Four seasons
Tu as posé les pattes sur Four Seasons !

Tu te retrouves dans un monde étrange, peuplé d'animaux désignés comme dangereux... Des loups !
Mais ne t'inquiètes pas : ils sont civilisés et ne te mordront pas au moindre mouvement ! (encore que...)
Viens incarner TON loup ou TON chien et fais le vivre à travers des aventures nommées RP !



Votre devoir sera de rétablir la paix des saisons, mais il y a toujours des trouble-fêtes...

 

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 The story of tonight [feat. Arwen]

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Aranwë
Saumon futé
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Race : Loup/louve
PUF* : Akasan, Soleilou, Night, Kafei, Kileen et tant d'autres B)
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MessageSujet: The story of tonight [feat. Arwen]   Dim 9 Juil 2017 - 16:24

«We have lived in fear, and our fear has betrayed us, But we will overcome the apathy that has made us; Because we are not alone in the dark with our demons, And we have made mistakes; But we've learned from them »
Littles Stars

Dansant avec le vent, valsant sur les crêtes assouvie par les brises, elle s’était dressée, reine du monde qu’elle conquérait alors. Bravant les ténèbres qui défiaient sa nature, elle avait lutté, chassant de son domaine les vestiges de la nuit. Dardant son regard acéré sur l’univers qui s’offrait à sa glaciale chaleur, nulle obscurité n’avait survécu à son souffle dévastateur. L’aube avait arraché son royaume aux griffes de la nuit.
Ce fut sa délicate et ardente caresse qui ébranla les paupières alourdies de sommeil de l’enfant. Baignée par les légers parfums et les sourds ronflements de ses frères et sa soeur, l’inconscience dans laquelle elle avait demeuré lui échappa peu à peu, la rappelant à ce monde qu’elle apprenait, peu à peu, à chérir. Cillant un instant, la loupiote étouffa un soupir léger. Elle ne souhaitait délaisser les ombres nocturnes, appréciant l’atmosphère délicate de l’obscurité. Ses quelques semaines d’existence lui avaient dévoilé son admiration profonde pour la voûte céleste et ses infinies constellations. Redoutant presque la brûlure du soleil, la loupiote s’était aisément dérobée au sommeil qui plongeait son entourage dans une torpeur profonde pour rejoindre cette nuit qu’elle appréciait tant. Chacun de ses sens lui paraissait, indéniablement, plus attentif, plus admiratif encore de cet univers infini qui s’opposait à son insignifiante personne. Elle n’était qu’une infime poussière, un grain de sable dans un océan nocturne noyé par les chatoyantes lueurs des étoiles.
Mais, plus encore que ses précieux astres, une ultime lumière l’intriguait, lui accordant un avide désir de connaissance, au plus profond de son minuscule coeur. Mère d’un univers qui ne demeurait que partiellement le sien, elle chérissait le moindre de ses enfants, déposant son doux regard sur le plus faible, le plus insignifiant des êtres. Sa caresse délicate nourrissait, davantage encore que le réconfort de la nuit, l’ardente adoration de la fille des glaces pour l’obscurité. Simplement parce qu’elle était là, veillant sur chacun de ses sbires, les chérissant comme sa propre progéniture. Si l’ombre charbon avait assuré, de sa présence, de sa personne même, l’ultime amour de l’enfant pour celle qui lui avait offert la vie, nul n’avait alors su égaler la profonde passion qui la saisissait face à l’éclatant visage de la Lune.
Une seconde avait suffit, alors que ses prunelles de braise s’étaient dardées sur l’oeil de la nuit, pour qu’une secrète fascination capture son coeur. Jamais elle ne s’en était détachée, convaincue qu’une déesse inconnue de tous veillait sur son univers, insaisissable lueur dans les ombres dansantes de l’obscurité nocturne. Une mère illégitime qui veillerait sur ses enfants jusqu’à la fin même de leurs temps. Elle serait toujours là, leur offrant cette primordiale source de lumière que tout mortel s’acharnerait à déceler dans les ténèbres. Elle était ce pour quoi la loupiote se dressait, chaque soir, se confondant dans les ombres que tous redoutait, et qu’elle adorait, dans les méandres de la nuit.
Ses prunelles daignèrent alors, dans l’utopie d’une énième journée, se dévoiler à la cruelle morsure du soleil matinal. Ce fut, en premier lieu, la fourrure de Shorkan qui lui apparut. D’un azuré profond, il lui sembla alors qu’elle étincelait brièvement. Se souciant vaguement de ce mystérieux phénomène, la fille des neiges se concentra à nouveau sur son propre corps. Ses membres endoloris par ses récentes veillées lui semblaient transis par le froid hivernal, alors même que l’étouffante chaleur de son entourage l’oppressait. L’irrépressible besoin de s’évader la surprit alors, animant ses membres d’une vigueur nouvelle. Elle se redressa, tâchant d’agir dans le silence. Elle ne souhaitait être surprise dans sa fuite, consciente que ses actes ne se révéleraient les meilleurs.
