Four seasons
Tu as posé les pattes sur Four Seasons !

Tu te retrouves dans un monde étrange, peuplé d'animaux désignés comme dangereux... Des loups !
Mais ne t'inquiètes pas : ils sont civilisés et ne te mordront pas au moindre mouvement ! (encore que...)
Viens incarner TON loup ou TON chien et fais le vivre à travers des aventures nommées RP !



Tous les yeux semblent tournés vers l'Archipel Mystérieux et le pouvoir de la Chimère... mais qui la trouvera en premier ?


 

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Sous le murmure de la cascade, nul ne viendra nous déranger. [Pv Elendë][Rp terminé]
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Dim 16 Aoû 2015 - 21:09

Le trajet jusqu'à la cascade ne fut pas des plus aisé, les muscles de Samarithin lui semblait aussi mous qu'un tapis de mousse mais l'effet passa vite et seul le souvenir de ce qu'il s'était passé lui restait en mémoire. Il savait où les conduire, lui et Elendë, un point d'eau calme pour une bonne séance de détente. D'esprit comme de corps. Il était en partie redevenu normal, lui-même, bien que ses pensées ne parviennent pas en totalité à se détacher de l'horreur et qu'il garda le goût du sang sur sa langue. « Aussi imprégné que l'odeur d'une mouffette ! » L'eau ferait effet et il n'aurait plus qu'à être l’élève attentif, à tenter de s'appliquer aux exercices de l'estival. Un coups d’œil de côté lui permit de détailler le géant qui le suivait, rassurait par la montagne de muscle. Cet allié des plus inattendu, ce loup au cœur énorme, lui avait permis de se ressaisir, de se remettre du plomb dans la cervelle ; ils avait évité une catastrophe. « Et une perte de poste. »

-Franchement, je crois que j'ai eut de la chance que tu sois là, cela aurait été un autre, je doute que mon stupide camarade s'en soit tiré indemne. S'il avait pas bougé, ça se serait bien passé.

Son regard se reporta devant lui, sur le sentier de terre suffisamment large pour que deux loups circulent côte à côte. Être debout, maître de soit était une bénédiction, il regrettait de n'avoir pas eut la force de lutter contre le sang et se souvenait trop bien de l'effet immédiat qu'avait eu le sang du loup, la force qu'il avait ressentit puis le dégoût et le pré-sentiment que la substance lui serait fatale. Cela lui hérissa le poil, il ne connaissait pas cette sensation, ne l'avait jamais vécu auparavant mais elle ne lui disait rien de bon. « Mais qu'est-ce que cela peut bien vouloir dire ? »

Ses oreilles se dressèrent subitement au bruit de la chute d'eau. Les questions attendrait un autre jour, pour le moment, ils avaient atteins l'endroit adéquates pour les exercices que voulait lui enseigner Elendë. L'endroit irait-il ? Le chemin se scinda en deux embranchement, Samarithin choisit une vieille piste au sol tassé  signalant qu'elle était bien souvent empruntée. La sente déboucha bientôt sur un petit espace découvert et le bruit de l'eau s’amplifia en une musique agréable. Le printanier s'arrêta au bord de l'eau, avant de se coucher et de pencher la tête pour boire à long trait le liquide qui ôta les dernières traces de sa bévue. Des gouttelettes dégoûtant de son menton, il d’assis et tourna la tête vers le loup, son regard cherchant celui de ce dernier.

-L'endroit ira ?

Il voulait s'assurer que ce choix était bien, que le lieu serait adapté à ce qui suivrait. D'ailleurs, qu'avait donc en tête le géant ? Les oreilles droites, il ne put s'empêcher d'être intrigué plus que nécessaire, il avait toujours aimé les entraînements, les exercices en tout genre. Du moment que cela l'aidait dans sa tâche, il n'y avait pas de mal à ce faire aider d'un autre. Surtout s'il était un allié et un ami. Et voilà qu'il recommençait... une habitude qu'il venait de prendre et qui ne semblait plus vouloir le lâcher.
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Mar 18 Aoû 2015 - 20:02

Sous le murmure de la cascade, nul ne viendra nous déranger. [Pv Elendë][Rp terminé] Large


Elendë sentait son ami terriblement faible et il aurait aimer lui proposer de l'aide, mais il n'osait pas, de peur que le printanier se froisse. Il devait déjà se sentir terriblement mal à l'aise que l'estival lui ai nettoyé le pelage de la sorte, alors il ne voulait pas en rajouter. Le chemin jusqu'à la cascade fut terriblement silencieux, mais cela ne dérangea aucunement le loup-ours qui en profita pour tendre l'oreille et écouter le bruissement des arbres et le chant des oiseaux. Il s'était surprit, à plusieurs reprises, de lever le nez et d'inspirer bruyamment pour sentit le doux parfum des fleurs printanières. Le loup doré n'était pas infidèle à son clan, il le préférait largement, mais les douces effluves qui flottait autours d'eux le mettait à l'aise et il aimait cela.

Le temps était de nouveau clément au soleil et il voyait les rayons illuminer l'eau éclatante de la cascade. Le chemin qui y conduisait n'était pas assez étroit pour qu'Elendë se mette derrière son ami, il se mit donc à ses côtés tout en souriant. Remarquant le coup d’œil que venait de lui jeter le gamma, le loup-ours leva les oreilles, attentif.

-Franchement, je crois que j'ai eut de la chance que tu sois là, cela aurait été un autre, je doute que mon stupide camarade s'en soit tiré indemne. S'il avait pas bougé, ça se serait bien passé.

Elen' baissa les oreilles et fronça les sourcils. Il se rendait bien compte lui aussi que la situation avait tourné de façon dramatique, mais ils s'en étaient tous sortit plus ou moins indemne et c'est ce qui comptait. Les oreilles du gamma se redressèrent et Elendë sourit, dévoilant ses crocs blancs et sa langue rougeâtre. La cascade n'était plus qu'à quelques pas d'ici, enfin ! Ils pourraient lui donner sa première leçon de respiration et celle de relaxation. Il savait les muscles du printanier réduit en bouillit, mais il fallait absolument qu'il rentre dans l'eau. Le loup doré s'avança sans écouter les paroles de son ami. Bien-sûr que cet endroit conviendrait ! C'était tout ce dont il rêvait.

Sans attendre son partenaire, il s'élança pour plonger dans l'eau qu'il s'attendait à trouver glaciale ; au contraire, elle était merveilleusement bonne ! Son poils lui collant à la peau, il se retrouvait presque nu comme un vers, ses muscles se dévoilant au grand jour. Il dressa les oreilles et sortit de l'eau, le soleil faisant luire et briller son magnifique pelage de sable : Elendë se sentait tout à coup revigorer. Il sourit à Samarithin, et d'un coup de tête, l'invita à plonger à son tour dans la source chaude.

« Tu devrais plonger, elle est vraiment délicieuse. »

Le sourire de l'estival s’agrandit un peu plus. Il vit alors deux mulots, non loin de là. Il s'ébroua, faisant grossir son poil et laissant le printanier aller dans l'eau à son rythme. Il se tapit dans l'herbe fraîche, puis avança à pas de loup. Se transformer à cet instant en lion ne servait à rien. Les deux petits mulots dormaient tout les deux profondément, collés l'un contre l'autre. Elendë sentit alors son ventre gargouiller. Il bondit sur elle avec grâce, en essayant de ne pas les réveiller, puis se rappela soudainement l'effet du sang sur son ami. Hm. Mieux valait que ces deux mulots vivent encore un temps, plutôt que de les gaspiller. Le loup doré revint donc bredouille à la cascade, mais tout aussi souriant qu'au début.

Le soleil était à son zénith et cette baignade ne pouvait pas leurs faire énormément de mal. Il rigola doucement.

« Que dis-tu de te détendre par toi-même avant de commencer la séance ? Tu pense que je peux escalader cette cascade plus rapidement que toi ? »

Oubliant les faiblesses du loup, il lui envoya un sourire taquin, avant de se mettre à faire un compte à rebours, lui laissant tout de même le temps de refuser si il se sentait vraiment trop exténué.
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Mar 18 Aoû 2015 - 22:55

Samarithin fut surpris de voir l'estival se ruer littéralement parlant vers l'eau. Il fut pris d'un frisson en entendant le gros « SPLASH » produit par le loup tandis qu'il plongeait dans la partie profonde de la cascade. Ses muscle était tétanisé à l'idée qu'il doive l'imiter, rentrer dans ce liquide sans même pouvoir en toucher le fond... sans rien pour se raccrocher à la solidité du monde. « Stupide peur ! » Pourquoi diable n'avait-il jamais appris à nager ?! Il allait se ridiculiser. Mais il avait fait pire, il n'était plus à cela prêt. Alors qu'Elendë revenait vers lui, le poil dégoûtant d'eau, il ouvrit la gueule pour parler mais n'en eut pas l'occasion quand son ami lui donna un coups de tête amicale lui signifiant qu'il était temps qu'il se déride et profite de l'eau.

