Four seasons
Tu as posé les pattes sur Four Seasons !

Tu te retrouves dans un monde étrange, peuplé d'animaux désignés comme dangereux... Des loups !
Mais ne t'inquiètes pas : ils sont civilisés et ne te mordront pas au moindre mouvement ! (encore que...)
Viens incarner TON loup ou TON chien et fais le vivre à travers des aventures nommées RP !



Votre devoir sera de rétablir la paix des saisons, mais il y a toujours des trouble-fêtes...

 

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 Les esprits de ce lieu ne sauraient juger la valeur de nos actes | ft.Damoclès [ A ARCHIVER ]

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MessageSujet: Les esprits de ce lieu ne sauraient juger la valeur de nos actes | ft.Damoclès [ A ARCHIVER ]    Mar 2 Jan 2018 - 21:01



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Pour les temps à venir, les NuitsTernes avaient reçu l'ordre de ne pas s'éloigner des terres où les LibreLunes tenaient leur Conseil. C'était logique. Cela leur permettait d'appliquer une pression constante sur leurs ennemis à qui ils avaient récemment déclaré une guerre sans pitié. La louve au masque rouge n'avait aucun problème à obéir à cet ordre; à priori. Son malaise ne venait pas de l'inconnu; d'abord parce qu'elle n'avait jamais eu peur de l'inconnu, ensuite parce que les terres hivernales ne lui étaient pas inconnues. Mais le froid mordant ne l'arrangeait guère et elle ne parvenait pas à contrôler les tremblement qui la prenaient par moments. La silhouette au masque rouge était postée près de la Tour d'Amon Hen qu'elle visitait ainsi qu'il lui plaisait, agissant en parfaite touriste sans se soucier une seule seconde qu'on eut pu venir lui chercher querelle.

Son pelage caché par le manteau qui la protégeait du froid, notre louve au masque rouge était occupée à observer avec agacement la tâche de sang écarlate qui maculait un pan de son capuchon; résultat d'une altercation avec un hivernal qui s'était senti capable de chasser ces intrus fraîchement installés. Visiblement, il n'avait rien réussi du tout, sinon salir l'élégante créature. La vue du sang l'indifférait mais son odeur poisseuse l'horripilait. Elle se consolait en se disant qu'au moins, son pelage était resté propre! A ses pattes, le corps inconscient et potentiellement sans vie de l'hivernal se déversait de son sang sur le sol de la tour sacrée. Satisfaite de son oeuvre, la créature au masque rouge récupéra son poignard dont la lame noire dégoulinait toujours de sang.
Elle s'apprêta à le ranger lorsqu'un bruit firent se dresser ses longues oreilles.

Rabattant la capuche noire de son vêtement sur son visage, resserrant ses crocs sur le manche de l'arme; elle s'avança à pas feutrés de la source du bruit. Pour sa piètre défense, elle n'appréciait pas particulièrement ôter la vie..Hélas! Elle avait ordre d'attaquer à vue et n'était guère d'humeur à discuter.
A travers son masque joliment orné, la silhouette ne parvenait pas à voir parfaitement, comme si quelque chose lui manquait; mais elle parvint à apercevoir une silhouette qui était toute aussi inconnue qu'elle.

Sans aucune violence manifeste et d'une démarche presque parfaitement silencieuse, la silhouette lupine vient se placer derrière l'intruse et comme s'il s'agissait de la plus banale des salutations, vint coller la lame de son poignard près de la gorge de l'autre silhouette intruse. Mais elle ne la blessa pas. D'aussi près, elle pouvait sentir son odeur et cela l'arrêta net.
Entre ses crocs, elle souffla de sa voix étrangement mélodieuse :

« Le temps est mal choisi pour venir s'infiltrer sur le territoire des hivernaux. » Elle se redressa sans pour autant éloigner la lame tranchante. « Vraiment. Vraiment très mal choisi. » Et elle continua, d'une jovialité reptilienne. « Mais enfin, je suppose que les informations ne circulent pas aussi vite sur les terres neutres! »

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Dernière édition par NuitsTernes le Mar 20 Fév 2018 - 18:37, édité 1 fois
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Damoclès
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MessageSujet: Re: Les esprits de ce lieu ne sauraient juger la valeur de nos actes | ft.Damoclès [ A ARCHIVER ]    Mar 2 Jan 2018 - 23:47

HRP :
 





Ta mère est seule juge de la valeur de tes actes

Damoclès & Gauner

La lune brillait dans un ciel sans nuages, nimbant les environs d'une clarté laiteuse aux reflets argentées. C'était une belle nuit qui succédait à une belle journée, bien que l'obscurité ait amené avec elle un froid mordant qui s'insinuait jusque dans les os de Damoclès. Cette dernière avait à nouveau opté pour une nuit de balade, faute de couchage décent pouvant la préserver du gel. Fort heureusement, elle avait débusqué un jeune lapin juste avant le coucher du soleil, et avait comblé le gouffre de sa panse avec délectation. Au moins ne crapahuterait-elle pas le ventre vide cette fois-ci.

L'énergie procurée par son repas de reine l'envoya bien plus loin que ce qu'elle avait commencé à explorer, depuis les quelques jours où elle était arrivée en ces terres. A vrai dire, elle avait même hésité à s'aventurer si loin ; elle avait croisé de nombreuses odeurs typiques d'un marquage de territoire, et ignorait si la meute qui habitait la forêt qu'elle explorait l'accueillerait les pattes ouvertes. Mais l'endroit avait l'air bien trop mystérieux pour qu'elle résiste à l'appel de la découverte, aussi avait-elle continué sa promenade nocturne, vaguement aux aguets.

La solitaire parvint au pied d'un dénivelé, et leva le museau pour apercevoir ce qui se trouvait en haut. Ça ne ressemblait à rien de ce qu'elle connaissait, si ce n'est cet étrange abri en haut des falaises dans lequel elle avait élu domicile le soir de l'orage. Cette allure si peu naturelle... Il lui fallait aller voir tout ça de plus près. Contournant la colline, Damoclès discerna un sentier à demi obstrué par les arbres, qui semblait mener là où elle voulait se rendre. Elle entreprit de le suivre, mais s'immobilisa après quelques minutes de marche. Une odeur de sang venait de chatouiller ses narines, et elle fronça les sourcils. Quelque chose clochait là-haut. Allait-elle reculer pour autant ? Non. Quelqu'un avait peut-être besoin d'elle. Tête baissée, la belle se fit plus attentive à ce qui l'entourait et poursuivit son ascension.

Elle marqua un temps d'arrêt une fois parvenue en haut, dissimulée dans l'ombre d'un arbre. Cette structure de pierre devant elle était surprenante, mais plutôt belle dans son genre. Elle avait un style d'enfer. Un souffle d'air glacé souleva ses poils en tout sens, venant de derrière elle. Voilà qui n'arrangeait pas son affaire... Les dents serrées, la solitaire trottina jusqu'à l'ombre d'un mur, le longeant aussi silencieusement que possible. Une pierre vint totalement gâcher son effet lorsqu'elle buta dedans, la précipitant contre une roche qui la fit résonner bruyamment, notamment lorsqu'elle dévala ensuite la pente. Damoclès retint son souffle, guettant un mouvement. Rien ne venant, elle reprit sa route, et s'avança sur une plateforme de pierre remarquablement plate. La vue au-delà était à couper le souffle, et la louve s'accorda quelques instants pour en profiter, émerveillée. Elle regretta hélas bien vite cette idée lorsqu'une lame qu'elle devinait affûtée vint se placer contre sa gorge. Comme elle se maudissait parfois d'être stupide... Si Artemisia apprenait qu'elle s'était faite avoir comme une bleue, elle en serait folle. Mais le problème, c'est qu'elle risquait bien de ne jamais rien en savoir, non plus que de revoir sa fille.

« Le temps est mal choisi pour venir s'infiltrer sur le territoire des hivernaux. »

Plus inquiétant encore que cette voix doucereuse était la discrétion de sa propriétaire. Damoclès ne se jugeait pas mauvaise en traque, et elle n'était pas non plus venue en touriste ; pourtant, elle n'avait rien vu - ni entendu - venir. Même si elle avait été distraite par le panorama, son adversaire était redoutablement silencieuse. Et armée, avec ça. Si jamais la solitaire survivait à cette entrevue nocturne, il faudrait qu'elle essaie de se rappeler qu'il existait donc une meute... D'hivernaux..?

« Vraiment. Vraiment très mal choisi. Mais enfin, je suppose que les informations ne circulent pas aussi vite sur les terres neutres ! »

L'imprudente louve tâcha de ne pas bouger d'un poil, bien que cette voix suffisante et à l'intonation joviale sordide lui tapa sur les nerfs. Il était déjà assez humiliant d'avoir été mouchée comme un louveteau en faute, elle n'avait pas en plus envie qu'on la baratine avec des informations qu'elle ne comprenait même pas. Du moins, pour le moment. Elle prit tout de même grand soin d'enregistrer tout ce qui lui entrait par les oreilles. Déglutissant, elle répondit de sa voix de basse, d'un ton feutré.

« J'ignore quelle parcelle des terres neutres j'ai pu parcourir, mais ce qui est sûr c'est que j'y ai pas croisé grand-monde. Et personne qui m'ait prévenue que des assassins se promenaient dans les parages... Si j'aurais su, j'aurais pas v'nu.

