Four seasons
Tu as posé les pattes sur Four Seasons !

Tu te retrouves dans un monde étrange, peuplé d'animaux désignés comme dangereux... Des loups !
Mais ne t'inquiètes pas : ils sont civilisés et ne te mordront pas au moindre mouvement ! (encore que...)
Viens incarner TON loup ou TON chien et fais le vivre à travers des aventures nommées RP !



Votre devoir sera de rétablir la paix des saisons, mais il y a toujours des trouble-fêtes...

 

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 Quand la faim nous mène dans une lutte interminable (libre)

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Kare
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MessageSujet: Quand la faim nous mène dans une lutte interminable (libre)    Sam 21 Jan 2017 - 22:55

Quand la faim nous mène dans une lutte interminable

Ft. Ceux qui veulent.



Sa fourrure était d’un blanc immaculé quoique un peu grisâtre par endroit. Il n’avait pas fière allure, oh ça non.  Mais sa malédiction et son statut de solitaire y étaient pour beaucoup.  Et il faisait avec depuis maintenant des années, c’était ainsi.  Il se baladait le corps maigre voir presque squelettique et le poils ébouriffé et décoiffé. Il s’en accommodait  pourtant comme il le pouvait et de la façon dont il pensait être le plus juste pour les autres.

Il neigeait aujourd’hui. Le mâle blanc s’arrêta alors, pour regarder ces blancs flocons  tomber avec cette lenteur caractéristique de son regard brillant d’une souffrance qui ne le quittait que rarement. C’est yeux étaient pourtant plein de douceur et de bienveillance témoignant de son bon fond. Kare savait profiter des quelques doux instants que lui apportait de temps à autre la vie. Autant vous dire que ces instants étaient assez rares dans sa condition alors il se satisfaisait de choses bien simples. Regarder la neige tomber par exemple était un plaisir simple, mais il l’appréciait à sa juste valeur.

Son ventre grogna lui rappelant comme toujours le fardeau qu’il portait depuis longtemps déjà. Le solitaire laissa alors échapper un soupir las.  Délaissant les flocons qui se mêlaient parfaitement à son pelage, son regard  sombre se reporta sur la vallée qu’il traversait. Il attendit encore un instant puis repris finalement ça marche aussi lente que la danse des flocons.

Avançant tranquillement un pas après l’autre, il vagabondait ou plutôt errait pour oublier la faim qui lui tenaillait  le ventre. Rien que de penser à un future repas, cela lui donnait la nausée. Pourtant c’était bien là seule chose qu’il pouvait avaler... et ce à son plus grand dam. À ces pensées il secoua la tête pour se changer les idées et accéléra l’allure. Mais cela ne suffit pas alors le grand solitaire se mit à courir. Alors il courut et il courut encore pour ne plus penser à rien. Peut-lui importait l’énergie dépensée, la faim ne s’effacerait pas comme ça, il le savait. Mais au moins pour le temps de cette course il n’y pensait pas.


Après un long moment seulement, il s’arrêta un peu essoufflé en plein milieu de la plaine d’Idromède. Alors qu’il reprenait sa respiration, un bruit le fit se figé. Ainsi il n’était pas seul ? Allons bon, il verrait bien de quoi il retournait, mais il chercha quand même de ses yeux orageux l’auteur de ce son.

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Viehrs
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MessageSujet: Re: Quand la faim nous mène dans une lutte interminable (libre)    Jeu 13 Juil 2017 - 3:39

HRP:
 