« Tu devrais plonger, elle est vraiment délicieuse. »

Malgré le sourire qui suivit ses paroles, son regard dériva sur l'eau plus profonde et à la teinte plus sombre. Un sourire se fit tout de même sur ses babines alors qu'il tentait de se rassurer en voyant Elendë s'éloigner, sans doute avait-il trouvé quelque chose plus loin. Cela lui laisserait le temps de se concentrer, de se rassurer et, peut être, de rentrer dans l'eau une fois qu'il aurait convaincu son corps de bouger. « La zone peu profonde devrait aller. » Ouai... à quelques pas du gouffre, et de la noyade, bien tenter mais ce que le cerveau pense ne s'applique pas toujours. Le géant revint bien vite, le sauvant de son dilemme pour finalement le plonger dans un autre.

« Que dis-tu de te détendre par toi-même avant de commencer la séance ? Tu pense que je peux escalader cette cascade plus rapidement que toi ? »

« Escalader hein ? Pas sauter rassures moi ?! » Mais au vue du sourire taquin, il se douta qu'il n'en serait sans doute rien. Il pourrait escalader la cascade sans problème mais pas, au grand jamais il ne sauterait ; c'était du suicide pur et dur, une forme de folie qu'il ne pouvait même pas envisager. Ses pattes lui paraissaient aussi lourdes que des pierres et il eut du mal à bouger pour se décrisper alors que les secondes s'égrenaient. Le défis lui aurait plus s'il n'avait pensé qu'il aurait sûrement à sauter ensuite. Faiblesse familiale, mais personne n'avait eu le courage de lui enseigner à nager alors que tout adulte digne de ce nom le savait. Pas sa faute, ni celle de sa mère ; c'était celle de ses ancêtres qui n'avaient pas jugés bon de rectifier le tire.

Il s'assit, les oreilles un peu basses, alors qu'il fixait le loup tout en muscle qu'il venait lentement à considérer comme un... ami. Encore une attitude étrange qu'il adoptait sans même s'en rendre compte. Il ne pouvait pas lui cacher cela, pas après l'incident de la clairière. Elendë était capable de nager mais pas lui, il ne souhaitait pas gâcher sa joie mais ne pouvait pas non plus l'inquiéter s'il ne le voyait pas le suivre dans son défit. Samarithin inspira donc profondément avant de se lancer.

-Si c'est uniquement de l’escalade que tu propose, je suis pour... mais s'il s'agit ensuite de se jeter de là haut pour atterrir dans l'eau, autant te le dire tout de suite, j'sais pas nager...

Seigneur, que cela faisait du bien de l'avoir dit enfin à quelqu'un. Il avait ressentit cette peur aussi lorsqu'il se trouvait sur la plage aux mouettes, en avait ressentit les frisson jusqu'au tréfonds de son être. Il en comprenait presque les raison pour lesquelles sa famille ne savait pas nager, mais peut être pourrait-il au moins apprendre à ce débrouiller dans l'eau. Pas définitivement mais au moins en cas d’extrême urgence. « Inspire, expire détends toi, il ne va pas te manger parce que tu l'as mis en garde. » Le Gamma appliqua donc ses conseils mentaux, mais sans parvenir à grand chose.

-Un Gamma qui ne sait pas nager, c'est comique tout de même...

Le printanier ne put s'empêcher de rire un peu, se trouvant soudain bien stupide. Au moins, en temps que soldat, s'il était coincé entre ses ennemi et l'eau, il ne pourrait pas se permettre de fuir et devrait tout donner. Une faiblesse qui pouvait être une force si l'ennemi ne le savait pas, un effet de surprise, c'est ce qu'on lui avait toujours appris.
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Dim 6 Sep 2015 - 23:47

Elendë vit le loup se crisper et il haussa un sourcil. Il n'arrivait décidément pas à ce détendre. Y avait-il quelque chose qu'il voulait lui dire mais qu'il n'osait pas lui avouer ? Le loup doré arrêta donc son décompte et s'assit, regardant son partenaire tout en attendant ses explications. Et puis, après tout, si il n'avait pas envie, il comprendrait, ce n'était pas grave, ils s'amuseraient un autre jour. Il vit alors le printanier qui s'assit à son tour, baissant les oreilles. L'estival se mord l’intérieur de la joue. Encore des ennuies ? Il poussa un petit soupir, à peine perceptible. Il espérait que ce n'était pas trop grave, cette fois. Il entendit l'inspiration profonde de son ami et fit de même, la bloquant quand il le vit ouvrir la bouche.

-Si c'est uniquement de l’escalade que tu propose, je suis pour... mais s'il s'agit ensuite de se jeter de là haut pour atterrir dans l'eau, autant te le dire tout de suite, j'sais pas nager...

Ah. Comment réagir à une telle nouvelle quand nous-même avons apprit à nager depuis le plus bas des âges ? L'eau brillant au soleil lui donna l'idée de lui... Sa pensée s'arrêta net. Il ne pouvait pas lui enseigner tout en même temps. D'abord les séances de relaxations, en suite seulement, peut être, la natation. Car c'était quand même essentiel d'apprendre à nager. Elendë lui sourit avec tendresse et cligna des yeux. Il ne se moquerait pas de lui, après tout, cela arrivait et il était persuadé que le printanier n'était pas le seul.

-Un Gamma qui ne sait pas nager, c'est comique tout de même...

Le loup-ours découvrit ses crocs et rigola doucement, montrant ainsi qu'il ne se moquait pas, mais qu'il rigolait de son autodérision. Il se releva, posa sa grosse patte sableuse sur l'épaule de son ami et lui sourit de plus belle. Il ne dit rien, ne sachant pas vraiment quoi dire dans un tel cas. Et puis, après tout, les yeux parlaient bien plus que les paroles. Il se détourna donc et observa la rivière, éclatante. L'envie de plonger de nouveau dedans se fit. Il s'approcha lentement et mit les pattes dedans, s'enfonçant jusqu'au ventre. Si Samarithin venait jusqu'à lui, il n'aurait sûrement plus pied. Il se retourna, et d'un signe de tête lui intima de s'approcher à son tour. Il voulait au moins qu'il est le ventre submergé, comme lui.

Il inspira profondément, leva la tête vers le ciel, et ferma les yeux, profitant de la douce chaleur du soleil sur son dos. Il sourit brièvement, puis, rouvrit les yeux, fixant son ami au pelage sable.

Bon, on va commencer, alors. Met toi en face de moi, à une profondeur raisonnable.

Il lui offrit un sourire rassurant. Il serait là, tout se passerait bien, comme les autres fois. Le vent s'était doucement mit à souffler et quelques fleurs blanches vinrent se poser sur l'eau claire. Le loup d'or les observa, puis souffla dessus pour les faire bouger. Certaines coulèrent, d'autres s'éloignèrent vers la cascade. Il reporta son attention sur le gamma et lui sourit de nouveau.

Tu vas devoir me faire entièrement confiance, cette fois.