Un petit soupir théâtral. Palabrer n'allait certainement pas occuper son bourreau très longtemps, donc elle devait réagir, et vite. Son pouvoir ne lui serait d'aucune utilité par ici, elle devait se débrouiller autrement, et prendre la première idée venue qui tienne la route- oh, une idée !

Sans crier gare, Damoclès poussa sur ses antérieurs et se jeta de toutes ses forces en arrière, juste sur la tête qui menaçait sa vie avec une lame. De toute façon, c'était la seule direction qui n'offrait a priori pas de mort immédiate, et comme le suicide était exclu, il fallait bien faire avec ce qu'on avait sous la patte... Profitant de l'effet de surprise et de son élan, la solitaire roula en arrière et bondit sur ses pattes, faisant cette fois face à l'assaillant. Plus question de se faire avoir dans le dos, elle devinait que le prochain coup serait fatal... Il était temps d'appliquer toutes les leçons apprises par la meilleure instructrice au monde - et la plus fourbe, ce qui pourrait aussi être utile.

La silhouette en face était vêtue d'un manteau et d'un masque couleur de sang, qui tranchait violemment avec la couleur d'albâtre que la lune répandait sur les alentours. Une autre tâche cramoisie ornait un côté de la capuche, et Damoclès n'eut plus aucune doute sur la nature de son ennemi. Quelque part dans le coin devait donc se trouvait un loup blessé, voire mort, certainement un de ces hivernaux puisqu'on se trouvait sur leurs terres. Tout cela ne regardait en rien la louve crème, mais elle était trop impliquée pour s'en aller simplement ou même fuir. Et puis, elle était en colère contre l'encapuchonnée. Et ça, ça ne passerait que d'une seule manière.

« Je ne sais pas de quoi retourne cette petite mascarade, mais je ne cautionne pas les meurtres. Et encore moins qu'on me menace. »

La louve rejeta en arrière ses mèches rouges, dardant ses yeux de feu sur sa vis-à-vis, l'air mauvais. D'après la voix et l'approche douteuse, elle avait sûrement affaire à une détraquée, mais elle ne se laisserait pas impressionner ou dépecer facilement. Elle avait déjà une certaine expérience des combats, et elle pouvait bien mourir pour une cause inconnue si c'était pour protéger le loup qui vivait peut-être encore dans les parages ou entraver les crimes contre un clan. Dévoilant ses crocs blancs, Damoclès restait concentrée sur l'ennemi et sa lame. Au moindre mouvement, elle était prête à réagir.

« Viens donc me montrer comment tu te bats à la loyale, si tu as seulement une petite idée de ce que ce mot signifie... »
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MessageSujet: Re: Les esprits de ce lieu ne sauraient juger la valeur de nos actes | ft.Damoclès [ A ARCHIVER ]    Jeu 4 Jan 2018 - 21:26



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C'était bien une solitaire à laquelle la silhouette faisait face. Et rien que par ce fait cette petite louve venait de perdre un intérêt conséquent pour la créature lupine masquée qui fut tentée d'applaudir sa petite tirade théâtrale avec un sarcasme palpable. C'est sûrement cela qui la déconcentra assez pour qu'elle ne vit absolument pas venir l'attaque de la louve à la chevelure écarlate qui se dégagea de sa dangereuse emprise en se projetant avec force contre son doux visage. Derrière le masque orné de rouge, la créature grimaça et manqua de laisser son poignard chuter au sol. Occupée à pester, elle laissa la solitaire s'éloigner d'elle. Son attention ne se reporta sur la louve au pelage crème que lorsque celle-ci gronda avec une menace parfaitement explicite :

« Je ne sais pas de quoi retourne cette petite mascarade, mais je ne cautionne pas les meurtres. Et encore moins qu'on me menace. »

La silhouette soutint le regard de la louve avec un sourire empreint de mépris. Qu'avait-elle à se soucier qu'une solitaire juge ses actes ? Réellement, cela devait bien être le dernier de ses soucis. Ce qui expliquait par ailleurs qu'elle ne l'ait pas assassinée lorsqu'elle en avait l'occasion. Tuer, cela ne la dérangeait guère et elle comprenait très mal que des prédateurs tels qu'étaient les loups puissent tant se soucier de tuer l'un des leurs; mais tuer sans que cela ne serve aucun de ses desseins n'avait pas de valeur à ses yeux. Elle se dressa de toute sa hauteur, sans quitter des yeux la femelle aux yeux de dragons qui avait adopté une position de combat, crocs dévoilés et regard mortel. La louve crème lui lança avec colère :

« Viens donc me montrer comment tu te bats à la loyale, si tu as seulement une petite idée de ce que ce mot signifie... »


Et à cela, le regard sombre de la silhouette lupine s'écarquilla d'incrédulité. Elle s'était redressée et tranquillement assise, droite et majestueuse, comme une statue de marbre sculpté. Son regard planté dans celui de la louve, son sourire s'étendit avant qu'elle ne finisse par éclater de rire. Sa tête partit en arrière, dévoilant quelques boucles de cheveux échappées de sa capuche dont il était impossible de réellement discerner la couleur tant la pièce était sombre. La silhouette rit d'un rire sincère, clair; sans moquerie, ni folie, ni cynisme. Elle avait rit parce que c'était drôle, réellement, du moins pour elle. Haussant les épaules face à l'attitude de la femelle solitaire, elle inclina la tête puis s'exprima enfin, d'un ton douceâtre :


« Me battre ? Contre toi ? Allons, ma chérie, si je ne t'ai pas tranché la gorge sur le champs, ce n'est pas pour me rouler dans la poussière avec toi pour te prouver ma supériorité ! » Elle ajouta avec mépris. « Seuls les plus naïfs se battent à la "loyale"...Ou les enfants! »


Elle avait parlé avec ce dramatisme qu'elle appréciait tant. Le poignard était à présent déposé sous ses griffes mais son corps restait tendu, prêt à esquiver une potentielle offensive. Bien sûr, elle n'était pas si surprise que sa menace de mort ait entraîné une réaction hostile. C'était plus que prévisible. Sa posture laissait voir que si des muscles elle avait, notre créature était loin de ressembler à une montagne. Elle continua, réitérant sa pensée avec une tranquillité insolente :


« Tu es une solitaire. Tu n'as pas de clan, pas de faction, pas de visage.Te tuer n'a aucune valeur aux yeux de personne. »


L'assassine au manteau noir se tut un instant, pour laisser entendre le cliquetis de ses griffes sur la lame, ne taisant pas la menace qu'elle représentait. La Lune pénétrait juste assez dans la pièce pour faire étinceler son regard mauvais. D'un ton plein de mystère et d'attrait, elle proposa comme on propose des friandises à un enfant un peu trop insouciant :

« Plutôt que de risquer inutilement ta peau, ne souhaites-tu pas plutôt savoir pourquoi des assassins parcourent cette terre par des nuits si noires ? »



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MessageSujet: Re: Les esprits de ce lieu ne sauraient juger la valeur de nos actes | ft.Damoclès [ A ARCHIVER ]    Ven 5 Jan 2018 - 15:10





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Tous ses muscles tendus, Damoclès attendait la réaction de son agresseur, ne quittant pas des yeux le moindre de ses mouvements. Alors qu'elle était prête à bondir lorsque son adversaire se redressa, elle fut un peu déçue de la voir s'asseoir, mais resta sur ses gardes. Ça pouvait tout aussi bien avoir pour but d'endormir sa vigilance... Mais lorsque la louve se mit à rire - un rire très agaçant du point de vue de la solitaire - Damoclès comprit qu'il n'y aurait probablement pas de combat. Et que sa vis-à-vis était très certainement folle à lier, aussi. La jeune louve se redressa en serrant les dents, observant l'autre tandis qu'elle se gaussait, quelques mèches s'échappant même de sa capuche. Ah la la, qu'est-ce qu'on s'amuse ! L'air mauvais, elle attendit que le spectacle soit fini. Le rire était peut-être sincère, mais il fallait être fou et totalement condescendant pour rire à cet instant. Ou imbu de sa personne. Peut-être tout ceci à la fois.

« Me battre ? Contre toi ? Allons, ma chérie, si je ne t'ai pas tranché la gorge sur le champs, ce n'est pas pour me rouler dans la poussière avec toi pour te prouver ma supériorité ! Seuls les plus naïfs se battent à la "loyale"...Ou les enfants! »

Cette tirade transpirait littéralement le mépris, à tel point que Damoclès en leva les yeux au ciel. Plus elle entendait parler cette folle, plus elle était certaine de sa prétention. Elle jouait avec son caractère, cherchant à l'énerver. Artemisia lui avait longuement répété qu'il ne fallait pas jouer à ce jeu là, qu'elle ne devait pas se laisser aveugler par la colère et foncer bêtement dans le tas. Il fallait être plus subtil. Avec beaucoup de subtilité, la solitaire choisit donc ne pas relever l'humiliation - encore une fois - dans les paroles de son interlocutrice, et s'assit à son tour, toute droite. Elle était consciente de la présence du poignard sous les griffes, et l'autre le lui montrait bien. Le danger était toujours présent, même si les intentions n'étaient a priori pas belliqueuses. Ma foi, dans ce cas, pas de bellication.