Viehrs ft. Kare

Quand la faim nous mène dans une lutte interminable





Le printanier albinos foulait le sol de la plaine à un rythme régulier, étendant l'une après l'autre ses longues pattes blanches au bout desquelles luisaient ses griffes dorées. Il courrait sans réellement prêter attention à la beauté du lieu autour de lui. Viehrs était relativement pressé. Son rôle d'Ambassadeur du Printemps l'avait emmené sur les territoires des autres clans, où il avait passé quelques temps pour accomplir sa mission; après quoi il pourrait retourner sur son propre territoire, jusqu'à ce que le devoir l'appelle à nouveau à l'extérieur. Ainsi, Viehrs s'en retournait chez lui, un air satisfait sur le visage, les oreilles et la queue dressées hautes en signe d'assurance. Il traversait le territoire neutre pour rentrer jusque chez lui. Dans sa gueule, le cadavre encore chaud d'un oiseau pendait mollement, son sang avait tâché le museau et les pattes de Viehrs, mais il n'en faisait pas un problème, pour peu que ses cheveux restent intact. Il n'avait pas prévu de chasser à l'origine, c'était par un pur coup du hasard que le printanier avait réussi à toucher un oiseau en lançant dans les airs un de ses couteaux.

Viehrs ralentit progressivement..Pas tant parce qu'il était essoufflé, car en réalité il respirait à peine plus fort, comme si il n'avait pas fait beaucoup d'effort physique. En réalité, il avait stoppé sa course car quelque chose, à quelques dizaines de mètres de lui, se tenait là. Le vent ne lui porta aucune odeur qu'il reconnut : ce n'était pas donc là un membre d'un des quatre clans, mais un loup solitaire. Bien qu'il ne les discriminait pas, le printanier ne pouvait s'empêcher de ressentir une certaine incompréhension envers les solitaires : dans son idéologie, il était indispensable pour la prospérité d'un loup qu'il vive au sein d'un clan ou d'une meute, mais pas seul, livré à lui même. Il continua d'avancer plus lentement à la rencontre de l'autre loup. Bien sûr, Viehrs aurait pu choisir de lui tourner le dos et de continuer sa route en l'ignorant, mais l'autre l'avait déjà repéré et lorsque son regard pourpre croisa celui orageux du solitaire, il pu plus passer son chemin comme si de rien était. Il avait dû le repérer aisément, étant donné que Viehrs soulevait systématiquement des petits cailloux du sol en avançant, qu'il envoyait rouler sur plusieurs mètres à chacun de ses pas. Que son indiscrétion force une rencontre le fit sourire; Viehrs trouvait toujours un plaisir certain à rencontrer des individus. De son habituelle démarche assurée, il continua de réduire la distance entre lui et le solitaire. La maison ne fait pas dans l'impolitesse, songea t-il avec conviction.

Viehrs se figea à son tour et ouvrit la gueule pour laisser tomber sa proie, surpris, lorsqu'il fut assez proche pour pouvoir détailler le solitaire. Il était maigre, affreusement maigre. Il pouvait aisément compter ses côtes, qui se soulevait au rythme de sa respiration. Son corps était garni d'un pelage blanc, qui aurait pu être semblable à celui de Viehrs, si sa couleur ne tirait pas sur un gris pâle presque terne et qu'il n'était pas aussi hirsute et peu soigné. Il doit être malade, se dit immédiatement le printanier. C'était la seule conclusion plausible aux yeux de l'albinos, étant donné que les proies affluaient dans les environs et que Viehrs lui même venait d'en abattre une. Instinctivement, il voulut remettre de la distance entre lui et le loup qu'il pensait malade. Il n'en fit pourtant rien, soucieux de ne pas paraître agressif et de ne pas provoquer de conflit. Souriant avec prudence, il engagea la conversation, forçant l'attitude confiante et avenante, comme il en avait coutume.

« Alors toi, tu n'as vraiment pas fière allure...Sans vouloir t'offenser, bien évidemment. » Bien que gardant ses distances, parce qu'il tient quand même un minimum à la vie, il pencha sa tête pour rapprocher sa truffe de l'inconnu et chercha l'odeur significative de la maladie.« Tu ne sens pas comme un loup proche de la mort...Pourtant, tu en as l'air. »Soucieux de se faire apprécier, il mima une mine inquiète avant de l'interroger.« Qu'est-ce qui ne vas pas, chez toi? »


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Kare
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MessageSujet: Re: Quand la faim nous mène dans une lutte interminable (libre)    Jeu 13 Juil 2017 - 18:55


HRP:
 
Quand la faim nous mène dans une lutte interminable
Avec Viehrs
Sans se poser plus de questions, le maigre solitaire laissa approcher un albinos. Il le regarda soupirant lourdement dans son fort intérieur, mais tout à fait placide extérieurement.