Insouciante criminelle, Aranwë enjamba précautionneusement les corps blottis contre l’épaisse toison d’ébène. Après quelques centimètres, l’enfant hivernale s’ébroua délicatement, chassant les minuscules noeuds piégés dans son manteau de poils. Ses yeux se posèrent alors sur l’entrée de la grotte. Son coeur se serra lorsqu’elle aperçut la silhouette indigo tapie sur la roche, lui tournant le dos. Elle ne souhaitait le décevoir, craignant son regard peiné plus que n’importe quel autre châtiment. Le loupiote demeurait sa plus humble admiratrice, et trahir sa confiance la déchirait, apaisant presque son insatiable soif d’échappatoire.
Plus singulier encore que son irrépressible fascination pour l’astre lunaire, le sentiment qui l’envahissait à chaque nouveau regard qu’elle portait sur le lupin indigo ravivait une ardente flamme en son minuscule coeur, attisant un brasier qu’elle se plaisait à nourrir. Il la fascinait, la convaincant que nulle étoile, nulle lune, n’aurait jamais su l’égaler. Il était cet immobile gardien, qui, veillant sur sa personne comme sur son ultime trésor, attirait le moindre de ses sens, la moindre de ses émotions. Il la captivait, de ses prunelles de givre, de l’abysse de ses yeux gelés. L’enfant des neiges ne savait saisir les brûlants sentiments qui dansaient dans son regard, tant ils se révélaient puissant et inexplicables. Elle savait qu’il l’aimait, qu’il l’adorait. Mais jamais elle ne saurait la véritable valeur de ses sentiments. Dévorés par une flamme plus puissante encore que celle qu’elle attisait, Akasan avait livré sa vie à ses étoiles, pour une éternité dont nul ne connaissait la fin, voire même le commencement. Il semblait à la loupiote qu’il l’avait toujours contemplée, avant même qu’elle ne se dévoile au monde.
C’est avec peine, les oreilles rabattues, qu’Aranwë rampa silencieusement jusqu’au fond de la caverne, s’extirpant dans une brèche creusée dans la roche. Son coeur se serra, tandis que les divers sentiers de la caverne hivernale se dévoilaient à elle. Hâtant le pas, la princesse lavande s’engouffra dans les sillons jadis creusés par le glacial souffle des eaux. Bravant les vents courroucés qui s’opposaient à sa fuite, elle atteignit finalement l’une des sorties inconnues du campement hivernal, balayant dans son sillage ses empreintes délicates.
L’immense étendue blanche ébranla ses prunelles de braise, imprimant dans son esprit l’ardent dessin d’un royaume englouti par les glaces. Ses escapades nocturnes ne l’avait jamais conduite à franchir les frontières imposées par la caverne hivernale, et sa découverte première du délicat manteau des terres de l’Hiver la surprit autant qu’elle la troubla. Aveuglante infinité de son domaine, la neige étendait son royaume sur l’horizon imprécis, bravant les lois des saisons même. Une once de fierté naquit dans le coeur de l’enfant, admirative de cette nature rebelle qui défiait les limites établies par ses enfants. Ce fut avec une infime délicatesse, soucieuse de conserver le parfait drapé de givre qui l’encerclait désormais, qu’Aranwë osa marquer les terres de son domaine de son empreinte légère. Lorsque ses coussinets immaculés rencontrèrent la surface de gel, un frisson incertain ébranla son échine. Une force à laquelle elle ne s’était, jusque lors, jamais confrontée fourmilla dans ses fragiles griffes d’obsidienne. L’infinité du corps drapant les terres de l’hiver regorgeait d’une puissance que tous ignorait. Bravant les vents, défiant la flore, la neige étendait son domaine quel qu’en soit le prix. Ardente d’un pouvoir méconnu, nul ne la dominait. Aranwë savoura la bouffée de liberté qui la parcourut tandis que ses pattes légères se fondaient dans l’épaisse poudreuse.
Combien de minutes, combien d’heures erra-t’elle, contemplant les étendues inexplorées qui s’offraient à son regard ? Combien de pas voila-t’elle, du revers de sa queue, pour estomper les traces de son crime ? Innocente délinquante, l’enfant du givre vagabonda dans ce domaine qui serait désormais sien.
Ce fut, alors qu’elle tentait d’échapper au regard pénétrant du soleil de midi, que ses sens lui révélèrent une présence qu’elle n’avait su remarquer.
En cet instant, si futile soit-il, fut dévoilée son indéniable différence. Alors que, par nature, tout louveteau de sa condition aurait fuit, redoutant une potentielle menace, elle s’assit patiemment, sondant l’horizon sans une parole. Alors que tout louveteau se serait élancé dans les crêtes de givre, l’enfant de l’Hiver avait savouré la douceur du froid sur ses membres, contemplant les étendues immaculée qui s’offraient à elle. Alors que tout louveteau aurait jappé de fureur, d’excitation, en découvrant la frêle silhouette devant ses yeux, elle était demeurée silencieuse.
Jusqu’à ce que les braises de ses prunelles se confondent avec les saphirs azurés de l’autre loupiote.
Ce fut à peine si la fille des glaces détailla son opposante, tant son regard lui semblait la captiver.
Sa toison parfumée de senteurs inconnues, l’autre enfant semblait légèrement plus âgée que l’hivernale lavande, de quelques mois tout au plus. Mais lui importait véritablement.
La raison de sa présence importait peu à l’enfant, insouciante, pour l’heure, des frontières claniques. Son unique certitude résidait dans l’indéniable vérité que l’inconnue se tenait là, face à elle.
Et que ses prunelles enchantaient plus que tout l’or de son regard hivernal.
Petit commentaire inutile:
 

Fiche par Sánsa ; sur Never-Utopia
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