« Tu es une solitaire. Tu n'as pas de clan, pas de faction, pas de visage.Te tuer n'a aucune valeur aux yeux de personne. »

Eh bien, pour le coup, ça l'arrangeait plutôt que sa mort n'ait aucune valeur ! Si la cinglée pensait l'irriter avec ce genre de discours, elle pouvait aussi bien avaler son poignard. Elle prêchait une convertie : ni clan, ni faction, pas de visage ou d'attache, être totalement libre, autonome, indépendante dans la joie comme dans le danger, c'était ce pour quoi elle avait entamé son voyage. Légèrement apaisée de ne pas faire le jeu de sa vis-à-vis, Damoclès s'autorisa un petit sourire sardonique. Si la dame masquée voulait poursuivre son monologue, grand bien lui fasse. Aucun détail de sa personne - du moins tout ce qui lui était accessible dans le contraste entre la lumière de la lune et l'obscurité de la pièce - n'échappait au regard scrutateur de la solitaire. Qui sait, ça pouvait toujours servir.

Il y eut un blanc, au cours duquel seul le cliquetis des griffes sur le métal se fit entendre. La louve crème ne pipait mot, restant immobile, son regard rivé au masque en face d'elle. Et elle n'appréciait pas du tout la lueur qui brillait dans les yeux dissimulés derrière.

« Plutôt que de risquer inutilement ta peau, ne souhaites-tu pas plutôt savoir pourquoi des assassins parcourent cette terre par des nuits si noires ? »

Oh oui maman ! Raconte-moi donc une histoire ! Bien sûr. Une fois de plus, le mépris, mais elle commençait à s'y habituer, à se défaire de la colère que ça réveillait en elle. Cependant, elle avait quand même envie d'en savoir plus. Elle pouvait n'être qu'une solitaire, elle avait déjà fait la rencontre d'autres loups par ici, des loups de clan. C'était une grossière erreur que celle de penser qu'elle n'avait aucun poids dans la balance... Et c'était encore plus motivant pour Damoclès d'aller fouiner pour intervenir contre ces assassins si fiers de leurs actions. Les leçons d'Artemisia lui revinrent en tête, et pendant quelques instants elle s'accorda mûre réflexion, les yeux plissés, l'air suspicieux.

« Je ne suis pas si stupide que tu le penses... Je crois pas un instant que tu m'en parleras. Après tout, c'est bien au-delà des préoccupations d'une simple solitaire, pas vrai ? »

Il lui fallut une grande maîtrise de soi pour ne pas user du sarcasme en réponse à une tirade si infantilisante, mais elle préféra jouer la neutre bornée pour faire parler l'autre. En espérant qu'elle parle. Le poignard brillait dans la pénombre, sombre menace sur sa vie si elle tentait de lui extorquer des informations d'une autre manière. Son interlocutrice avait beau être insupportablement hautaine et suffisante, Damoclès ne doutait pas qu'elle soit à la hauteur de sa palabre en termes de combat. Mais il fallait quand même qu'elle en rajoute une couche, pour titiller, juste au cas où la première tactique ne fonctionnerait pas... Se drapant de sa plus belle cape de bon aloi, la solitaire releva le menton.

« Et puis, je m'inquiète pas trop. Tout ceci ressemble plutôt au délire d'une gamine un peu trop seule, à mon humble avis... »

Après tout l'autre avait dit que la mort d'une solitaire n'avait aucune valeur, pas vrai ? Donc y'avait pas vraiment de risque. Et Damoclès ne voyait pas d'inconvénient à récolter une estafilade ou deux si ça pouvait permettre à l'autre de déverser son poison... tout droit dans ses oreilles.
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MessageSujet: Re: Les esprits de ce lieu ne sauraient juger la valeur de nos actes | ft.Damoclès [ A ARCHIVER ]    Mer 10 Jan 2018 - 23:35



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L'assassine prenait un malin plaisir à tenter de déchiffrer les émotions qui se cachaient derrière la dure neutralité de la solitaire face à ses paroles, toutes aussi dures. Elle supposa que la femelle à la crinière flamboyante était de ceux qui encaissent reproches, insultes et autres piques sans broncher. Dans une certaine mesure, cela déplut à la silhouette vêtue de noir qui préférait manipuler les esprits les plus malléables; ceux qui ne lui demandaient pas trop d'effort, rien que sa beauté et son charisme naturel... Mais elle se consola aussi promptement qu'elle avait douté : n'importe qui était capable d'ériger une façade de puissance, qui cachait maintes faiblesses ne demandant qu'à être exploitées. Son sourire s'élargit et s'affina, satisfaite. Devant elle, la solitaire sembla entrer dans une réflexion avide de méfiance et l'assassine, polie et courtoise, ne l'interrompit pas mais continua de la toiser à travers les orifices de son masque. L'insolente trouva plus d'intérêt dans la pierre enchaînée à son cou, qu'elle avait saisie entre ses griffes étincelantes; et dont l'éclat rubescent se reflétait dans son visage. Quand enfin, la louve crème répondit, l'assassine redressa la tête avec une nonchalance explicite, de la même manière que font ceux qui vous écoute sans vraiment accorder de valeur à votre avis.

« Je ne suis pas si stupide que tu le penses... Je crois pas un instant que tu m'en parleras. Après tout, c'est bien au-delà des préoccupations d'une simple solitaire, pas vrai ? »

A cela, l'expression de la NuitTerne changea pour se teinter d'exaspération. Avec un dramatisme poussé, elle leva les yeux au ciel comme si justement, ce que venait de dire la solitaire aux yeux de dragons était complètement stupide. En l'espèce, cela lui était aisé de comprendre en quoi la solitaire pouvait douter de sa parole et de sa proposition, quand celle-ci disait vouloir lui révéler leurs desseins bénévolement. Nul individu ayant un temps soit peu de jugeote savait qu'on n'écoute pas avec crédulité les dires d'un assassin anonyme drapé de noir. La silhouette au masque rouge poussa un long soupir toujours dramatique et laissa la louve finir son discours d'enfant en la regardant avec condescendance.

« Et puis, je m'inquiète pas trop. Tout ceci ressemble plutôt au délire d'une gamine un peu trop seule, à mon humble avis... »

La pique faillit faire gronder l'assassine versatile; cette dernière choisit à son tour de se murer dans une impassibilité totale. Ses griffes se resserrèrent discrètement sur le poignard. Son esprit guetta l'espace d'un instant une potentielle instruction de la part du corbeau, bien qu'elle ne sentit pas sa présence dans les alentours. Cela ne la gênait pas, décider pour elle même était ce qu'elle préférait. Sa tête inclinée sur le côté, avec une curiosité méprisante, elle répondit en gloussant :


« Éclaire moi, ma chérie : a quoi crois-tu que j'appartiens exactement ? Une secte ? Une guilde ? Un culte ? Le genre de meute au sein de laquelle chacun s'applique à garder un un secret si important qu'il ne saurait être révélé ! »
Elle s'exclama, avec moquerie. « Oh! Et toi, la rusée, tu m'aurais manipulée à mon insu afin que je te révèle accidentellement ce qui te permettrait d'agir contre nous! »

Elle la jaugea de haut en bas, suffisante. Dehors, un nuage devait avoir voilé l'éclat de la lune car la pièce s'assombrit un peu plus amenant la pierre rouge de la NuitTerne à briller fortement.

« Ce serait un petit peu pathétique et tu te fourvoierait. Non, ma chérie, si je suis ici; c'est pour t'instruire. »


L'assassine se dressa avec calme et souplesse sur ses pattes et sans préambule, se mit à tourner autour de la solitaire comme si elle cherchait à l'intimider. Elle n'avait jamais vu cette jeune louve nulle-part et l'ignorance que celle-ci avait des terres fourseasoniennes conforta l'anonyme dans l'idée qu'elle ne devait rien savoir des clans et de leur règles...Et encore moins de ses ennemis. C'était parfait. Se déplaçant avec l'élégance d'une marquise, elle demanda, ses yeux illuminés par la pierre écarlate :

« T'as t-on déjà conté l'histoire des LibreLunes ? »



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MessageSujet: Re: Les esprits de ce lieu ne sauraient juger la valeur de nos actes | ft.Damoclès [ A ARCHIVER ]    Ven 12 Jan 2018 - 14:06





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Une chose était sûre, la folle à lier savait y faire dans l'art d'insupporter autrui. Si l'instinct de survie de Damoclès ne s'était pas interposé, elle aurait certainement foncé dans le lard de cet odieux personnage, mais pour une fois, elle avait la sagesse de se tenir tranquille. L'ennemi était certainement puissant, et il était encore trop tôt pour perdre un œil, une oreille ou toute autre partie de son corps. Malheureusement, si l'instinct de survie pouvait museler son ardeur, il était impuissant à calmer sa colère. Elle devait pour ça faire preuve d'une grande force intérieure, surtout pour ne rien laisser paraître alors qu'elle commençait à bouillir de rage. Le gloussement de sa vis-à-vis n'aida en rien à l'apaiser, mais au moins put-elle se concentrer sur ses paroles plutôt que sur autre chose.