Sachant qu’il n’était pas le loup le plus présentable, il préférait éviter les rencontres en général. Il évitait les gens d’autant plus lorsqu’il avait faim à dire vrai. Mais comme pour beaucoup de choses dans la vie on ne fait pas toujours ce que l’on veut n’est-ce pas ? Après tout, on ne peut contrôler les gestes des autres ni empêcher la curiosité de les faire approcher à moins d’avoir le pouvoir adéquat.

Ce n’était pas son cas. L’inconnu s’avança avec un sourire tout d’abord, mais Kare n’était pas touché par ces sourires qu’il savait bien faux. Mais plus que le faux sourire ce fut l’imperceptible envie de reculer qu’il avait sentit qui le fit tiquer. Il leva un sourcil un peu vexé. Il savait pourtant bien que c’était normal comme réaction à sa vue, mais il n’avait jamais pu surmonter complètement ce regard qu’on portait sur lui depuis ce fameux jour où tout avait basculé pour lui.

Néanmoins, Kare était un loup qui savait faire bonne figure, en même temps que pouvait-il faire d’autre me direz vous. Il répondit donc au printanier, d’après son odeur, par un même sourire de surface, bien qu’il resta invisible sous le masque qu’il avait refermé à l’approche du blanc. En tout cas son regard ne présenta aucune animosité envers son vis à vis et sa posture inchangée aurait pu tout aussi bien vous renseigner sur les intentions tout à fait neutre du maigrichon. Il n’était pas foncièrement mauvais en réalité et ce n’était pas les autres qui le répugnait, mais bien lui même. Les inconnus n’avaient donc pas à subir son propre dénigrement et encore moins ces problèmes. C’est ce qui le motivait en tout cas à se montrer aimable et avenant.

L’autre décida d’entamer la conversation. Heureusement car actuellement ce n’aurait pas été lui qui aurait fait le premier pas clairement. Pas d’humeur aujourd’hui. En plus, juste quand l’albinos eut fini ça petite tirade sarcastique, comme pour l’embarrasser d’avantage, son ventre grogna. Il porta un bref regard mécontent à ce dernier, puis il encaissa les remarques qui ne donnaient que d’avantage raison à son auto-dévaluation.

« Hum... même si cela peut effectivement m’offenser ce n’est que la stricte vérité, mais cette apparence me plait.»

Cette apparence lui convenait car elle témoignait de sa lute constante qu’il menait contre cette faim atroce. Cette fichu malédiction qu’il avait. Et quelque part malgré ce qu’elle lui faisait vivre il était fier de pouvoir lui survivre à sa façon.

La remarque suivante le fit sourire un peu plus franchement et il répondit à son interlocuteur avec un certain sarcasme.

« Vous avez raison ce n’est pas la mort, je dirais que c’est pire … en quelque sorte »

Ne pas trop en dévoiler, non, il ne fallait pas, après tout c’était un inconnu. Sauf que la question qu’il avait posé juste avant demandait une précision.

« Ce qui ne vas pas chez moi ? S’il vous plait surveillez vos paroles un peu tout de même. Mais si cela peut vous éclairer peut-être que le fait que je sois maudit serait une piste assez concluante.  »

Il fit une courte pause remmenant ses oreilles un peu plus vers l’avant et tout en plongeant ces orbes orageux dans les prunelles sanglantes de celui qui lui tenait aujourd’hui compagnie, il reprit.