Elendë savait combien il pouvait être difficile d'accorder une confiance aveugle – et c'était le cas de le dire, dans la situation qui allait suivre – à quelqu'un qu'on ne connaissait pas plus que cela (bien qu'ils se considèrent comme des amis, à présent). Il avait prouvé à Samarithin sa douceur et son attention autant de fois qu'il l'avait pu depuis les dernières heures (et semaines) et il espérait de tout cœur que ce dernier avait comprit que le loup-ours était tout, sauf malintentionné. Il hocha la tête et prit une petite inspiration. Il se sentait bizarrement tendu, tout d'un coup, comme si c'était lui-même qui allait devoir lui faire confiance aveuglement. C'était quand même un peu le cas, il devait tout de même révéler un secret de famille... Il espérait que cela fonctionnerait, et surtout, que cela ne serait pas divulguer au quatre coin de Four Seasons.
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Sam 12 Sep 2015 - 2:46

Quand il l'entendit rire, Samarithin cru qu'il allait se moquer avant de comprendre que ce n'était que ses propos qui était les source du rire puissant de l'estival. Un son qui finit de le rassurer et et de le convaincre que tout irait bien. Lorsque l'imposante patte se posa sur son épaule il cessa de penser pour contempler la face souriant de son imposant compagnon, un sourire qui ne pouvait qu'en inciter un autre. Et ses yeux, qui ne le quittaient pas, qui ne se détournaient pas de lui alors qu'ils avaient vue la face monstrueuse qui était sienne. En lui, la fenêtre s'ouvrit un peu plus et il ne prit conscience qu'il souriait à son tour que lorsque Elendë se détourna. Un air idiot sur le visage, il s'ébroua. « Allons ! Un peu de tenue, de quoi dois-je avoir l'air ?! » Puis il se demanda ce qui avait pu attirer l'attention du loup, il n'y avait pourtant rien de dangereux par ici ; il n'avait rien sentit, vue ou entendu non plus.

Il fit un pas vers ce loup, le premier qu'il pouvait appeler ami depuis bien longtemps. Puis il le vit avancer dans l'eau, toujours plus profondément et cela le stoppa dans son avancée. Il tenta de se résonner, de se dire qu'il ne risquait rien à avancer un peu. « Stupide ! Si tu as pas pied tu coules et tu meurs. » Un frisson le parcourut avant que son regard ne cherche une échappatoire... du moins avant qu'il ne finisse par croiser le regard du loup. Sa peur se calma, il savait qu'il ne risquait rien et puis, s'il ne dépassait pas Elendë il aurait toujours pied. Son regard se fit plus assuré et ses mouvement plus sur alors qu'il redressait la tête pour se donner du courage.

"Bon, on va commencer, alors. Met toi en face de moi, à une profondeur raisonnable. "

Il avança dans le liquide froid jusqu'à se retrouver face à la masse imposante du loup. En sentant l'eau de part et d'autre de son ventre, il sentit la panique monté. Son regard se riva sur celui d'Elendë, se qui lui permit de se calmer, il sera là en cas de soucis. Il avait pied mais tout juste et il ne tenait pas à aller plus loin. Voir le calme avec lequel l'estival appréhendait la situation le rassura d'autant plus.

-Je crois que je ne pourrais pas aller plus loin sinon, je ne toucherais plus le sol.

L'attitude rassurante de son improbable professeur lui suffit pour se détendre et brider sa peur, mais sans parvenir à ralentir sa respiration. Il contempla les fleurs qui partaient à la dérive, mais ce qu'il voyait était une chaîne sans fin de vie et de mort, il se dit alors que le tableau devait être magnifique. Du moins avant de revenir à l'instant présent.

"Tu vas devoir me faire entièrement confiance, cette fois."

Confiance, un bien grand mot mais il pouvait avoir confiance. Samarithin devait bien ça à ce loup immense et sans peur dont il appréciait le courage à toute épreuve, ou presque. Ses oreilles, qui ne cessaient de s'agiter sous l'effet de l'inquiétude, finirent par se dresser et ne plus bouger. Le printanier avait pris sa décision, il s'agita un peut, mal à l'aise de sentir tant d'eau l'entourer. « Comment parviennent-ils tous à garder l'esprit sain sans paniquer alors qu'à tout instant ils peuvent finir par se noyer. » Brrr... cela lui faisait froid dans le dos. De l'eau, de l'eau et encore de l'eau ; à regarder de loin cela pouvait être beau mais une fois au milieu, c'était plutôt l'horreur, une masse dans laquelle il ne pouvait trouver de prises et qui le ralentissait. Il prit une inspiration avant de lâcher un soupir et de jeter un coups d’œil à l'eau.

-Je sais que je peux te faire confiance, surtout après ce qui s'est produit... et peut être aussi que mon intuition m'y pousse. Ne dit-on pas qu'il faut écouter son sixième sens ?

Il eut un sourire, il avait abandonné son masque de sérieux en entrant dans l'eau. A partir de là, tout ne serait plus qu'une question d'écoute, un nouvel apprentissage comme celui qu'il avait reçut pour son entraînement. Mais il n'y aurait pas de souffrance et pour une fois, il le ferais avec un individu externe à se famille. Une première pour lui. Surtout lorsqu'il se rappela de ce que représentait cette enseignement.

-Elendë, je ne révélerais pas ce que tu m'enseignera, tu as ma parole. Par quoi commence-t-on ? Demanda-t-il avec un sourire.
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Requiem
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Dim 18 Oct 2015 - 15:58

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Sam 31 Oct 2015 - 13:55


Samarithin mit les pattes dans l'eau et s'avança jusqu'à ce que son ventre baigne lui aussi dedans. Elendë tenta un sourire rassurant envers son ami. Il savait que le printanier ne savais pas nager, maintenant, mais il le trouvait courageux de venir jusque là. D'autres n'auraient même pas tenter de mettre une seule patte dans la cascade. Le loup-ours entendait la respiration rapide de son camarade jusque là ou il se trouvait. Il poussa un petit soupir. Ce serait une mission bien difficile de le mettre en confiance (et de le détendre) dans un tel environnement. Mais l'estival acceptait de relever le défi. Après la dure mâtinée qu'ils venaient d'endurer, l'eau de les tuerait pas, enfin pas lui. A cette pensée, la nourrice esquissa un petit sourire moqueur. Rien de bien méchant. Il trouvait juste attendrissant le faite qu'un grand guerrier comme Samarithin ne sache pas nager et craigne l'eau. Pour Elendë, l'eau représentait une grande partie de sa vie, surtout depuis qu'il était en été.

Observant les moindres fait et geste de son ami, Elendë aperçut son agitation dans ses oreilles. Il pointa les siennes sur le côté. Décidément, ce serait peut-être plus dur qu'il ne l'avait pensé. Se mordant l’intérieur des joues, il réfléchit à comment il pourrait détendre Samarithin sans que celui-ci ne se sente oppressé par la présence d'eau tout autours de lui. Il plissa les yeux : sûrement pourrait-il lui apprendre à nager... enfin, pas dans l'immédiat, mais un jour. Comme-ça, rien que pour le plaisir. Elendë sourit de sa propre requête ; il voulait tout faire pour son ami, peut-être même trop, pensa-t-il. Ils n'auraient certainement pas le temps de tout faire. Et les exercices de respiration était primordiale pour sa santé et celle des autres.

-Je sais que je peux te faire confiance, surtout après ce qui s'est produit... et peut être aussi que mon intuition m'y pousse. Ne dit-on pas qu'il faut écouter son sixième sens ?

Elendë lui sourit avec sincérité. C'est clair qu'après tout ce qu'il s'était passé, le géant pouvait accorder sa confiance les yeux fermés au printanier et vice-versa. Cependant, ce n'est pas qu'en lui que Samarithin devrait donner sa confiance, aujourd'hui. Il devait faire confiance à l'environnement autour de lui. Ce serait tout aussi spécial pour Elen' que pour Sama, car les deux expérimentés pour la première fois quelque chose. Elen n'avait jamais été « professeur » (et surtout pas de relaxation pardi !) et Sama n'avait sûrement jamais reçu de cours de relaxation de sa vie. Le loup doré eut un sourire plus grand, dévoilant ses crocs. Ses yeux se plissèrent et il inspira à fond. Cette journée avait peut-être mal commencé, mais elle terminerait bien, il en était certain.

-Elendë, je ne révélerais pas ce que tu m'enseignera, tu as ma parole. Par quoi commence-t-on ?

Il ne releva pas la réflexion. Il savait qu'il pouvait tout confier à son ami. Le sourire de Samarithin lui mit du baume au cœur et il réfléchit tout spécialement à la question. Il n'avait pas prévu à l'avance ce qu'il ferait avec son ami (ou plutôt son élève, haha). Il savait qu'il voulait faire cela dans l'eau car pour lui, c'était un élément de la nature qui l'apaisait. Apparemment, il avait assez mal choisi l'endroit, puis ce que Sama' craignait l'eau. Il poussa un petit soupir. Autant commencer par quelque chose de tranquille et de facile, qui pourrait servir quotidiennement à son ami. Même sans monstre, il sentait bien que le printanier était quelqu'un d'un peu tendu.