« Éclaire moi, ma chérie : à quoi crois-tu que j'appartiens exactement ? Une secte ? Une guilde ? Un culte ? Le genre de meute au sein de laquelle chacun s'applique à garder un un secret si important qu'il ne saurait être révélé ! »
Un gang de tarés aurait-été une réponse plus adaptée de l'avis de la solitaire, mais elle se contenta d'observer un silence boudeur, tandis que l'autre poursuivait dans ses moqueries.
« Oh ! Et toi, la rusée, tu m'aurais manipulée à mon insu afin que je te révèle accidentellement ce qui te permettrait d'agir contre nous ! »

Damoclès fronça le museau, les dents serrées. Cette louve était tellement insupportable ! Instinct de survie ou pas, elle ne tarderait pas à lui sauter dessus, si ça pouvait au moins lui permettre de ne plus entendre cette voix horripilante. Elle ne comprenait même pas sa logique idiote, elle n'avait rien demandé, c'était bien cette louve de carnaval qui lui avait laissé miroiter la possibilité d'en apprendre plus ! Sa langue la démangeait, mais elle mordit fermement dedans pour rester bouche close, laissant seulement la colère transpirer par son regard. Celui-ci fut d'ailleurs attiré par la lueur rouge qui pendait au cou de sa désagréable interlocutrice : un pendentif ? Simple coquetterie, ou utilité réelle ? Elle devait garder ça à l’œil, tout à l'heure la louve masquée l'avait pris entre ses griffes, il pouvait avoir de l'importance...

« Ce serait un petit peu pathétique et tu te fourvoierait. Non, ma chérie, si je suis ici, c'est pour t'instruire. »

« Ha ! »

La solitaire laissa échapper une exclamation rauque en un bref rire exaspéré. La suffisance de cette garce était au-delà de ce qu'elle pouvait accepter, elle en avait des frissons tellement ça lui était insupportable. Elle se sentait rabaissée au rang de vulgaire gamine prête à recevoir une leçon, et sa fierté en prenait un sacré coup. Détournant le regard de l'autre, qui s'était relevée et entamait un cercle autour de la louve crème, Damoclès laissa échapper un soupir exaspéré, oreilles couchées. Ses griffes crissaient contre la pierre, et elle aurait aimé avoir de la terre ou un morceau de bois pour pouvoir les enfoncer profondément dedans, imaginant piétiner le manteau de la cinglée. Cette idée au moins lui procura un court sentiment de joie.

« T'as t-on déjà conté l'histoire des LibreLunes ? »

« Non, Maîtresse, comme votre Grandeur doit certainement l'avoir deviné puisqu'elle est si maline, votre serviteur ne sait rien de cet endroit ! »

Le ton était sec, la réplique cinglante. Damoclès foudroyait du regard la louve qui se pavanait autour d'elle, ses yeux lançant des éclairs. Elle se moquait bien que sa colère transparaisse au grand jour - ou au milieu de la nuit - tant qu'on venait vite à bout de la palabre. Elle en avait soupé, des sermons, et ce pour au moins un mois.

« Seriez-vous assez bonne, chère Madame, pour me la conter, ou allez-vous encore me rabâcher avec mon ignorance et ma naïveté si touchantes ? »

La voix de la solitaire se fit glaciale, venimeuse. Elle se moquait bien de mettre en colère sa vis-à-vis, voire que celle-ci décide de finalement ne rien lui dire. Elle avait besoin d'extérioriser sa fureur, sinon elle allait littéralement exploser, et lancer ces simples piques lui procurait déjà un soulagement et une joie indicibles. Elle ne pouvait qu'imaginer à quel point la folle à lier devait jouir de ce spectacle, de voir comme elle pouvait la pousser à bout. Mais au final, ici, ce n'était pas chez elle, ce n'étaient pas ses problèmes... aussi si la masquée devait devenir bien trop ennuyante avec ses histoires de secte et de lune, la solitaire mettrait tout simplement les voiles. Et tant pis pour le mystère.
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MessageSujet: Re: Les esprits de ce lieu ne sauraient juger la valeur de nos actes | ft.Damoclès [ A ARCHIVER ]    Ven 26 Jan 2018 - 17:20



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« Non, Maîtresse, comme votre Grandeur doit certainement l'avoir deviné puisqu'elle est si maline, votre serviteur ne sait rien de cet endroit ! »

En temps normal, ce genre de réplique cinglante et venimeuse aurait attisé la colère de la traîtresse au masque rouge, qui ne se laissait pas facilement faire. Mais ce soir, elle était en mission pour le corbeau et elle n'aurait su laisser ses émotions fébriles lui mettre des bâtons dans les roues. Il y avait quand même de la satisfaction à tirer de la colère de cette jeune louve, qu'elle toisait avec une méfiance constante tant celle-ci semblait prête à lui sauter dessus dès qu'elle en aurait l'occasion. Certains auraient pu questionner sa méthode : chercher ainsi à rendre furieuse son interlocutrice ne devait pas grandement servir sa cause. En réalité, cela lui importait peu. La silhouette n'avait pas besoin de mettre la louve dans sa poche, elle n'avait pas en tête de la recruter; tant que son message tombait dans une oreille un tantinet attentive, sa mission serait réussie.

« Seriez-vous assez bonne, chère Madame, pour me la conter, ou allez-vous encore me rabâcher avec mon ignorance et ma naïveté si touchantes ? »

"Madame" ? Cette mention suscita un petit grondement chez la silhouette aux allures de monarque mais cette émotion se fondit dans la colère générale que suscitait cette rencontre. Elle prit une grande inspiration puis vint s'approcher de la louve à la chevelure rouge sur l'épaule de laquelle elle déposa son museau toujours fendu en un large sourire. Elle lui donna l'accolade comme s'il s'agissait d'une vieille amie et susurra, d'une voix plus doucereuse :


« Mais avec le plus grand des plaisirs, ma douce. »


Une telle proximité laissait échapper quelques effluves de la douce odeur de la traîtresse, que son manteau ensanglanté piquait d'une désagréable odeur de fer. S'éloignant de la louve claire, elle vint à nouveau s'asseoir face à elle et déclara, une solennité vicieuse animant sa voix :


« Ils sont une société secrète; un groupe d'individus élus parmi les clans et les solitaires qui sont dotés de pouvoirs supérieurs; leur servant à garantir la paix à tous les clans qui peuplent ces terres... Louable, comme cause, ne penses-tu pas ? »

Avec dramatisme, elle continua :

« Cependant, comme toutes les sectes de leur genre, ils ont de nombreux vices et derrière leur façade de paix et de jovialité, ce ne sont pas que de bons samaritains. Sais-tu ce qui arrive à ceux qui voudraient les quitter ? Leur mémoire est lavée, effacée, remise à zéro ! Afin de préserver le secret. »

Sa voix était montée, comme si cela la touchait vraiment, et que sa colère était fondée autant que sa mission belliqueuse. Mais qu'elle était bonne comédienne ! Elle ne faisait que répéter des paroles qui lui avaient été contées et les informations qu'elle avait recueillies ça et là pour mieux leur nuire. Elle n'en pensait rien. Sa position était telle qu'elle ne tenait à la victoire de son camp qu'à la seule fin de voir sa cause personnelle récompensée. Tant qu'elle se trouvait du côté des gagnants, elle n'avait que faire de la morale et de l'éthique. Gloussant, elle adressa un clin d'oeil à la louve à la crinière flamboyante. Ne révélant pas sa cause à elle, elle espérait attiser la curiosité de la solitaire ( car après tout, qui n'aime pas connaître les plus grands secrets et autres mystères en tout genre.). Elle murmura enfin, sur le faux ton de la confidence :


« Evidemment, ni toi ni moi ne sommes sensées savoir quoi que ce soit d'eux; et je t'en ai déjà trop dit, mais quelque chose me dit que tu sauras garder le silence ! »


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MessageSujet: Re: Les esprits de ce lieu ne sauraient juger la valeur de nos actes | ft.Damoclès [ A ARCHIVER ]    Sam 27 Jan 2018 - 17:26





Ta mère est seule juge de la valeur de tes actes

Damoclès & Gauner

Si un simple regard pouvait tuer, nul doute que ce pénible entretien avec la louve encapuchonnée aurait pris fin bien plus tôt, et d'une bien tragique manière pour cette arrogante. Damoclès tira quand même quelque jouissance à l'observer après sa dernière tirade coléreuse, en remarquant la réaction de cette louve insupportable au mot « Madame ». Eh quoi, on était donc si fière de sa jeunesse ? La solitaire doutait que cette silhouette fine et cette voix haut perchée appartiennent à un mâle, aussi c'était la seule option envisageable. Bien, voilà qui lui donnait toujours un indice de plus.

Cette petite joie fut cependant de courte durée, lorsque l'autre fit mouvement vers elle. La jeune louve se redressa, surprise de ce rapprochement et prête à en découdre, mais la suite la prit complètement au dépourvu. Ce n'est que lorsqu'elle entendit les mots doucereux de son ennemie qu'elle réalisa que sa défense n'était vraiment pas au point, et que cette dévergondée lui sortait vraiment par les yeux. Elle abrégea l'étreinte non consentie par une brusque rebuffade, s'éloignant de la masquée. Celle-ci empestait le sang, mais pas que.  Restait à définir ce qu'était cette autre odeur qui flottait légèrement autour d'elle...

« Close enough » marmonna la solitaire, secouant son échine avec un frisson de dégoût tandis que l'autre retournait s'installer en face d'elle. Il était à présent temps d'ouvrir grand les oreilles, même si elle aurait sûrement droit à un sermon pompeux et bouffi d'orgueil.

« Ils sont une société secrète; un groupe d'individus élus parmi les clans et les solitaires qui sont dotés de pouvoirs supérieurs; leur servant à garantir la paix à tous les clans qui peuplent ces terres... Louable, comme cause, ne penses-tu pas ? »

Arquant un sourcil, la neutre se contenta de fixer son interlocutrice, celle-ci n'attendant certainement aucune réaction de sa part tant que sa diatribe ne serait pas finie. La louve crème se demandait tout de même où tout ceci allait la mener : était-elle en train de parler d'une secte ? Une vraie ? Une autre que son gang de tarés ?