« Et à qui ai-je l’honneur je vous prie ? »
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Viehrs
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MessageSujet: Re: Quand la faim nous mène dans une lutte interminable (libre)    Sam 15 Juil 2017 - 1:53


Viehrs ft. Kare

Quand la faim nous mène dans une lutte interminable






Ni paniqué, ni inquiet pour sa condition; Viehrs s'appliquait à se tenir parfaitement droit sur ses quatre pattes, ainsi qu'à soutenir le regard du loup face à lui. Il doutait que ce loup représente une quelconque menace pour lui; pensée qui ne fut qu'accentuée lorsqu'il remarqua que ce solitaire portait un masque très visible, semblable à une muselière, qui empêchait l'autre de lui faire voir ses crocs.

Un grondement bien familier répondit aux paroles du printanier blanc. Viehrs n'osa pas froncer les sourcils, ne reconnaissant que trop bien le bruit particulier d'un gargouillement d'estomac. Ce n'était pas tant par inquiétude que par curiosité que l'ambassadeur s'interrogea sur la raison pour laquelle ce loup semblait avoir si faim, alors qu'il y avait de la nourriture à profusion. Il n'eut pas le temps d'approfondir ses réflexions bien loin, car le solitaire aux tons gris se fit enfin entendre autrement que par les râles mécontents de son ventre. Sans gêne aucune, Viehrs acheva de détailler l'inconnu du regard, tandis que celui-ci lui répondait.

« Hum... même si cela peut effectivement m’offenser ce n’est que la stricte vérité, mais cette apparence me plait.»

A cette réponse, il ne put qu'hausser les sourcils avec surprise. Voilà une réplique à laquelle il ne s'était guère préparé. Il ne put que conserver son beau sourire, tout en s'interrogeant toujours plus au propos de cet inconnu qui avait éveillé sa curiosité. De ses yeux qui parcouraient le corps de l'autre, il observa à nouveau sa maigreur qui le faisait presque frissonner, tant on pouvait ressentir qu'elle n'était pas naturelle. Gardant un silence qu'il voulait poli, il laissa le solitaire gris, qui semblait déjà peu loquace, achever de lui accorder quelques paroles.

« Vous avez raison ce n’est pas la mort, je dirais que c’est pire … en quelque sorte »

Le sarcasme dans la voix de l'inconnu amusa Viehrs, qui gloussa sans piper mot. Il n'y avait rien de drôle, ni dans la condition de l'inconnu, ni dans sa manière malheureuse d'accepter sa condition avec une fatalité que Viehrs ne parvenait pas à comprendre. Quiconque fut-il, ce solitaire était parvenu à piquer l'intérêt du printanier albinos, qui tiqua une première fois devant la réticence du mâle à lui dévoiler la moindre information.  Il le laissa pourtant finir sa tirade sans le couper.

« Ce qui ne vas pas chez moi ? S’il vous plait surveillez vos paroles un peu tout de même. Mais si cela peut vous éclairer peut-être que le fait que je sois maudit serait une piste assez concluante.  »

A cela, le printanier tiqua une seconde fois et rabattit légèrement ses oreilles en arrière par réflexe. Peut être avait-il été brusque dans ses paroles? Il détestait ce genre de misérabilisme qui poussait les individus à ne rien se dire, à garder pour eux ce qui leur pesait sous prétexte que les autres ne leur seraient d'aucune aide.  Cela ne le fit pas pour autant perdre de sa contenance et rapidement, il redressa les oreilles et haussa un sourcil pour maquer son intrigue grandissante. Il remarqua aussi, sans être surpris, que le loup s'était adressé à lui en le vouvoyant. Nul ne l'aurait remarqué, sûrement, mais étant donné que Viehrs s'était adressé à lui en le tutoyant, il ne pouvait s'empêcher de remarquer que l'autre loup avait choisi pour autant de ne pas le tutoyer à son tour.
Il fallait dire que l'albinos avait pris l'habitude de ne pas s'embarrasser de vouvoiements, lorsqu'il était en dehors de son rôle d'Ambassadeur du Printemps. Il ne se perdait pas en courbettes et politesses. Cela aurait pu venir, à l'évidence, de ses idéaux qui le poussaient à établir facilement le contact avec autrui, donc à ne mettre aucune distance et à les traiter tous comme ses égaux....Cela aurait été empli de philosophie et fort admirable, assurément. En réalité, c'était parce qu’inconsciemment, il se sentait toujours supérieur à autrui, ainsi ne voyait-il pas d'utilité à les vouvoyer.
Néanmoins, soucieux de rétablir le véritable sens de ses paroles, qu'il n'avaient voulues en rien désagréables pour l'autre, Viehrs ouvrit déjà la gueule pour parler. Il ne cherchait pas réellement à ne pas le blesser, pas vraiment. Cependant jamais Viehrs n'encourageait les autres à le fuir, ainsi il voulut rectifier le tir, afin de pouvoir garder auprès de lui ce loup encore un petit peu. Et même, qui sait, s'attirer peut être sa sympathie, pour peu qu'il en possède une. Le loup le prit de court en l'interrogeant à son tour, appuyant son regard contre le sien.