D'abord, il adressa un sourire rassurant à son ami et lui intima de se détendre complètement, en inspirant par la bouche et autant d'oxygène qu'il le pouvait. Pour sa part, se concentrer les yeux ouverts étaient une tâche périlleuse, aussi décida-t-il de les fermer.  Puis il recracha tout l'air doucement, se concentrant sur son ventre qui dégonflait. Il rouvrit et les yeux et demande à son ami de faire exactement pareil.

« En inspirant l'air, pense à tout ce qui t’arrive et ce qui est positif. Moi, par exemple. » 

Avec un sourire malicieux, il laissa la pique faire son effet et reprit avec un peu plus de sérieux. Il essayait de détendre Samarithin avec un peu d'humour, car il savait que la respiration de faisait pas tout. Elendë était fier de sa réplique, aussi laissa-t-il échapper un petit rire. Ses pupilles turquoises brillaient de mille feux, ils pétillaient de malice et de joie. Heureux, il dressa les oreilles. Puis il se gratta la gorge et reprit, on ne peut plus sérieux.

« En la recrachant, pense à tout ce qui est négatif, tout ce qui te blesse. Comme de l'angoisse, par exemple. C'est ce que je fais quand un des petits du clan a disparut ou que j'ai rencontré un chaton bizarre qui prétendait être mon oncle. »

Il cligna des yeux plusieurs fois et poussa un petit soupir. Ce n'était pas le moment de remettre Maeya sur le tapis. Elendë reprit donc l'exercice en inspirant profondément. Il le nomma « bonheur ». Puis il expira l'air en le nommant « tristesse ». Il ne savait pas si cela ferait effet sur son ami, il l’espérait. Il lui dit qu'il fallait aussi qu'il se concentre sur les parties de son corps qui se détendait au fur et à mesure de l'exercice et que bientôt, il se rendrait compte que son cœur ne battait plus aussi fort qu'au début.

« Tu y arrivera, tu verra. »Elendë lui adressa un sourire sincère et reprit l'exercice.
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Sam 7 Nov 2015 - 19:31

Les sourires de l'estival eurent un effet étrange sur le gamma, tout comme le regard qui ne semblait pas vouloir le lâcher. Gêné pour une raison inconnu, il grommela dans sa barbe avant de détourner le regard vers la cascade aux bruits chantant, ses oreilles se dressant avec lenteur mais restant à l'horizontal sur son crâne. Il perçut le soupir que poussa son compagnon de galère qui venait de s'improviser professeur pour un temps. En reportant son regard étrange sur lui il fut de nouveau gratifier par le sourire du géant. Bon sang ! Mais c'est qu'il allait finir par... par quoi d'ailleurs ? Il n'en savait fichtrement rien aussi s'ébroua-t-il un peu, faisant naître de petites vaguelette autour de lui, vaguelette qu'il regarda s'écraser sur le corps du géant couleur de sable. Il n'était guère habitué à l'inaction du corps comme de l'esprit et, lorsqu'il lui fut demandé de se calmer il s'y essaya pourtant. Son œil pourtant refusa de se fermer et contempla la forme massive d'Elendë se gonfler sans crainte de ne rien voir autour de lui. Le printanier bougea un peu d'une patte sur l'autre, sentant sous ses pattes les contact étrange d'un sol perpétuellement immergé. « Comment peut-il se détendre aussi facilement... » Il cessa néanmoins de bouger en l'entendant relâcher son air et en le voyant rouvrir les yeux, comme pris en flagrant délit d'inattention.

« En inspirant l'air, pense à tout ce qui t’arrive et ce qui est positif. Moi, par exemple. » 

Sur le visage de celui-ci d'ailleurs, un sourire malicieux s'épanouit encore avant qu'un nouvel air sérieux ne vienne le remplacer. La tentative pour le détendre lui tira de nouveau grognement bougon mais il finis par sourire, à croire que cela était contagieux. « N'empêche tu touches dans le mile mon pote, tu dois bien être le seul qui en sait long sur moi avec de rares autres. » Le rire et l'attitude du loup le surprirent et lui firent pencher la tête, ses oreilles pointant d'avantage en direction de la trouée bleue au sein des arbres. C'était bien là la première fois qu'il restait aussi longtemps avec une seule personne. Presque comme si leur chemin était destiné à se croiser encore une fois. Samarithin ferma son œil valide en pensant que cela ne durerait sans doute pas avant d'entendre la voix grave du loup. Remmené aux priorités du jour, le loup brun entreprit d'appliquer l'exercice en listant les choses positives lors de sa profonde inspiration... seule sa cage thoracique se gonfla et non son ventre comme il avait vue Elendë le faire. Ses sourcils se froncèrent mais il fit lentement sa liste. « La présence d'un parent en ces terres, le cache œil qui lui facilité la vie, le rang qu'il avait acquis pour suivre les pas d'un autre, les rares moment passé avec les plus jeunes (beaucoup moins méprisant), et le fameux jour sur la plage. Puis... » Le printanier s'ébroua à nouveau, il n'arrivait pas à trouver d'avantage, ou tout du moins à en dire plus car il ne voyait plus vraiment de points positif. La voix reprit sans avoir parut s'être interrompus.

« En la recrachant, pense à tout ce qui est négatif, tout ce qui te blesse. Comme de l'angoisse, par exemple. C'est ce que je fais quand un des petits du clan a disparut ou que j'ai rencontré un chaton bizarre qui prétendait être mon oncle. »

« ...tu ne... pourras pas... me ranger dans un coin... je serais là... je rode avec le sang... »

L'élève fronça les sourcil puis se concentra sur la voix de l'estival, cependant, oppressé par la masse de l'eau sur ses flanc, il finit par bouger de nouveau d'une patte sur l'autre. Il eut soudain l'impression de faire un bien piètre élève et, gardant l'air en lui, il rouvrit un œil avant de le refermer, sachant que pour Elendë aussi, les choses n'étaient guère simple. Il en oublia un instant l'exercice puis se tança intérieurement à se recentrer sur l'exercice. Il tenta donc de se fixer sur la voix et inspira de nouveau, plus d'air entrant alors dans ses poumons, quelque chose différant du premier essaie. Puis il se bloqua, s'agita quelques instant avant de finir par s'immobiliser pour expirer lentement en plaçant toute chose néfaste dans l'air libéré. « Exemple paternel absent, malédiction d'un monde ravagé, soif de sang perpétuelle, mépris et moquerie, solitude permanente... » Les citer ainsi dans son esprit donna corps à se détermination, à l'envie de pouvoir gérer un peu mieux son addiction permanente contre laquelle il ne pouvait rien. Et étonnamment, il ne percevait plus l'appel entêtant de la soif, elle lui semblait comme voilé, affaiblit.

« Tu y arrivera, tu verra. »

Cet encouragement fut inattendu car depuis toujours il avait l'habitude des entraînements rudes et éprouvants durant lesquels les reproches et les remontrances fusaient. Il en fut un peu déstabilisé et ne parvint plus à inspirer autant que la seconde fois. Se voir encourager avec douceur était si étrange, si... chaleureux ?! Cette impression était pourtant bien vrai et lui fit ouvrit les yeux, les trois ! Il avait sentit les deux autre s'agiter sous le cache alors qu'habituellement ils restaient clos. « Qu'est-ce que c'est encore ? » Masquant rapidement son trouble, il s'ébroua avant d'émettre un rire embarrassé et de prendre un air un peu penaud, un fin sourire étirant ses babines sur un côté de sa gueule.

-Je crois que je me suis emmêle les pinceau quelque part, j'l'avais mais.. et bien je crois que cela m'a parut assez peu naturel comme façon de respire. Oh et, je repensais aussi à cette merveilleuse chasse aux mouettes... et à une magnifique chute improvisée ; cela lui tira un sourire taquin (inhabituel chez lui) et petit rire sans moquerie.

« Mais oui mais oui, dis plutôt qu'autre chose t'a déstabilisé ! Impossible, pas possible du tout même ! » La présence était positive oui mais au combien perturbante lorsque l'on avait l'habitude de garder des distance. La grotte sur la plage avait été un passage obligé et il avait été bien bête de ne pas s'en être aperçut et, maintenant voilà qu'il ne savait plus ou donner de la tête, ne parvenait même plus à effectuer un simple exercice. Qu'il était fort le grand gamma ! Cela le fit rire et oublier son malaise.