« Cependant, comme toutes les sectes de leur genre, ils ont de nombreux vices et derrière leur façade de paix et de jovialité, ce ne sont pas que de bons samaritains. Sais-tu ce qui arrive à ceux qui voudraient les quitter ? Leur mémoire est lavée, effacée, remise à zéro ! Afin de préserver le secret. »

Bien vu, une secte. Une telle chose était-elle seulement possible ? Bien malgré elle, Damoclès se sentait captivée par ce récit. Elle n'avait pas l'âme d'un être social ni aucune expérience de la vie en clan. Elle ne se sentait absolument pas concernée par des problèmes de guerres, de territoires, ou de pouvoirs... Mais elle pouvait entendre à la rigueur qu'effacer la mémoire était un acte plutôt barbare. Elle en savait trop peu de cet endroit pour en juger, mais se dit qu'il lui faudrait assimiler beaucoup d'informations dans les jours à venir si elle voulait y comprendre quelque chose. En tout cas, sa vis-à-vis semblait révoltée par cette pratique, mais ça, la solitaire l'avait remarqué depuis un moment. Il n'y avait qu'à voir à quel point elle prenait à cœur de l'instruire et de jouer sa petite scène... Voilà qu'elle se remettait à glousser, et la donzelle n'y comprenait plus rien. Était-elle réellement en colère, ou concernée par ce problème ? Ou bien était-ce seulement l'odeur du sang, ou de quoi que ce soit d'autre qui la fasse agir ?

« Evidemment, ni toi ni moi ne sommes sensées savoir quoi que ce soit d'eux; et je t'en ai déjà trop dit, mais quelque chose me dit que tu sauras garder le silence ! »

Damoclès n'avait même pas envie de jouer son jeu et de lui prouver sa bonne foi. D'une part, elle n'avait personne à qui raconter tout ceci. D'autre part, elle n'avait absolument pas l'intention de taire ces informations. Ce n'était qu'une question de temps avant qu'elle trouve l'oreille adéquate. La jeune louve médita quelques instants en silence, sceptique, sourcils froncés et ses yeux de feu ne quittant pas l'encapuchonnée. Que croire, dans toutes ces salades ? Il était possible que le fond soit vrai, mais l'angle biaisé par la cinglée et toute sa clique. Mais ça restait quand même assez intéressant, comme histoire.

« Je vois, donc eux c'est les grands méchants qui se font passer pour les gentils sauveurs du peuple, et vous vous êtes les justiciers qui allez révéler au grand jour la corruption de leur... secte, c'est ça ? »

Difficile de s'y retrouver là-dedans, jamais l'aventurière n'aurait imaginé arriver dans un tel panier de crabes. Dire qu'elle avait juste vu de la fumée au loin, et elle ne savait toujours rien de cet incident ! Bah, chaque chose en son temps. D'un mouvement leste, la jeune fut de nouveau sur ses pattes, et contournant largement la masquée, elle s'en vint regarder par une ouverture dans la pierre au-dehors, pensive. Ses oreilles, tournées vers l'arrière, épiaient le moindre bruit pouvant émaner de son adversaire - confidences ou pas, il n'y aurait jamais de confiance entre elles. Damoclès laissa passer quelques instants avant de se retourner. Au moins pour le moment sa colère s'en était allée, mais il valait mieux que l'autre ne recommence pas avec ses gamineries.

« Mais qui c'est, eux, au juste ? Et vous, vous êtes qui ? Vous les haïssez, vous voulez les détruire ? Vous vous moquez de la paix ? Ou bien ont-ils des secrets encore plus laids ? »
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MessageSujet: Re: Les esprits de ce lieu ne sauraient juger la valeur de nos actes | ft.Damoclès [ A ARCHIVER ]    Jeu 1 Fév 2018 - 0:09



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Même si la solitaire au pelage crème avait ignoré les paroles perfides de la grande silhouette au manteau, cette dernière aurait été satisfaite. Après tout, ceux qui prétendent qu'ils n'ont rien écouté retiennent toujours, même contre leur gré, quelques paroles qui les font réfléchir...Mais ici, elle jubilait presque en observant la mine méditative de la louve, qui réfléchissait manifestement à tout ce que Gauner lui avait dit. Dans ses yeux, elle avait l'impression de pouvoir lire comme dans un miroir et d'y observer comme un spectateur au théâtre, les acteurs tenter de démêler le vrai du faux ainsi qu'il eût s'agit d'une tapisserie. Son histoire était sordide et la "folle" voulait bien admettre en avoir conscience. La silhouette au masque rouge soutint avec malice le regard incandescent de la louve beige, mais la laissa réagir sans prendre la parole, car elle avait tout de même des manières.


« Je vois, donc eux c'est les grands méchants qui se font passer pour les gentils sauveurs du peuple, et vous vous êtes les justiciers qui allez révéler au grand jour la corruption de leur... secte, c'est ça ? »


Elle éclata d'un rire mélodieux et plus semblable à celui d'une grande dame que celle d'une meurtrière dégénérée. Que cette enfant se montrait perspicace, lorsqu'elle y mettait du sien. La traîtresse effectua une sorte de petite danse sarcastique et dessina une révérence ironique en s'esclaffant :

« C'est exactement ça, ma chérie ! »

Gauner ne bougea d'abord pas, se contentant de suivre du regard les mouvements de la solitaire à la chevelure rouge. Sans gêne, qu'elle n'avait guère, elle étudia le pelage de la louve dans la pénombre et se prit à penser que, de ce qu'elle avait vu des Librelunes lors de sa première rencontre avec eux, cette jeune louve possédait tous les attraits et l'apparence exotique des loups de la Guilde. En y réfléchissant, si elle n'avait pas vu dans ses yeux l'incompréhension face à ses dires douteux, la silhouette au masque rouge aurait pu croire que celle-ci faisait partie de la Guilde tant haïe par sa faction. Mais on ne trompait pas Gauner, c'est elle qui vous trompe. Il lui fallut croire que la louve s'était détendue ou bien qu'elle faisait ce geste par une sorte d'insolence suicidaire; celle-ci lui tournait désormais le dos. Elle aurait pu encore se vexer qu'on ne détourne ainsi l'attention de sa personne, seulement elle haussa simplement les épaules et fit crisser une de ses griffes sur son poignard, pour rappeler qu'elles n'étaient pas non plus à prendre le thé et les biscuits.

« Mais qui c'est, eux, au juste ? Et vous, vous êtes qui ? Vous les haïssez, vous voulez les détruire ? Vous vous moquez de la paix ? Ou bien ont-ils des secrets encore plus laids ? »

La traîtresse sous son manteau noir fit un grand tour, se déplaçant toujours dans le silence le plus total et avec une grâce particulière. Elle vint se placer sur un petit promontoire de pierre, sur le côté de la salle, d'où elle reprit d'étudier la jeune solitaire de son regard vicieux.


« La paix ? Ils n'ont jamais réussit à la préserver malgré toute la sois-disant bonne volonté qu'ils ont bien voulu accorder à cette cause. Ils sont là pour soutenir leurs valeurs honorables, mais disparaissent curieusement lorsque les clans se déchirent. Bien sûr, toi la solitaire tu ne pourrais comprendre en quoi cela nous insurge nous contre eux. » Derrière son masque, son regard sembla se perdre dans ses pensées et pendant un instant, elle fut ailleurs. Ses oreilles se redressèrent brusquement et elle plaqua à nouveau son attention sur son élève du soir, ses iris luisant dans la pénombre. « Je me sens d'une bonté particulière ce soir, vois-tu ? Quelle chance pour toi! Je me sens d'humeur à te dire qui nous sommes car après tout, nous nous n'avons pas de petits secrets à cacher. » Elle gloussa. « On enterre nos carcasses en public, nous. »


Elle se dressa de toute sa fière hauteur, surplombant la pièce de sa présence ténébreuse. La queue haute et droite en une position de dominance assumée, la silhouette élégante s'exclama, toujours avec solennité :


« Nous sommes les NuitsTernes au service du Corbeau et nous rétablissons l'ordre contre ces perfides Librelunes. Moi même je suis Gauner, la rouge. »
Elle ajouta avec malice. « Enfin, c'est ce qui se dit...Mais certains d'entre nous ont été blessés par les actes odieux des Librelunes. » Son sourire dévoilait ses babines claires. « Il n'y a donc rien de plus naturel à ce qu'ils se vengent. »

Toujours d'humeur manifestement rieuse, la louve dansait quelque peu sur ses longues pattes que son manteau recouvrait. Elle se pencha du promontoire pour baisser son visage à la hauteur de sa jeune interlocutrice. Les yeux plissés, elle murmura avec arrogance :

« Evidemment, ce n'est pas mon cas! Nul ne saurait me blesser. »


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MessageSujet: Re: Les esprits de ce lieu ne sauraient juger la valeur de nos actes | ft.Damoclès [ A ARCHIVER ]    Jeu 1 Fév 2018 - 14:09





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Damoclès & Gauner

Ma chérie, à nouveau... Damoclès serra les mâchoires, sentant la moutarde lui monter au nez. L'autre devait bien se gausser de la traiter ainsi, comme une stupide petite chose inoffensive... Et sûrement que la voir s'énerver toute seule en entendant ces surnoms idiots devait lui plaire. Par tous les dieux, même ses propres mères ne l'avaient jamais appelée ainsi ! Sauf peut-être Daphné... mais si c'était Daphné, alors ça ne posait pas de problème. Une folle à capuche, c'était autre chose. La solitaire suivit l'intéressée des yeux tandis qu'elle se déplaçait dans la salle, se pavanant presque. A quel point était-il possible de s'aimer soi-même pour faire tant de manières ?? Ou bien elle appréciait d'avoir un public et le contrôle total de la situation... Cette idée fit naître un petit sourire narquois sur les babines de la jeune louve, dissimulé dans l'ombre de son visage. Le contrôle, hein ? C'est c'qu'on allait voir.