« Et à qui ai-je l’honneur je vous prie ? »

Sa façon de tourner sa requête plut à l'ego de Viehrs qui, appuyant avec drame une de ses pattes avant contre son propre torse, par pur volonté de paraître comédien, lui répondit en souriant de plus belle.

« Ah! C'est fort impoli de ma part de te questionner alors que nous n'avons pas même échangé nos noms. » Il marqua une petite pose pour rire avec une réelle sympathie. Puis, secouant la tête avec élégance pour dégager sa superbe chevelure de son visage, il reprit sans hésitation aucune. « Viehrs ! Actuel ambassadeur du clan printanier, voilà à qui tu as "l'honneur" de t'adresser. Et toi, qui es-tu, hmm ?»

Il ne laissa en réalité guère le temps à l'autre mâle de s'exprimer, car il repartit presque aussitôt en soutenant toujours son regard avec une insistance désagréable.

« Je m'excuse de mon impolitesse, je ne voulais en rien te braquer par mes paroles. Seulement, il te faudra comprendre que ton aspect a une tendance à..Affoler le premier venu, vois-tu? Tu parles de malédiction...Cela me semble faire sens, en effet...Voilà une bien affreuse malédiction. » L'albinos indiqua du bout du museau le cadavre de sa proie, étendu à ses pattes depuis le début de leur conversation. « Et si je comprends bien, la nourriture ne peut rien faire pour aider ton état, c'est cela ? »

Viehrs se tut un instant, pensif. Lorsqu'il émergea de sa réflexion, il avait fait quelques pas du côté de l'inconnu, avenant; et fit quelques pas en avant avant d'adresser à l'autre un signe de tête sympathique.

« Nous avons tous deux l'air ridicules, plantés là comme ça. Je rentrais chez moi pour ma part, mais tu n'as pas l'air d'aller où que ce soit toi; alors que dirais tu de faire un bout de chemin avec moi ? »


Il n'aimait pas rester sur place à piétiner le sol sans rien faire réellement. Il avait bien conscience que son trop plein de confiance et sa facilité impressionnante à s'adresser à autrui en termes tout à fait familiers, pouvaient en gêner certains, mais il était persuadé que s'il ne prenait pas les devants, il n'obtiendrai rien. L'albinos ne flanchait pas ni ne se défilait devant les inconnus, car ils constituaient tous pour lui une source sinon de divertissement, au moins d'information. Ainsi, Viehrs se tenait persuadé que plus l'on connait du monde, plus l'on peut décider de qui garder dans son entourage.


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Kare
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MessageSujet: Re: Quand la faim nous mène dans une lutte interminable (libre)    Lun 17 Juil 2017 - 19:59

Marchons tu as raison
Avec Viehrs
Les yeux rouges de l’inconnu glissaient sur son corps sans que cela ne l’affect d’avantage. À dire vrai, il avait l’habitude maintenant qu’on le dévisage de la sorte. Chaque personne qui le croisait le faisait à sa façon face à son apparence squelettique. Et comme souvent, il lisait dans les yeux de son vis à vis de nombreuses questions à son égare. Il soutint donc ce regard avec l’indifférence de l’habitude, peut-être s’en amusait il un peu aussi dans le fond.

