai pas peur d'être démasqué petite, car j'ai eu peur durant toute ma vie pour un tas de raison et cette peur, est devenu une amie de tout les jours. Elle est accrochée à chacun de mes pas ; alors, un de plus où de moins, ne changeront pas grand chose à ce que le destin me réserve.

Drei-Augen marqua une pause, son regard et sa posture redevenant plus vif. Sa gueule se crispant avec dégoût.

-Le monde est sans cesse battit sur la mort et la haine, et tout cela ne cessera jamais. A quoi bon lutter pour devenir lumière quand le prix à payer est de se retrouver à ingérer l'obscurité elle même ?

Un questionnement étrange sans doute, mais qui prenait une grande part dans l'esprit du masqué, et cela de jour en jour. A quoi bon lutter pour atteindre la lumière, le prix à payer en était trop élevé lui semblait-il. Il avait cru l'atteindre durant un instant mais à présent, il douter de ce qu'il avait vue.
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MessageSujet: Re: Le calme avant la tempête. [Libre]   Ven 7 Sep 2018 - 6:30

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