« La paix ? Ils n'ont jamais réussit à la préserver malgré toute la sois-disant bonne volonté qu'ils ont bien voulu accorder à cette cause. Ils sont là pour soutenir leurs valeurs honorables, mais disparaissent curieusement lorsque les clans se déchirent. Bien sûr, toi la solitaire tu ne pourrais comprendre en quoi cela nous insurge nous contre eux. »

Evidemment, mais c'était surtout parce qu'elle venait de débarquer dans le coin. Mais ça, sa noble institutrice n'avait pas besoin de le savoir. De toute façon, elle parlait suffisamment pour deux... Tandis que l'autre s'était mise bien en évidence sur une petite hauteur, la neutre l'observa attentivement, tâchant d’emmagasiner tout ce qu'elle pourrait de cette rencontre. Il y eut un petit blanc, que la baroudeuse ne se permit pas d'interrompre. Ça l'arrangeait plutôt que sa vis-à-vis se montre si volubile.

« Je me sens d'une bonté particulière ce soir, vois-tu ? Quelle chance pour toi! Je me sens d'humeur à te dire qui nous sommes car après tout, nous nous n'avons pas de petits secrets à cacher. » Nouveau gloussement, accompagné d'un soupir exaspéré de Damoclès. « On enterre nos carcasses en public, nous. »

Sans grande surprise, gonflée d'orgueil, la silhouette encapuchonnée se dressa, clamant à toute l'assemblée - et quelle assemblée - sa fierté, son honneur, sa dignité. Sa folie, aussi. Peu impressionnée, la solitaire faillit mimer un bâillement, puis se retint. Mieux valait ne pas jouer trop loin les effronteries pour le moment... Elle écoutait de manière passive, mais plissa les yeux lorsqu'elle regarda un peu mieux l'oratrice. Son manteau couvrait-il toujours sa queue ? Celle-ci était fièrement dressée, dans la plus belle des poses de dominants, peut-être avait-il glissé... Sans s'en rendre compte, la neutre penchait la tête vers l'avant, cherchant à voir un peu mieux la couleur du pelage : ce serait un indice de taille. Quelque chose de très clair, peut-être ?

« Nous sommes les NuitsTernes au service du Corbeau et nous rétablissons l'ordre contre ces perfides Librelunes. Moi même je suis Gauner, la rouge. » Gaûneur...  Drôle de sonorité. Pourtant, cet accent bizarre ne transparaissait pas dans les paroles de la folle. « Enfin, c'est ce qui se dit...Mais certains d'entre nous ont été blessés par les actes odieux des Librelunes. Il n'y a donc rien de plus naturel à ce qu'ils se vengent. »

Un frisson parcourut l'échine de la neutre, et elle se redressa lentement, gardant les yeux posés sur la silhouette masquée après cette formidable déclaration. Il lui semblait à présent que cette secte de siphonnés représentait un réel danger... Bien sûr, elle savait déjà que là-haut se trouvait un loup blessé ou mort, donc bien sûr, ils étaient dangereux. Mais là, elle sentait quelque chose de plus... Un groupe vraiment lié, uni autour de cette cause démoniaque, et prêts à tout pour parvenir à leurs fins... de la manière la plus sombre possible. Le sourire de Gâuneur devenait de suite un peu plus inquiétant, mais que Damoclès soit foudroyée sur place si elle en montrait quelque chose. Elle resta de marbre, pensive, mesurant les possibilités qui s'offraient à elle. Devant elle, l'autre se dandinait, ravie.

« Evidemment, ce n'est pas mon cas! Nul ne saurait me blesser. »

Elle s'était penchée, et dans un mouvement parfaitement symétrique, la neutre recula du chef, évitant la proximité d'une tête si pleine de folie. Qui sait, c'était peut-être contagieux. En tout cas, son interlocutrice n'avait épuisé ni son arrogance, ni sa prétention. Ce qui était parfaitement horripilant, et donnait en même temps très envie à la jeune louve de vérifier si c'était vrai. Mais pour une fois, elle savait distinguer une idée alléchante d'un plan suicide. Essayer de voler le pendentif ou le masque de cette créature cinglée : suicide pur. Mais il y avait peut-être des alternatives.

Un petit sourire artificiel fleurit sur les babines de la solitaire. Elle avait envie de rendre la monnaie de sa pièce à cette odieuse personne qui persistait à l'appelait « ma chérie », et après tout, elle aussi pouvait jouer un peu, pas vrai ? C'était son tour maintenant. D'un très léger mais vif coup de patte, elle donna une petite pichenette sur le museau du masque, appréciant le petit son creux qui en sortit. Elle n'essayait nullement de le déloger du faciès de son propriétaire, c'était juste histoire de « toucher ».

« Ne vous en faites pas, très chère, je suis une bonne élève, et je vous crois sur parole quand vous vous dites intouchable. »

D'un mouvement furtif, la voilà qui repartait, mettant à nouveau une distance raisonnable entre elle et l'encapuchonnée. La neutre fit volte-face un peu plus loin, se tenant bien droite sur ses hautes pattes. Elle serait bien amusée si l'autre s'énervait de son geste volontairement irrespectueux, en tout cas elle était prête à en découdre s'il fallait en venir aux griffes. Ou bien, elle était prête à subir à nouveau des tirades infantilisantes en jouant l'écervelée. Quoi qu'il arrive, elle s'adapterait.

« Eh bien, je vois que vous êtes tous très remontés les uns contre les autres. Et que viennent faire les habitants de ces terres là-dedans ? Ils participent à la fête ? »
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MessageSujet: Re: Les esprits de ce lieu ne sauraient juger la valeur de nos actes | ft.Damoclès [ A ARCHIVER ]    Dim 11 Fév 2018 - 18:13



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La traîtresse au manteau noir aurait mieux fait de se méfier du petit sourire en coin que décocha la solitaire. Trop prise dans son éloge d'elle même, et se riant des réactions agacées de son "élève", la silhouette ne vit pas venir le coup de patte qu'elle lui asséna. Prise au dépourvue par cette offensive, Gauner se recula vivement, ses yeux écarquillés brillants comme des pierres précieuses. Elle paniqua presque, en pensant que l'autre essayait de déloger son masque de son visage. Le choc contre son masque avait fait se cogner se dernier contre son visage, ce qui n'avait rien d'agréable. Cependant, étant donné l'anonymat qu'elle se devait de garder, elle ne pouvait retirer le masque pour se frotter le visage. Elle dut donc encaisser la douleur et la perspective d'une future bosse sur son joli museau. Et cela ne la mit pas, mais alors pas du tout, de bonne humeur. Son masque cachait sa moue indignée mais ses yeux transmettaient toute sa fureur.

« Ne vous en faites pas, très chère, je suis une bonne élève, et je vous crois sur parole quand vous vous dites intouchable. »

Instinctivement, elle dévoila des rangées de crocs luisants et aiguës. Un grondement menaçant fit vibrer sa gorge et elle siffla entre ses crocs serrés :


« Oh, tu fais bien de me croire. »


La masquée suivit du regard le mouvement de la neutre aux cheveux rouges, qui s'éloignait d'elle, fière et satisfaite de son geste. Elle se remit vite de ses émotions, mais ses yeux restèrent plissés en deux fentes méprisantes et dangereuses. L'insolente se dit que cette louve pleine de toupet aurait mieux fait de la respecter un peu plus. Elle fit mine de se désintéresser d'elle, ne cherchant pas à la rejoindre et préférant fixer le mur, de l'autre côté de la pièce. Cette posture avait cela d'enfantin qu'en lui tournant ainsi le dos, elle donnait l'impression de bouder. La louve sous sa capuche en profita pour replacer correctement son masque, pestant intérieurement contre la solitaire. On aurait pu croire qu'il aurait profondément plu à Gauner d'effacer irrémédiablement le sourire du visage de cette jeune louve, après tout elle ne semblait pas incapable d'ôter la vie à qui lui manquerait de respect. Pourtant, en réalité, elle ne s'agitait guère de pulsions sanguinaires et elle avait à ce sujet une attitude insupportablement flegmatique.  Peut-être cela la rendait en fait encore plus imprévisible et dangereuse : elle était détachée de toute gravité au point qu'on n'aurait put dire si elle s'apprêtait à attaquer ou pas. Faisant pivoter une de ses oreilles, elle écouta la louve crème continuer de la questionner :


« Eh bien, je vois que vous êtes tous très remontés les uns contre les autres. Et que viennent faire les habitants de ces terres là-dedans ? Ils participent à la fête ? »


Elle poussa un petit "hmm" pour mimer une fausse réflexion. Elle n'était visiblement pas dérangée par cet interrogatoire; après tout chacun a le droit de se tenir informé.