L’albinos face à lui n’était pas en reste non plus rare étaient ceux touché de cette maladie de nos jour. Et puis, cette chevelure et ses odeurs d’encens pouvaient questionner aussi. Pourtant Kare se garda bien de poser des questions. Il repensa alors à sa sœur  qui pouvais elle aussi avoir ce coté albinos et son cœur se serra à cette pensé. Il n’avait pas eut l’occasion de la revoir depuis leur enfance mais il espérait qu’elle allait bien dans son clan. Il laissa cette pensée alors de coté  là n’était pas la conversation avec ce monsieur pour le moment. Revenant dans le présent il retrouva les prunelles sanglantes du printanier.

Lui aussi finalement était curieux de découvrir ce personnage tout à fait singulier qui réagissait activement à ses mots. Les mots peuvent être bien puissant songea t’il alors brièvement. C’était aussi pour cela que l’orageux solitaire ne souhaitait pas aller trop vite dans ce qu’il souhaitait bien montrer de lui aux autres. Mais il ne pu que s’amuser des différents froncements et rabattement d’oreilles de son congénère. Non il n’était pas comme les autres lui non plus manifestement. En même temps ne somme nous pas tous différents ? Peut-être malgré cela, il sentait cette curiosité qui caractérisait de nombreux loup ici bas. Les différences il y en à toujours mais des points communs aussi.

Quant au vouvoiement, c’était naturel chez lui d’autant que le blanc se considérait plutôt comme un moins que rien  au bat de l’échelle. Pour lui  n’importe quel autre loup méritait plus de respect que sa misérable personne. Paradoxalement il ne se laissait pas marcher dessus si facilement non plus. Il avait garder sa fierté quelque part, mais elle n’était là que parce que son ego s’en nourrissait encore. Et qui sais ce que l’ego peut vous faire faire d’autre…

L’albinos répondit à sa question peu après  qu’il l’eut posé. Et la présentation que l’autre fit de lui même ne fit que confirmé à Kare qu’il avait face à lui un drôle de luron à l’ego assez développé. Son sourire s’élargie sous son masque mais il ne laissa rien paraître d’autre. Ce printanier savait faire dans le théâtrale et parler oh oui parler cela ne faisait aucun doute. Mais tout cela semblait emprunt de beaucoup de fausseté aux yeux du solitaire. Il n’aimait pas trop tout ces artifice, mais que voulez vous cela faisait partie du personnage.

Le solitaire mouvant doucement sa queue se replaça un peu plus confortablement sur ses os saillant. Il écoutât la suite de ce que son interlocuteur avait à dire et attendit qu’il ait fini avant de répondre lui aussi de son nom, mais également aux autres questions qu’on lui adressait. Il avait cependant été surpris de l’excuse qui s’était glissé dans les mots de l’ambassadeur, mais comme il n’en avait pas souvent Kare accepta cela de bon cœur. La façon dont ces excuses furent exprimées laissa au maigre loup échapper quelques rires, même, avant de répondre.

« Je suis Kare. »

Fit il tout d’abord purement est simplement. Pas besoin d’une quelconque dénomination. Il n’était que solitaire après tout.

« Enchanté héhé, et je ne sais que trop bien ce que mon apparence provoque. Il n’en est pas moins que je garde une certaine fierté à être un loup, j’accepte donc ces excuse cher ambassadeur du printemps. »

À croire que lui aussi savait magner les mot, il s’adaptait facilement à beaucoup de type de conversation en soit. C’était agréable de pouvoir le faire en tout cas. Il continua alors sa réponse sur le même ton.