-Bon bon, excuses moi. Ta technique des « bonnes et mauvaises choses » est plutôt intéressante, et ça aide beaucoup ; durant un instant j'ai même perçut une faible différence. Cette envie que j'ai de tuer pour le sang... je.. j'ai eu l'impression que l'appel avait faiblit, bien qu'il n'ai pas disparut ; il marqua une pause. Comment arrives-tu à... à t'emplir ainsi de l'air que tu inspire ? J'ai l'impression d'un blocage, c'est... peu naturel comme je le disais.

Un peu plus à l'aise car concentré sur l'exercice, il bougea encore d'une patte sur l'autre, un tic qu'il lui faudrait corriger car cela n'aidait pas en étant dans l'eau. Sur un sol ferme cela lui permettait de se recentrer mais ici il perdait d'avantage ses appuis.
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Mer 11 Nov 2015 - 20:37

Elendë ne vit pas le trouble qu'il venait de causer au printanier, mais il sentait de petites vaguelettes venir vers lui et il sut qu'il bougeait. Inspirant profondément, mais pas dans le but d'un exercice, il poussa un long soupir avant d'ouvrir les yeux. L'eau n'était réellement pas son fort, décidément. Il vit alors le sourire embarrassé de Sama et haussa un sourcil. Qu'est ce qui le mettais encore dans cet état ? Le loup doré repassa ses paroles en tête et ne vit rien qui aurait pût gêner son ami. Avec une moue, il allait poser la question, mais le loup brun le devança.

-Je crois que je me suis emmêle les pinceau quelque part, j'l'avais mais.. et bien je crois que cela m'a parut assez peu naturel comme façon de respire. Oh et, je repensais aussi à cette merveilleuse chasse aux mouettes... et à une magnifique chute improvisée.

L'estival haussa un sourcil, regardant son ami sourire de cette manière. Et bien, et bien, on dirait que la relaxation faisait déjà un peu son effet. A l'unisson, il rejoignit le printanier et se mit lui aussi à rire légèrement. C'était vrai que respirer aussi profondément et contrôler ses poumons étaient peu naturel, comme il le disait si bien, mais ce n'était pas mauvais pour lui, au contraire. Le loup doré repensa alors à la première fois qu'il s'était mis à respirer ainsi et la façon dont il avait sentit ses poumons presque éclater sous la pression. Samarithin se remit à rire et pour une fois, Elendë se contenta de l'observer avec tendresse. Les oreilles penchés, tout comme la tête, avec un petit sourire. Puis il se rendit compte de la façon dont il l'observait. Il secoua la tête et fronça les sourcils. Il avait déjà regarder son ami tendrement, mais pas de cette façon-là. Troublé, il ne cessa pas de froncer les sourcils. C'est alors que les paroles du printanier le tirèrent de ses pensées :

-Bon bon, excuses moi. Ta technique des « bonnes et mauvaises choses » est plutôt intéressante, et ça aide beaucoup ; durant un instant j'ai même perçut une faible différence. Cette envie que j'ai de tuer pour le sang... je.. j'ai eu l'impression que l'appel avait faiblit, bien qu'il n'ai pas disparut.

Durant la pause de son ami, il en profita pour regarder le ciel. Le soleil était maintenant à son zénith et tapait dans les yeux du géant. Il souris. C'était bien ce qu'il voulait qu'il ressente, comme lui l'avait ressentit la première fois, avec sa mère. Sa douce mère... Comme il regrettait qu'elle ne soit pas à ses côtés en cet instant pour l'aider un peu. Il n'avait jamais été doué pour apprendre aux autres, pas même au louveteau. La seule chose dont il était réellement capable, c'était d'amour et pour lui, cela ne représentait rien. Il poussa un petit soupir, sentant la mélancolie devenir bien trop présente à son goût. Perdant malgré lui son sourire joyeux, il revint sur son ami et l'observa longuement. Il espérait pouvoir être à la hauteur du démon qui habitait Samarithin, il ne voulait plus que ce qui s'était produit dans la journée arrive à nouveau. C'était bien trop horrible, autant pour lui que pour le printanier. Et puis il risquait de sérieux ennuie, à vouloir ainsi tuer. Elendë se dit alors qu'il aurait pût y passer, lui aussi, mais l'idée ne lui avait pas traverser l'esprit une seule seconde, durant la démence du loup brun.

Perdu dans ses pensées, il entendit les paroles du printanier de loin. Les yeux dans les vagues, il ne réagit pas tout de suite. Puis il releva la tête, regarda Samarithin, un peu perdu. Il n'écoutait plus, il était partie bien plus loin qu'il ne l'aurait voulu. Sans le vouloir, ses traits s'étaient durcis et son sourire avait laissé place à un visage froid. Il inspira puis secoua la tête, demandant pardon à son ami avec un petit sourire forcé. Les vaguelettes qui arrivèrent sur son torse lui firent deviner que Samarithin venait encore de bouger. Il poussa un petit soupir et reprit l'exercice, pour son propre bien, toujours muré dans le silence.

Il inspira profondément l'air doux de la cascade, des effluves de fleurs de cerisier lui arrivèrent aux narines et un semblant de sourire revint caresser son visage. Il repensa à la douceur de sa mère, aux câlins de son père, à sa petite soeur. Puis il expire tout, doucement, le temps de penser à la maladie, aux disputes, puis à ses crises. Ses crises... Tellement de chose le hantait encore et si peu de personne le savait. Personne n'avait connaissance n'y de son enfance, ni même d'une partie de son adolescence. Il ferma les yeux et s'excusa platement :

“Excuse-moi, Samarithin, je me suis perdu dans mes pensées et de mauvais souvenirs sont remontés à la surface.”

Il rouvrit les yeux et lui sourit doucement, essayant de ne pas trop le déstabiliser, ou même l'effrayer. Puis il inspira à fond, plantant ses pupilles turquoises dans celle de son ami. Il lui intima d'un signe de la tête de l'accompagner. Il repensa à des moments joyeux, ceux qu'il avait vécu ici, d’abord, puis à ceux de dehors. Et il expira tout en fermant les yeux.

“Tu te débrouilles bien, même mieux que je ne l'aurais imaginer. Pour la respiration profonde, il faudra un peu de temps avant de t'habituer. Pour tout te dire, la première fois, j'ai faillis m’étouffer parce que j'ai inspiré par la bouche.”

Il se mit à rire avec lenteur, puis adressa un sourire tendre au printanier.
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Ven 13 Nov 2015 - 17:12

Le Gamma cessa tout mouvement, même lorsqu'il eut de nouveau l'envie irrésistible de danser sur ses pattes avant. Il devait faire un effort pour que la leçon soit concluante. Il devait brider son esprit comme lorsqu'il s’entraînait et ne devait s'appliquer qu'à une chose... Sauf que le regard que l'on posait sur lui en l'instant le déstabilisa. Il y avait trop de chaleur, trop de douceur dans ce regard, presque comme les yeux que sa mère posait sur lui en de rares occasion mais cette fois il y avait quelque chose de différent. La regard ne le quittait pas au bout de quelque secondes. Il ne se rendit compte que son souffle avait cessé que lorsque les yeux se détournèrent enfin pour se porter vers les cieux. Là, il inspira une goulée d'air qui sembla soudain lui redonner vie, pour un temps. Profitant un peu des quelque rayon du soleil, il baissa le museau vers l'onde étincelante, observant le fond de son œil unique. Il aurait pu être nostalgique s'il avait su ce qu'avoir deux yeux signifiait mais ce n'était pas le cas. Il ne remarqua pas le changement soudain de son professeur improvisé, ne vit pas son sourire s'étioler ni son regard sur lui, trop occuper à sonder le fond après avoir perçut un mouvement.

Puis lorsque ses babines finirent par toucher l'eau tant il se penchait, le loup brun eut un mouvement de recule de la tête. Il reporta son attention sur le loup massif en l'entendant s'excuser et haussa un sourcil en masquant son sourire. Un professeur pensif et un élève bien distrait mais, il faut dire que la leçon était toute différente. Il avait perçut comme un soupir de découragement aussi se tint-il tranquille, les oreilles bien droite. Il aurait bien voulut retirer la pièce de cuir mais après ce qu'il s'était produit ce n’était pas une si bonne idée et il relâche son souffle avec un brin de lassitude. Il ne voulut pas gâcher le silence qui s'installa ensuite et imita Elendë dans l'exercice, pour la durée d'un souffle.

“Excuse-moi, Samarithin, je me suis perdu dans mes pensées et de mauvais souvenirs sont remontés à la surface.”