Soudainement, Gauner banda ses muscles puis bondit en direction de la solitaire, d'un geste souple et rapide...Pour venir atterrir juste à côté de sa jeune interlocutrice, frôlant son pelage avec son manteau de toile noir. Cela était parfaitement volontaire, essayant probablement de déstabiliser un peu cette jeunette qui avait peut-être prit un peu trop la confiance avec elle. Elle s'arrêta juste à son niveau pour lui adresser un large sourire fallacieux, avant de bondir un peu plus loin pour s'écarter d'elle. La silhouette, toujours triomphante de fierté, s'esclaffa :

« Et bien c'est très simple, ma belle, il se trouve que ce sont sur ces terres que la plupart des Librelunes se trouve. » Elle ne perdit pas son assurance mais en réalité elle ne faisait là qu'une assomption, ses connaissances du sujet n'étant pas aussi parfaites qu'elle l'aurait voulu. « Les habitants de ces terres, comme ceux des autres clans, ne sont que les pauvres ignorants que nous devons informer de notre vengeance !» Elle gloussa, puis ajouta, dansant presque sur ses pattes. « Enfin, cela ne se fait pas sans un peu de "chaos collatéral", sinon il n'y aurait là rien d'amusant. »


La silhouette toisa de haut la jeune louve, puis rit avec suffisance :

« Mais enfin, tu n'as rien à craindre, toi; cela ne te concerne en rien. »

Ses paroles étaient plus impératives qu'affirmatives, comme si implicitement, elle voulait prévenir la jeune louve de ne pas tenter de se mêler plus profondément de leurs affaires. Ca n'était pas par altruisme, Gauner n'en avait guère. Plutôt était-ce là la menace sous-entendue, que si elle venait à la retrouver en travers de son chemin, elle se ferait une joie de maculer sa lame de son sang.
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MessageSujet: Re: Les esprits de ce lieu ne sauraient juger la valeur de nos actes | ft.Damoclès [ A ARCHIVER ]    Dim 11 Fév 2018 - 21:15





Ta mère est seule juge de la valeur de tes actes

Damoclès & Gauner

Houloulou, le moins qu'on puisse dire, c'est que la fameuse Gâuneur n'avait pas du tout apprécié la boutade ! Pour se gausser de manière hystérique y'avait du monde, mais dès qu'il s'agissait d'un peu d'humour... D'une tristesse ! Voir son adversaire retrousser les babines et proférer quelques propos menaçant ravissait Damoclès au plus haut point. Elle espérait d'ailleurs que sa petite pichenette bien placée lui ferait un bleu ou une petite bosse, juste pour la peine. En tout cas, le regard que lui lançait la demeurée encapuchonnée n'était pas beau à voir, mais la solitaire le soutint sans sourciller, ses yeux de lave miroitant dans la pénombre.

Tandis qu'elle poursuivait son petit interrogatoire, la diva s'était détournée d'elle, assise non loin et fixant le mur. Du point de vue de la jeune louve, ça avait tout l'air de faire du boudin, et pendant un moment elle se sentit presque... désespérée. Quel cinéma... Elle n'avait qu'une envie, c'était d'en finir avec ce désagréable entretien, mais pour cela il lui fallait encore quelques réponses, et donc subir les manèges agaçants de sa vis-à-vis. Attentive, la demoiselle n'en restait pas moins aux aguets ; du peu dont elle avait pu profiter ce soir, elle savait que la masquée avait plus d'un tour sous sa capuche, et appréciait particulièrement jouer la comédie. Comme cette parodie de réflexion intense qu'elle était en train de jouer, lui tournant le dos.

Et tout à coup, elle bondit, avant même que la rouge ait pu esquisser un mouvement de repli elle était toute proche, trop proche à nouveau. Décidément, cette garce avait des ressorts à la place des pattes ! Déguisant sa surprise sous un froncement de museau, comme si une mauvaise odeur venait de lui emplir les narines, Damoclès darda des yeux furieux sur l'autre, qui lui offrait son plus beau sourire de sous son masque. Pendant un instant, la jeune se demanda si elle allait payer pour son geste, et se tint prête à réagir, les muscles sous tension ; mais finalement, Gâuneur s'esquiva aussi rapidement qu'elle était arrivée, et le souffle de la neutre se relâcha quelque peu. Une telle rapidité... En combat singulier, elle ne ferait pas la maligne bien longtemps.

« Et bien c'est très simple, ma belle, il se trouve que ce sont sur ces terres que la plupart des Librelunes se trouve. Les habitants de ces terres, comme ceux des autres clans, ne sont que les pauvres ignorants que nous devons informer de notre vengeance ! » Charmant, vraiment. Le regard de Damoclès se fit circonspect tandis que l'autre poursuivait sur sa lancée, se dandinant sur place. « Enfin, cela ne se fait pas sans un peu de "chaos collatéral", sinon il n'y aurait là rien d'amusant. »

C'était donc là leur stratégie, ruiner la paix installée dans ce monde pour forcer les Librelunes à se dévoiler, ou à intervenir, et les confondre le cas échéant. Démoniaque, mais rusé. Sauf que c'était totalement injuste pour les clans, qui eux n'avaient absolument rien demandé. Et l'injustice, Damoclès détestait ça. Retenant quelques remarques acerbes, la jeune souda sa langue à son palais pour la tenir tranquille, attendant que l'autre finisse ; inutile de relancer encore le débat.

« Mais enfin, tu n'as rien à craindre, toi; cela ne te concerne en rien. »

Derrière les violons de l'amusement, la lourde contrebasse de la menace. Damoclès pouvait très bien entendre tout ceci dans les paroles de sa vis-à-vis, et pendant un moment, elle resta immobile, sans rien dire, mesurant le pour et le contre. Elle n'était pas du genre manipulatrice comme cette chienne de Gâuneur, ni lâche, et n'aimait pas aller à l'encontre de ses principes. En l'occurrence, il s'agissait de rester les pattes croisées tandis que se tramaient des crimes ; des crimes dont elle avait été informée. Rien que pour ça, il lui était impossible de ne pas jouer franc jeu, quitte à se faire tabasser pour ce stupide acte chevaleresque.

« C'est vrai, ce n'est absolument pas mon problème. »

La neutre se releva, ébrouant rapidement sa crinière rouge, puis se redressa pour faire face à l'adversaire, affichant un air parfaitement fermé. Son faciès était verrouillé, ne laissant voir aucune émotion, mais ses yeux brillaient d'un éclat sauvage de détermination.

« Cependant, bien que tu ne m'estimes pas en mesure de le juger, je n'apprécie pas vos magouilles et la manière dont vous mettez en œuvre votre belle pièce de vengeance. Il est vrai que je suis arrivée récemment ici et que je n'y connais personne, mais je ne vais pas me contenter d'admirer le spectacle de loin. »

C'était à présent une lueur de défi qui illuminait son regard de feu, plantant celui-ci droit dans les orifices sombres du masque, creusant jusqu'à pourfendre le visage caché derrière. Sans se démonter, la jeune inconsciente poursuivit :

« On peut parier si tu le souhaites ; est-ce qu'une neutre comme moi peut faire la différence dans votre jeu macabre ? Vas-tu prendre le risque de me laisser partir en vie ? Ou finira-t-on cette charmante rencontre de manière plus brutale ? »

Un léger sourire affleurait à présent ses babines. C'était pire que jouer avec le feu, Damoclès était carrément en train de se jeter dedans, mais tant pis ; elle n'envisageait aucun autre moyen de terminer cet entretien qu'en annonçant clairement ses intentions.
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MessageSujet: Re: Les esprits de ce lieu ne sauraient juger la valeur de nos actes | ft.Damoclès [ A ARCHIVER ]    Dim 18 Fév 2018 - 17:44



Ancient Ghosts from the past are looking down upon us and remain incapable of choosing our fates.
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Toute notion de grandeur chevaleresque échappait parfaitement à la traîtresse anonyme. Elle n'avait pas peur d'affirmer qu'en toutes les matières qui ne consistaient pas à préserver son intégrité, elle était d'une lâcheté absolue. Après tout, cela n'avait rien d'étonnant puisque si elle n'était pas lâche, alors elle n'irait pas jusqu'à couvrir son corps tout entier d'un manteau opaque afin de préserver totalement son anonymat. Mais cela ne la dérangeait pas moralement. Elle avait d'ailleurs découvert que si ça morale était plus que bancale, cela ne l'aidait pourtant en rien à se remettre en question. Ainsi, en voyant les yeux de son élève s'illuminer avec défi et détermination, comme si à elle seule elle viendrait à bout de tout leur groupe, Gauner ne put qu'incliner la tête sur le côté avec intrigue et moquerie. L'autre commença alors une longue tirade pleine de belles valeurs et de courage sans peur, son visage vidé de toute envie de jouer et fermé à toute émotion :


« C'est vrai, ce n'est absolument pas mon problème. »
Au fur et à mesure qu'elle parlait, la louve à la chevelure rouge se rapprochait de Gauner jusqu'à ce que les deux protagonistes se fassent parfaitement face, comme prêtes à en découdre. La traîtresse soutint son regard sans sourciller. « Cependant, bien que tu ne m'estimes pas en mesure de le juger, je n'apprécie pas vos magouilles et la manière dont vous mettez en œuvre votre belle pièce de vengeance. Il est vrai que je suis arrivée récemment ici et que je n'y connais personne, mais je ne vais pas me contenter d'admirer le spectacle de loin. On peut parier si tu le souhaites ; est-ce qu'une neutre comme moi peut faire la différence dans votre jeu macabre ? Vas-tu prendre le risque de me laisser partir en vie ? Ou finira-t-on cette charmante rencontre de manière plus brutale ?  »

La louve au manteau se tenait droite et fière face à la solitaire, mais son regard s'était peu à peu vidé d'intérêt. Elle ne lui répondit pas immédiatement, non. Elle laissa le silence retomber avant de rire doucement, pas un ricanement sonore non, plutôt un gloussement à peine audible, comme si elle s'empêchait de rire. Elle offrait toujours un sourire éclatant lorsqu'elle murmura de sa voix mélodieuse, cinglante et amère :

« Ça y est, tu as terminé ? »

Vraiment, tenir ce genre de discours à Gauner était aussi utile et efficace que de parler avec le vent. Elle ne jugeait pas, bien sûr ! Mais enfin, cela commençait à l'ennuyer. Elle était incapable de comprendre l'obstination suicidaire de cette jeune louve qui aurait mieux fait de déguerpir dès le moment où Gauner avait écarté la lame de sa gorge. Cela commençait à l'agacer d'autant plus qu'elle avait eut beau tenter d'intimider cette jeune louve, cette dernière s'en moquait ouvertement et continuait de la provoquer en proférant des menaces. Exaspérée, et puis un peu flegmatique pour user de son énergie pour rien, elle fit simplement claquer violemment sa mâchoire près du visage de son adversaire, sans pour autant jamais la toucher.