« Et tu comprend bien, ceci ne sera d’aucune utilité pour apaiser cette faim qui me ronge. C’est aimable de vous en soucier. »

Le solitaire rabaissa légèrement sa tête liant le geste à la parole. Il suivit l’invitation de l’albinos sans d’autres cérémonies se portant à ses côtés pour poursuivre leur conversation. Et puis marcher lui ferait oublier la faim également. Il n’était cependant pas d’accord sur le fait qu’ils soient ridicules. Deux loups qui discutent n’est ce pas banal d’habitude ? Peux importait pour lui en réalité et puis c’était vrai personne ne l’attendait nul part.

« Cela me convient, je vous suis. On rentrait d’une mission alors ? »

Leur marche débutait comme s’il s’agissait d’une discussion entre deux vieux amis. C’était étonnant de voir comment les choses se faisaient parfois si bien naturellement.
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Viehrs
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MessageSujet: Re: Quand la faim nous mène dans une lutte interminable (libre)    Dim 23 Juil 2017 - 17:29


Viehrs ft. Kare

Quand la faim nous mène dans une lutte interminable





Les oreilles de Viehrs se dressèrent avec intérêt lorsque leur parvint le son du rire du solitaire aux yeux gris. Il ne savait ce qui, dans ses paroles, avait provoqué une telle réaction mais il ne chercha pas vraiment l'origine de cet éclat de rire parfaitement inattendu car il était ravi. Ravi, mais aussi soulagé de sentir l'atmosphère se détendre entre l'hermaphrodite blanc et le mâle gris. Sa réaction fut extériorisée par un petit soupir soulagé qu'il fit en expirant un nouveau nuage de fumée. L'autre lui répondit alors :

« Je suis Kare. »

Il hocha la tête. Naturellement, Kare n'accompagnait pas son nom d'un rang ou d'un clan, puisqu'il n'appartenait à aucune des meutes présente sur les terres de Four Seasons. Cela rappela à l'Ambassadeur printanier son propre temps passé en tant que solitaire, errant sans attaches sur des terres qui n'étaient pas siennes, devant se débrouiller et ne pouvant compter que sur lui même. C'était sûrement à cause du fait qu'il ait été trop jeune alors, mais le printanier n'en gardait aucun souvenir positif. Ce n'était pas tant par fierté que pour se rassurer qu'il se présentait toujours accompagné de son rang et de son clan, comme si cela lui permettait de se prouver à lui même qu'il n'était plus seul et sans famille. Il secoua la tête contre ces pensées bien lugubres et se concentra de nouveau sur Kare, qu'il laissa poursuivre sans l'interrompre.

« Enchanté héhé, et je ne sais que trop bien ce que mon apparence provoque. Il n’en est pas moins que je garde une certaine fierté à être un loup, j’accepte donc ces excuse cher ambassadeur du printemps. »

Un sourire sincère se dessina sur le visage de Viehrs, lorsqu'il entendit le solitaire manier mélodieusement les mots. Décidément, son interlocuteur regorgeait de surprises en tout genre; et ce n'était pas pour déplaire à l'ambassadeur printanier qui baissa doucement la tête, avant de la relever tout aussi doucement, en signe de remerciement au solitaire pour avoir si facilement pardonné son insolence première. Voilà un loup qui, derrière son apparence première de solitaire en sous-alimentation, possédait une force de personnalité qu'on ne lui aurait pas soupçonné. Là où d'autres se seraient lamentés de cette apparence marquée par une souffrance si particulière, que seul celui qui en est victime en a réellement peut connaître et comprendre; lui refusait de perdre toute contenance et affirmait avec aplomb qu'il n'avait nullement honte de cette apparence à faire froid dans le dos. Il poursuivit encore :

« Et tu comprend bien, ceci ne sera d’aucune utilité pour apaiser cette faim qui me ronge. C’est aimable de vous en soucier. »

Le regard de Viehrs se porta sur la proie encore dégoulinante de sang frais qui gisait entre les deux loup. L'ambassadeur hocha de nouveau la tête, blâmant intérieurement sa naïveté. Son ravissement fut renouvelé, lorsque Kare se leva pour le suivre, acceptant son offre. Toujours tout sourire, l'ambassadeur se plaça près du solitaire et, côte à côte, ils entamèrent une marche rythmée par le son de leur conversation.