Le concerné ouvrit un yeux pour observer attentivement l'estival dont il ne capta pas le regard lorsqu'il parla. Il ne comprenait pas vraiment pourquoi il s'excusait, rien jusqu'à maintenant ne méritait d'excuses de sa part ; cela aurait était d'avantage à lui d'en faire. « Chacun à sa propre face de noirceur et de douleur. » Il ne formula pas ses pensées en l'instant, pouvant enfin fixer le loup dans les yeux, et acquiesçant à l'invitation qui suivit. Levant le museau vers a voûte des arbres, il ouvrit la gueule pour inspirer à fond et penser à de nouveau point positifs. Le vent qui ne vieillissait pas et dont il pourrait toujours sentir la caresse, le ciel et son infinité qui ne se volatiliserait jamais non plus... Une présence proche... Ses flancs se gonflèrent un peu plus avant qu'il ne rende sa liberté à l'air emprisonné en lui. Il entrouvrit un œil lorsqu'une feuille lui frôla le museau pour finir par voguer paresseusement sur l'eau et de nouveau, la voix grave lui parvint.

“Tu te débrouilles bien, même mieux que je ne l'aurais imaginer. Pour la respiration profonde, il faudra un peu de temps avant de t'habituer. Pour tout te dire, la première fois, j'ai faillis m’étouffer parce que j'ai inspiré par la bouche.”

L'apaisement l'avait gagner et il pouvait même sentir ses muscle se décrisper grâce à cet exercice ; presque parvenir à se détacher de son corps. Intègre à nouveau, voilà ce qu'il ressentait en l'instant même si ses efforts ne donnaient pas encore le même résultat que sur Lours. Un mince sourire revint.

-Je sais pas si je parviendrait à le refaire en situation de crise mais ce qui est sur, c'est que je me sent pire qu'une grenouille, j'ai l'impression que si j'inspire trop je vais éclater ; il eut une légers rire. Je me mélange tout de même un peu bien que je sois habitué à prendre des coups et à devoir respirer autrement quand je faisais mes entraînement... Avoir l'odeur de son sang dans le nez c'est... c'est pas génial on va dire.

Il se forcerait tout de même à pratiquer cela lorsqu'il le pourrait, et si les occasions l’exigeaient. Il commençait à se demander si ses propres barrière n'avaient pas éloigner ceux qui auraient pu lui tendre la main en même temps que les autre. Samarithin regardait à présent ce loup massif à la fourrure de sable d'un autre angle. Cette force de la nature qui ne cessait de sourire... et de le surprendre. « Ta vraiment peur de rien hein Lours ? » Il ferma les yeux et secoua doucement la tête de droite et de gauche, plus déconcerté que mécontent.

-Tu sais Elen', tu ne me devais pas d'excuses, on a chacun nos propres démons et nos propre souci puis... ; il fut interrompu par le grondement sourd de son estomac. Ah... c'est vrai que j'ai raté mon déjeuné moi n'est-ce pas monsieur le géant ?

Ce fut un sourire amusé qui l'emporta sur ses babines et il en oublia l'eau qui les cernait toujours.
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Dim 22 Nov 2015 - 15:14

-Je sais pas si je parviendrait à le refaire en situation de crise mais ce qui est sur, c'est que je me sent pire qu'une grenouille, j'ai l'impression que si j'inspire trop je vais éclater.

Elendë aperçut le sourire sur le visage de son ami et lui rendit, se sentant un peu mieux. Il comprenait ce que son ami voulait dire ; un exercice de respiration demandait de la concentration et du mal, ors, en période de crise, Samarithin n'avait rien d'un être calme. L'estival poussa un énième petit soupir en se demandant ce qui pourrait être le plus efficace pour son ami. Il y avait tant de méthode diverses et variées qu'il ne savait même plus quoi lui enseigner. Si il avait décider de commencer par celle-ci, c'est parce que c'était bien l'une des plus simples à réaliser ; même en marchant ou en courant, on pouvait se l'approprier. Chacun était maître de ses émotions et dans cet exercice, personne ne pouvait exorciser vos démons, à part vous-même. Le rire léger du printanier eu le don de remettre les pieds sur terre à Elendë, qui sourit chaleureusement à son ami.

- Je me mélange tout de même un peu bien que je sois habitué à prendre des coups et à devoir respirer autrement quand je faisais mes entraînement... Avoir l'odeur de son sang dans le nez c'est... c'est pas génial on va dire.

L'ours grimaça. Il était clair qu'inspirer avec le nez en sang n'était pas une perceptive génial et donc, pas conséquence, le loup doré reconsidéra son exercice. Il devait trouver un autre moyen pour aider le gamma printanier. Les sourcils froncés, il repassa en vitesse touts les exercices qu'il avait en stock. Il rejeta certain de manière direct car il ne correspondait pas à ce qu'il cherchait. Puis il vit le printanier secouer la tête, les yeux clos. Le doré releva les oreilles et se fit attentif.

-Tu sais Elen', tu ne me devais pas d'excuses, on a chacun nos propres démons et nos propre souci puis... L'estomac de Samarithin venait de s'exprimer, haut et fort. Elendë dévoila ses crocs blancs et rit à gorge déployé. Ah... c'est vrai que j'ai raté mon déjeuné moi n'est-ce pas monsieur le géant ?

Les bruits de la cascade était maintenant couvert par le rire bruyant et joyeux de l'énorme loup doré, qui cessa quand il entendit son surnom. Alors comme-ça, il était « monsieur le géant » ? Il réfléchit à une pique bien placé quand son estomac se mit lui aussi à gronder. Il lança un regard remplit d'amusement à Samarithin et haussa les épaules. Il s'étira de ton son long, puis se dirigea vers la sortit. Ses pattes se posant enfin sur la terre ferme, il se secoua, éclaboussant d'eau l'herbe alentours.

« D'accord, d'accord, cette fois-ci tu gagnes un point. »

Il ne se retourna pas pour sourire à son ami, l'amusement s'entendait dans sa voie rauque. Il se coucha dans l'herbe et décida de s'y rouler, faisant pendre sa grosse langue rosée. Les oreilles en avant, les quatre pattes en l'air et un sourire mesquin sur le visage, il demanda en murmurant :

«  Alors comme-ça je suis "monsieur le géant" ? »

Puis il se releva, ses poils ébouriffés le rendant deux fois plus imposant qu'au départ. Faisant taire son rire d'enfant au plus profond de lui, il tenta du mieux qu'il put de garder son air mesquin et son regard enjôleur. Il s'approcha en quelques pas de Samarithin, se retrouvant à seulement quelques centimètres de lui. Soudain, toute trace de sérieux disparurent et il éclata de rire. Il sourit comme un gamin en demandant :

« Bon, alors, t'as faim ou pas, au final, parce que moi... Je mangerais bien une mouette ! »

Et il rit, d'un rire enfantin et plein de bonnes ondes. Le soleil était à son zénith et il se dit que si toute les journées étaient ainsi, il ne voulait les passer qu'avec Samarithin. Il se retourna et inspira profondément, attendant une réponse de son ami, un sourire collé sur les babines.
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Lun 30 Nov 2015 - 14:35

Le rire du géant emplit les lieu et noya les remous de la chute d'eau. Il avait toujours entendu les rires des autre de loin et devait bien avouer qu'y participer était agréable, c'était même assez grisant et d'autant plus avec quelqu'un qui ne le regardait pas de haut et qui ne le fuyait pas non plus. Le Gamma eut un sourire bêta avant de le perdre au grondement mécontent venant tout droit du ventre d'Elendë ; ce qui n'eut d'autre résultat que de dévoiler d'avantage ses crocs en un second sourire. Baissant les yeux sur sa propre truffes et sentant son masque ce fissurer à nouveau pour laisser voir ses émotions, Samarithin s'ébroua dans un clapotement d'eau. « Bené ! Tête de moineau ! Arrête de sourire non de non ! » Il l'observa s'étirer, se tançant mentalement et se rabrouant d'avoir laisser la porte s'ouvrir, une porte qu'il ne pouvait même plus fermer. Il fut presque prêt à bondir à sa suite vers la berge mais il se refréna et se força à faire calmement à aller vers la berge. Cette eau là au moins ne formerait pas une croûte de sel ! A deux pas de la rive il ne pu cependant pas résister à l'envie de bondir sur le sol ferme, ses priorité chassé au loin. Pourtant, au fond de lui, il y avait une partie de sa personne qui aurait volontiers botté des fesse poilus. « Il est beau le guerrier ! » Ses griffes grattèrent la terre avec un plaisir qui découla ses crocs.