Levant les yeux au ciel avec agacement, la silhouette encapuchonnée déclara, le désintérêt marquant sa voix :


« J'aurais aimé trouver cette petite tirade suicidaire plus que touchante, vraiment, mais il me faudrait être bien désespérée pour te considérer toi comme une menace crédible. »


Elle traçait des petits sillons dans le sol avec ses longues griffes, son poil était ébouriffé par l'impatience et on pouvait la sentir sur les nerfs. S'approchant brusquement de la louve, elle saisit une de ses griffes pour la placer sous le menton de la louve beige et souleva sa tête en appuyant un peu trop fort avec sa griffe pointue. La trompeuse s'exprima à nouveau avec une suffisance et un mépris qui devenaient habituels :

« Pourquoi parierais-je avec une enfant parfaitement anonyme qui visiblement, ne tiens pas assez à la vie ? » Elle examina son regard comme si elle était guérisseuse, puis renifla avec arrogance. « Je suppose que tu es plus que libre de tenter de te mettre en travers de notre chemin, petite chérie inconsciente. En réalité même, je t'y encourages ! Il me tarde de voir Nacht effacer tout courage de ton joli minois.» Tout le monde n'appelait pas le Corbeau par son diminutif mais enfin, Gauner n'était pas "tout le monde". Elle gloussa à nouveau et ajouta, sa griffe perçant presque la peau sous le menton de la solitaire. « Car enfin, si quelqu'un doit trancher ta jolie gorge avec ses crocs, ça ne sera certainement pas moi qui irait me salir ! » Elle s'approcha de son oreille et murmura, toujours joviale.« Mais tu peux être assurée que je serais aux premières loges pour y assister. »

Gauner s'écarta tout aussi brusquement, ses yeux plissés par l'agacement. Elle s'écarta, sa queue faisant siffler l'air. Cette rencontre tendait à s'éterniser et Gauner , qui n'était déjà pas patiente, avait plus qu'envie de lui arracher les oreilles. Elle poussa un soupir dramatique et acheva, toujours avec suffisance et supériorité :

« Maintenant, hors de ma vue. »
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MessageSujet: Re: Les esprits de ce lieu ne sauraient juger la valeur de nos actes | ft.Damoclès [ A ARCHIVER ]    Lun 19 Fév 2018 - 20:47





Ta mère est seule juge de la valeur de tes actes

Damoclès & Gauner

Parfaitement droite face à son adversaire, Damoclès attendait le verdict, les braises de son regard patiemment posées sur l'encapuchonnée. Finalement, sans grande surprise, elle fut reçue avec dédain dans un petit gloussement, comment dire... poli ? Dans d'autres circonstances, bien sûr. La solitaire en était presque déçue. Ainsi, voilà le seul répertoire dans lequel excellait l'assassine : le mépris et l'immoralité - comprendre ici "folie". A présent presque habituée à ce jeu idiot, la jeune louve ne sourcilla pas face à l'énième provocation, se contentant de conserver son regard neutre, immobile. L'autre finirait bien par se lasser.

« J'aurais aimé trouver cette petite tirade suicidaire plus que touchante, vraiment, mais il me faudrait être bien désespérée pour te considérer toi comme une menace crédible. »

Eh bien, elles auraient certainement l'occasion d'en reparler, ce n'était que partie remise. Damoclès se réjouissait à l'avance de cette prochaine réunion ; non pas que l'idée de revoir son odieuse interlocutrice lui plaise beaucoup, mais elle rêvait seulement de fermer son vilain clapet une bonne fois pour toutes. Affichant un petit sourire, la neutre ne se laissa nullement impressionner, même lorsque son adversaire s'approcha à nouveau en coup de vent, la menaçant d'une belle griffe aiguisée juste sous le menton. Impassible, la solitaire se plut à la regarder avec suffisance ; ce petit tour devenait franchement rébarbatif, il lui faudrait songer à en trouver d'autres. Pour l'heure, elle n'avait qu'à causer tout son soûl si cela lui plaisait tant de s'entendre parler.

« Pourquoi parierais-je avec une enfant parfaitement anonyme qui visiblement, ne tiens pas assez à la vie ? » La jeune inconsciente se laissa examiner, se prêtant bien volontiers au jeu, laissant son rictus narquois flotter sur ses babines. « Je suppose que tu es plus que libre de tenter de te mettre en travers de notre chemin, petite chérie inconsciente. En réalité même, je t'y encourages ! Il me tarde de voir Nacht effacer tout courage de ton joli minois.»

Narrht ? Un nouveau protagoniste ? Fort bien, toujours une information de plus à se coincer derrière l'oreille. Voilà une personne qu'il lui tardait de rencontrer, en espérant qu'elle soit un peu plus intéressante que cette chère Gaûneur. La piqûre se fit plus forte sous son menton, mais Damoclès ne laissa rien paraître de la gêne que ça lui procurait.

« Car enfin, si quelqu'un doit trancher ta jolie gorge avec ses crocs, ça ne sera certainement pas moi qui irait me salir ! » Un petit rapprochement à nouveau, c'était bien plus théâtral pour finir son discours avec panache : « Mais tu peux être assurée que je serais aux premières loges pour y assister. »

Charmante perspective, mais la solitaire n'eut ni le temps de lever les yeux au ciel ni de soupirer que sa bourreau disparaissait à nouveau de son champ de vision, ce qui était plutôt une bénédiction. Entendre de telles sornettes d'aussi près, ça finissait par vous courir sur le haricot, surtout que maintenant toute magie sur le danger de la situation était retombée.

« Maintenant, hors de ma vue. »

Dernière réplique, puis rideau ; tout y était, le mouvement de cape, le soupir théâtral, le ton suintant d'amour-propre disproportionné... Pour un peu, la rouge en aurait applaudi. Mais non, elle se contenta de regarder l'autre en silence, à nouveau aussi expressive qu'une pierre. Elle laissa quelques secondes s'écouler, avant de lancer dans un souffle :

« Ça y est, tu as terminé ? »

Puis sans crier gare, elle poussa un véritable éclat de rire, et sa voix grave se répercuta entre les murs de pierre. C'était bien trop drôle de reprendre cette réplique, de renvoyer sa suffisance à cette louve si sûre d'elle et de sa cause... En véritable tête brûlée, Damoclès se moquait éperdument des conséquences de ses dernières paroles. Après tout, l'hôtesse de ces lieux avait décrété la séance levée, alors elle pouvait bien conclure comme elle le souhaitait... Esquissant une noble révérence exagérée, la solitaire salua bien bas, le sourire aux babines.

« Je plaisante, bien sûr, quel bonheur d'avoir reçu votre enseignement, maîtresse ! Votre humble serviteur se retire donc, avec votre bénédiction. »

Dans un ample mouvement, l'inconsciente se détourna, gagnant la sortie dans une démarche chaloupée. C'était bon de se laisser un peu aller après tant de colère et d'émotions si négatives ! Avec un peu chance, voilà surtout ce dont elle se rappellerait de cette entrevue, la manière dont elle s'était achevée sur une note amusante. Ça, ainsi que toutes les informations qu'elle avait glané, bien sûr.

« Toutes mes pensées iront vers vous jusqu'à nos retrouvailles, ma dame. J'ai déjà hâte d'y être. Mon bon souvenir à toute votre petite bande, et à très bientôt ! »

Un grand sourire, et la voilà qui se glissait au dehors, impertinente toute guillerette. Se retournant à demi, elle avisa le sommet de l'édifice de pierre, se demandant si quelqu'un là-haut avait toujours besoin d'aide. Puis, elle se dit que depuis le temps, le pauvre individu avait sûrement clamsé. Dommage. Elle se rattraperait en tâchant de sauver le reste de son clan de la peste noire qui voulait s'emparer de sa tranquillité. Chantonnant presque, la grande gigue reprit à vive allure le sentier qu'elle avait gravi un peu plus tôt dans la soirée, et de là atterrit dans cette forêt lugubre qu'elle s'était mise en tête de visiter. Sa piste était encore fraîche, aussi n'aurait-elle aucun mal à sortir de ce labyrinthe végétal... En route vers de nouvelles aventures !
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