« Cela me convient, je vous suis. On rentrait d’une mission alors ? »

Viehrs prit le temps d'étirer une par une chacune de ses longues pattes blanches, avançant avec une démarche à la grâce féminine. Il lui plaisait de progresser ainsi, la marche stimulant la réflexion philosophique, il lui était plus aisé de converser en dépensant parallèlement son énergie par ses pas. Il ignorait comment Kare avait deviné qu'il rentrait d'une mission, mais il imaginait que cela paraissait évident, étant donné qu'il n'avait pas d'autre raison d'être hors des terres de son clan. Posant son regard pourpre sur le solitaire, il lui répondit sans mentir :

« Tu es bien perspicace ! En effet, mon rôle d'Ambassadeur m'emmène très souvent chez les autres clans. » Il fit une pause, puis eut un petit rire avant de continuer. « Ce ne sont pas des missions dangereuses et palpitantes comme celles des espions, mais tout aussi complexes, tu peux me croire. »

Viehrs savait qu'il ne pouvait pas se perdre en explications ennuyeuses sur la façon de fonctionner de son clan à Kare. D'abord parce qu'il n'en avait cure, mais aussi ensuite parce qu'il était bien maladroit pour un Ambassadeur de dévoiler à un solitaire, encore inconnu il y a quelques instants, les affaires de son clan. L'hermaphrodite laissa un instant retomber le silence pour aspirer une bouffée de fumée odorante, puis repris, interrogeant à son tour le solitaire.

« Mais dit moi Kare, cette malédiction ne te laisse t-elle pas te nourrir de quoi que ce soit ? En laissant en retrait l'évidente souffrance que tu dois ressentir, il me paraît plus que surprenant qu'un loup puisse rester en vie sans jamais se repaître d'une quelconque substance. »

Disant cela, il lécha ses babines en pensant à son propre repas qui l'attendait, accroché à son harnais. Il espérait ne pas avoir laissé sa curiosité s'exprimer avec un peu trop d'audace. Marchant la tête haute, il s'appliquait à ne pas afficher une attitude trop dominante, afin de ne pas brusquer une nouvelle fois son compagnon de marche.

Son propre estomac gargouilla alors, mais pour une toute autre raison que la faim qu'il ne ressentait alors pas encore. Viehrs ralentit le pas et soudain, son visage sembla se tordre de douleur. S'écartant avec précaution du solitaire, l'Ambassadeur se mit à tousser violemment et ce pendant presque une minute entière, sans interruption. Il ne l'avait d'abord pas reconnu, mais il ne comprenait que trop bien désormais ce qui l'attendait alors. Entre deux violentes quintes de toux, il parvint à articuler dans un souffle :

« Excuse moi, ça va passer tout seul. »

Après quelques instants de lutte avec lui même, l'hermaphrodite parvint à cracher un seul et unique pétale rouge, qu'il s'appliqua à envoyer voler à l'opposé de là où il se trouvait. Contrairement à ce à quoi on aurait pu s'attendre, le printanier ne paniqua pas. En réalité, il avait été chanceux de n'avoir à expulser qu'un simple pétale, et pas une multitude de fleurs pourpres. Il s'ébroua simplement et se remit en marche, comme si de rien était. Retrouvant son large sourire confiant, il s'exprima en rigolant, avec une légèreté presque inquiétante :

« Eh bien, je suppose que nous sommes tous les deux maudits, d'une manière ou d'une autre. » Il prit une grande inspiration pour retrouver un rythme de respiration normal.
« J'espère ne pas t'avoir fait trop peur. »
- Lean 2016
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Quand la faim nous mène dans une lutte interminable (libre)
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