« D'accord, d'accord, cette fois-ci tu gagnes un point. »

Son œil valide se plissa tandis que son sourire s'agrandissait... encore. Puis, voyant l'estival s'ébattre dans l'herbe il senti un couinement d'envie poindre au fond de sa gorge, couinement qu'il stoppa à moitié en s'étouffant. Il coula un regard au loup couleur de sable, ses pattes antérieur trépignant et malaxant la terre qu'il foulait en signe d'impatience tandis que sa queue aussi le trahissait, s’agitant pas. « Traite de corps ! » Ce ne fut qu'en entendant les mots murmurer qu'il arrêta un instant de bouger.

«  Alors comme-ça je suis "monsieur le géant" ? »

Son œil s'écarquilla, ce loup était encore plus imposant ainsi, le poil humide et rendu plus volumineux par son passage dans l'herbe, il eut presque envie de rire mais se retint comme l'autre approchait. Charmeur et une lueur de malice dans le regard. Intérieurement, il s'interrogea, se demandant ce qu''Elendë pouvait bien préparer... avant de rentrer dans son jeu lorsqu'il ne fut plus qu'à une faible distance de lui. Il se fit intimidé et, un brin effarouché, chose qui l'étonna lui même. Il refrénait son rire mais celui d'Elen' fut la goutte d'eau et il se joignit à lui, se calmant ensuite lentement.

« Bon, alors, t'as faim ou pas, au final, parce que moi... Je mangerais bien une mouette ! »

Il ne répondit pas de suite en le voyant se tourner, il avait faim, même plus que fin mais il venait d'être saisit d'une idée, un idée qui fit s'agiter follement sa part sérieuse. « Non non ! Tu ne peux pas faire ça, ce n'est pas descend, ce n'est pas... Tu ne peux pas... » Avec un grand sourire, un bout de langue dépassant, il s'accroupit derrière le loup, ce serait facile, ce serait aussi inhabituel de sa part mais il venait de lui en donner l'idée et... l'herbe le tentait vraiment. La séance l'avait requinqué et, quand il pensa que l'autre ne se doutais de rien, il bondit, se glissa sous son torse avant de prendre appuie sur ses postérieurs pour le soulever en partie. La tête sous le menton de l'estival, il eut un regard malicieux suivit d'un rire avant qu'ils ne basculent vers l'herbe. Le regard pétillant de joie, il roula un peu plus loin. Plus tard, il se rabattrait les oreilles pour sa conduite si peu sérieuse. Un petite voix l'avait simplement incité à se lâcher un peu, à s'amuser un peu avec une personne en qui il avait à présent confiance.

-Mais je gagne toujours voyons ! Réussit-il a dire quand il retrouva son souffle. Et oui, je trouve que ça te va bien "Monsieur le Géant", t'es plus grand que moi !

Il ne pus empêcher un clin d’œil de lui échapper en observant Elen'. Puis il ferma les yeux et s'emplit du calme et des odeurs légères des lieux, un calme apaisant, un décors bien choisis et qui l'avait, même s'il ne se l'avouer pas vraiment, familiarisé un peu plus avec l'eau. Gueule entrouverte, il roula sur le flanc avant de se redresser à demi, son sérieux reprenant peu à peu sa place.

-Si j'ai faim ! Et comment ! Je pourrais avaler n'importe quoi, mouettes et plumes comprises ; déclara-t-il avec un dernier sourire amusé.
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Jeu 24 Déc 2015 - 13:53

Alors qu'il allait pour trouver des proies à chasser, il ne sentit plus la présence de Samarithin derrière lui. Intrigué, Elendë tourna la tête mais il eu à peine le temps de le faire qu'une masse se glissa sous lui, avec une telle vitesse qu'il n'eut pas le temps de réagir. Comprenant soudainement qu'il était victime d'une farce de son ami, un grand sourire s'étala sur son visage et il ne put s'empêcher de lâcher un rire joyeux. Et bien, voilà qui était nouveau pour le printanier : jouer ainsi n'était en rien dans ses habitudes. Il sentit alors des pattes sur son ventre et quand Samarithin le leva, il fit mine de tomber comme une souche, alourdissant son poids. Mais le printanier ne se laissa pas faire et il se déroba, roulant un peu plus loin sur l'herbe. Elendë tomba à la renverse sans pouvoir se rattraper et sa tête heurta durement le sol. Un peu sonné, il resta dans cette position quelques secondes. C'est le rire de son partenaire qui le sortit de sa transe ; il releva la tête et l'observa.

Il fit même plus que l'observer, il l'admirait. Il admirait son sourire et ses yeux qui pétillaient de joie, il admirait son pelage trempé qui luisait au soleil, il admirait son air et ses mouvements. Il l'admirait tout entier. Se rendant compte qu'il avait un sourire attendrit sur le visage, il secoua la tête et se leva d'un bond, prêt à repartir pour la chasse et l'aventure. Quoique l'aventure, ils l'avaient déjà bien vécus, aujourd'hui. Une bouffée d'angoisse le saisit alors : et si le loup qui avait perdu la moitié de sa nuque revenait avec toute une armée, cette fois ? Elendë inspira profondément. Cette pensée soudaine n'était pas la bienvenue. Maintenant qu'il avait réussi à détendre son ami, il fallait aussi qu'il se détende lui.

-Mais je gagne toujours voyons ! Et oui, je trouve que ça te va bien "Monsieur le Géant", t'es plus grand que moi !

Le sourire d'Elendë se fit encore plus grand que tout à l'heure, laissant dépasser ses crocs blancs. Ah, alors c'était ainsi, il avait réellement envie de jouer. Le loup-ours hocha la tête avec politesse, mais dans sa tête se tramait tout autre chose. On verrait bien qui gagne toujours, quand l'Estival aura reprit le dessus. C'est avec un sourire charmeur qu'il s'assit dans l'herbe, écoutant les bêtises de Samarithin. Il était vrai que Elen' était un loup plutôt imposant, autant par sa hauteur que par sa fourrure abondante. Jamais encore on ne l'avait traité de géant, cependant. D'ours, de Grand-Ours, même, ou parfois de Grosse énergumène, mais jamais de géant. C'est avec le sourire aux lèvres qu'il répliqua :

- C'est bien pour cela que la prochaine fois, ce sera moi qui gagnera.

Il fit un mouvement avec ses sourcils, ce qui s'accorda bien avec le clin d’œil de son partenaire. Elendë ne put empêcher un rire rauque, aussi sincère que nouveau. On aurait une sorte de gloussement, à la limite du ricanement. Une sorte de "huhuhu" que font si bien les femelles quand elles ont envies de charmer. Il s'arrête directement, laissant un regard ébahit à son ami avant d'éclater de nouveau de rire, ses yeux se plissant, formant de petites rides aux coins de ses yeux. Il rit tellement fort qu'il manque d'air. Il s'arrête, les larmes aux bords des yeux.

- Je ne sait pas ce que c'était, mais c'était bizarre.

Puis il inspira profondément puis pencha la tête sur le côté :

- Ça te dit, un petit tour à la plage ? Il prend une pause avant d'argumenter : Il est encore tôt et si on se dépêche un peu, on pourra y passer toute l'après-midi.

Il offrit un grand sourire au printanier, histoire qu'il craque pour de beau, puis bas des cils. Il se releva d'un bond, prêt à partir. Son ami ne pouvait pas lui dire non, après tout. Comment refuser une après-midi à la plage, à la chasse aux mouettes ?
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Ven 8 Jan 2016 - 21:25

Le printanier, tout à cet instant de détente, en avait oublier jusqu'à sa plus grande sévérité, il avait délaissé son aspect rigoureux. A présent, il inspirait juste un air qui lui semblait plus léger et qui, chargé de fragrance fleuris, lui faisait oublié les sobres instant. Ainsi ne remarqua-t-il rien du comportement de son compagnon, ne perçut-il pas sont regard posait sur lui. Il ferma les yeux et en lui, quelque chose qui tournait à plein régime commença à ralentir puis s’arrêta soudain et le laissa dans une paix étrange dans laquelle il percevait néanmoins la présence du grand loup sable. Mais même dans ce silence, une vois lui parvint, et elle était étrangement claire et puissante.

« Tu es une arme soldat, nous sommes uns et un jours tu sauras qu'elle est notre utilité... de part le sang qui est le notre. »

Un frisson le parcourut tandis qu'il revoyait, enfant, les images d'un monde dévasté et le dos d'un père qui s'éloignait un peu plus à chaque pas. Ce destin qui l'avait éloigné d'une figure paternelle pour, malgré tout, le remettre dans les traces de celui-ci. Il devrait peut être régler le problème survenu plus tôt, de façon plus pacifique cette fois-ci et sans se laisser contrôler par son propre démon intérieur. Son œil se rouvrit sur un ciel d'azur alors même que les paroles de l'estival l'atteignaient et qu'il recouvrait lentement ses esprit.

« C'est bien pour cela que la prochaine fois, ce sera moi qui gagnera. »

L'étrange rire que produisit le mâle manqua le faire pouffer à son tour, ses joues se gonflèrent alors même qu'il tentait de ne pas en rire. Ce loup était bien le seul à parvenir à le faire rire ainsi. Et ce.. et ce rire, il l'entendait encore à ses oreilles, ce qui fut suffisant pour que son rire se joigne à celui d'Elendë et qu'il finisse par manquer de souffle. Hoquetant et observant le loup qui, les larmes aux yeux, venait aussi de s'arrêter. « Bizarre ?! Bien plus que bizarre, mais tellement étonnant que s'en est même amusant.»

-Bizarre dis-tu ? J'ai plutôt trouvé cela amusant bien que quelque peu étonnant de la part de Messire Roi des fauves.

Lui même ne pensait pas pouvoir émettre un tel son mais il y a peu, il se croyait tout aussi incapable de rire ou d'agir comme un adolescent. Le Gamma se roula de côté et, se relevant souplement, s'ébroua pour ébouriffer sa fourrure. Cela fait, il se sentit plus léger et prêt pour ce qui suivrait.

« Ça te dit, un petit tour à la plage ? Il est encore tôt et si on se dépêche un peu, on pourra y passer toute l'après-midi. »

Proposition alléchante et qui, toute aussi anodine soit-elle, les éloignerait d'autres problèmes potentiels. Comment dire non à une telle offre ? Comment repousser encore une amitié ainsi proposer, un instant de partage ? Et surtout, comme dire non à un visage souriant auquel on s'était déjà trop ouvert ? Impossible, tel était le mot. Il était allé trop loin sur ce chemin et, revenir sur ses pas ne donnerait rien de bon. L'inconnu l'attendait et, comme un nuage d'orage chasser par le vent, il céda. Comme en réponse, il cru même discerner un battement d'aile qui lui tira un sourire et lui fit plisser un œil malicieux.

-Si cela me dit ? Et comment voyons, l'air marin, le sable et ces affreuses petites créatures à pince me manquaient. Tu n'aurais pas pu proposer mieux comme endroit. Y allons nous ?

Mais comme on dit souvent, le naturel le rattrapa au galop et l'empêcha de se mettre à trépigner sur place ou de lancer un défis à l'estival pour se mettre ensuite à courir. « De la tenu voyons ! Ou diable sont donc tes manières ? »
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Sam 23 Jan 2016 - 22:59

-Si cela me dit ? Et comment voyons, l'air marin, le sable et ces affreuses petites créatures à pince me manquaient. Tu n'aurais pas pu proposer mieux comme endroit. Y allons nous ?

Heureux que son ami accepte sa proposition, Elendë fit battre sa queue poilue dans l'air. Un sourire sur les babines, il se rapprocha de lui, attendant son signal pour qu'ils prennent la route. Il fallait partir tout de suite, si ils voulaient être rentrés avant la nuit. Et puis au pire, ils trouveraient bien un endroit ou dormir et resterait sur place, si jamais. Cette perspective plaisait bien à l'estival. Il avait besoin de changer d'air et de faire autre chose de ses journées. Ce n'est pas les enfants qui l'embêtait, c'était plutôt le fait qu'ils lui rappelait sans cesse le chaton tigré. Poussant un soupir, il perdit de sa couleur et de son sourire.

Ses yeux se firent un tantinet plus brillant. Une boule se forma dans sa gorge et il comprit que la fatigue commençait à jouer séverement avec ses nerfs. Il inspira profondément, essayant de cacher les tremblements qui se faisait. Le vent frais du printemps vint souffler dans ses poils et il en profita pour mettre en marche sa relaxation bien à lui. Il s'assit sur l'herbe, ferma les yeux et inspira profondément, se visualisant au prêt de ses parents, comme quand il était petit. Immédiatement, ses muscles se détendirent et il se sentit mieux. Cette technique n'était pas donné à tout le monde, car certains souvenirs du passé faisait souffrir beaucoup de personne.

Les yeux ouverts sur son ami, il lui offrit un nouveau sourire. Après ces longues minutes de silence, il ne su que dire, alors il se leva et s'étira. Baillant, il leva la tête vers le ciel, observant le ciel qui était maintenant bien à son zénith. Peut-être serait-il temps d'y aller ? Aussi le proposa-t-il au printanier.

- Bien, allons-y de ce pas, alors. Prenons nous des baies à grignoter, le temps d'arriver là-bas, sinon nous aurons le droit à un concert d'estomac.

Il sourit de nouveau à Samarithin avant de se mettre en route. Il avait hâte d'arriver là-bas et de pouvoir respirer le grand air. Il se voyait déjà riant et courant après les mouettes. L'émotion lui montant au coeur, il sourit plus tendre à l'attention du printanier. Cette journée se finirait bien, il en était persuadé.
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Mar 9 Fév 2016 - 15:16

Quelque chose dans l'attitude de son compagnon venait soudainement de changer, il lui sembla qu'il devenait plus terne et que son regard s'assombrissait. Il se demanda si ce n'était pas ce qui l'avait tourmenté précédemment mais en ce cas il ne pouvait guère intervenir, il pouvait juste tâcher d'être à disposition du géant s'il souhaitait parler. On ne se débarrassait pas de souvenir déplaisant et il le savait bien, lui qui ressassait sans cesse l'abandon paternel. Son œil valide fixa le ciel qui apparaissait par morceaux entre le feuillage épars des arbres. Les mots ne pouvaient pas grand chose en ces conditions. Cette virée sur la plage s'avérait d'autant plus importante à présent, ils avaient tout deux besoin d'un bon changement d'air, d'une bonne bouffée d'air marin. Quand son regard se reporta sur celui d'Elendë, il sut qu'il venait de retrouver un peu de contenance et que sa séance de relaxation avait fait effet. Mais son bâillement fut contagieux et il furent bientôt deux dans le même cas, il était plus que temps.

"Bien, allons-y de ce pas, alors. Prenons nous des baies à grignoter, le temps d'arriver là-bas, sinon nous aurons le droit à un concert d'estomac."

L'évocation des baies lui tira un sourire et lui rappela l'une de ses rencontre. C'était une excellente idée et il trouva bien vite de grandes feuilles duveteuse un peu plus loin, ce serait parfait pour l'utilisation qu'ils en aurait. Ne restait plus que les baies et il avait déjà sa petite idée, plus loin sur le chemin. Il n'était peut être pas un grand amateur de baies mais tant qu'il ne devait pas en ingérer quotidiennement cela irait et lui rappelait même le souvenir de l'une de ses autre rencontre. Son regard sourit pour lui à se rappel et il s'éclaira un peu plus.

-Excellente idée mais laisses moi juste le temps de ramasser de quoi nous garder sur pattes, je n'aimerais pas que quelqu'un puisse nous suivre aux bruits de nos estomacs grondant, ce serait très... très gênant hahaha !

Sur quoi ils commencèrent à s'éloigner puis le printanier fit halte en reconnaissant les arbres à baies, pousses épineuse et feuillages gris-vert. Les grappes de baies orangés étaient bien visible et il dû faire preuve d'astuces et d'agilité pour cueillir ces dernière et en amasser un petit tas au milieu des feuilles. Quand il le jugea suffisant pour deux ventres affamés il s’arrêta et regarda en souriant l'estival.

-Voici qui devrait nous suffire le temps d'arriver et de faire une frayeur à de vieux amis emplumé. Nous avons suffisamment tarder d'ailleurs.

Refermant précautionneusement les feuilles en une petite bourse hermétique, Samarithin se remit en route avec l’estival. Il pouvait presque sentir l'air marin et cela lui fit d'ailleurs forcer l'allure. Du changement, ce serait bien.


Rp terminé
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